"En France, le djihadisme se projette contre l’école", estime le chercheur Hugo Micheron

Le chercheur en sciences politiques et spécialiste du jihadisme Hugo Micheron et la journaliste et essayiste Caroline Fourest (magazine Franc-Tireur). ©Maxppp - Daniel Fouray / Fred Dugit
Le chercheur en sciences politiques et spécialiste du jihadisme Hugo Micheron et la journaliste et essayiste Caroline Fourest (magazine Franc-Tireur). ©Maxppp - Daniel Fouray / Fred Dugit
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Le chercheur en sciences politiques et spécialiste du jihadisme Hugo Micheron et la journaliste et essayiste Caroline Fourest (magazine Franc-Tireur). ©Maxppp - Daniel Fouray / Fred Dugit
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La journaliste Caroline Fourest et le chercheur Hugo Micheron reveinnent sur l'attaque au couteau vendredi à Arras. Un enseignant est mort, tué par un jeune homme radicalisé.

Avec
  • Caroline Fourest Écrivain, journaliste
  • Hugo Micheron Enseignant-chercheur en sciences politiques rattaché au CERI, maître de conférence à Sciences Po, spécialiste du Moyen-Orient.

Un professeur de français Dominique Bernard  a été poignardé à mort vendredi à Arras (Pas de Calais) par un jeune homme fiché pour radicalisation. L'attaque est l'oeuvre d'un homme d'une vingtaine d'années, fiché pour radicalisation (fiché S) donc étroitement surveillé par les services français.

Caroline Fourest, directrice éditoriale du magazine "Franc-Tireur" :

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"Dans le monde dans lequel on est, la désinformation peut tuer, de même que les accusations d'islamophobie peut tuer. C'est la désinformation qui a tué Samuel Paty. Une élève qui n'a pas assisté à son cours a dit partout que les élèves musulmans avaient été ciblés.

Concernant l'attaque à Arras, on est en train de parler d'un djihadiste qui était repéré, fiché, qui n'a pas été arrêté à temps, il vivait dans une famille particulière. Il s'est senti de pouvoir aller poignarder un professeur. Sur ça on peut agir, il suffit d’arrêter de penser que l’école laïque est islamophobe."

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Hugo Micheron, chercheur en sciences politiques, spécialiste du djihadisme, enseignant à Sciences Po :

"Il n’y a pas de djihadisme par intermittence. Il y a des dynamiques, qui existent depuis 30 ans. Depuis deux trois ans, on est plutôt dans un flux de marée basse, mais avec des mutations très fortes. En France, le djihadisme se projette contre l’école, il participe d’une offensive contre l’Éducation nationale qui est perçue comme le cœur, le fondement et le symbole de la République qu’il faut mettre à terre pour les djihadistes.

On voit bien qu'il est dans un environnement extrêmement radicalisé à plusieurs niveaux dans sa famille. Cette une mutation de cellule terroriste vers des cellules familiales, que l'on a vu s'opérer avec Daesh."

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