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Jean-Marc Daniel, économiste, auteur de “Histoire de l’économie mondiale. Des chasseurs-cueilleurs aux cybertravailleurs” (Tallandier) ©Maxppp - Vincent Isore/IP3 PRESS
Jean-Marc Daniel, économiste, auteur de “Histoire de l’économie mondiale. Des chasseurs-cueilleurs aux cybertravailleurs” (Tallandier) ©Maxppp - Vincent Isore/IP3 PRESS
Jean-Marc Daniel, économiste, auteur de “Histoire de l’économie mondiale. Des chasseurs-cueilleurs aux cybertravailleurs” (Tallandier) ©Maxppp - Vincent Isore/IP3 PRESS
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Résumé

Jean-Marc Daniel, économiste, professeur émérite à l'ESCP Europe, auteur de “Histoire de l’économie mondiale. Des chasseurs-cueilleurs aux cybertravailleurs” (Tallandier, 2021)

avec :

Jean-Marc Daniel (économiste, professeur émérite à l'ESCP Europe).

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Que pense-t-il de la reprise économique annoncée après le Covid ? "Je suis assez optimiste, simplement il faut bien avoir conscience que c'est un effet de rattrapage, un effet mécanique", rappelle l'économiste. "Le véritable enjeu dans ce qui vient de se passer, c'est de savoir à partir de quel moment une économie, un pays, va retrouver son niveau de production du dernier trimestre de 2019. À partir de ce moment-là, on va retrouver une dynamique qui sera celle de l'année 2019. Mais il y a un effet d'inertie : l'économie française a une croissance potentielle, une croissance moyenne de long terme entre 1 et 1,5 %, qu'elle va retrouver après les 6,5 % de cette année."

Il estime qu'on va retrouver "les problèmes qu'on avait en 2019" : "Même si le chômage recule, le taux de chômage reste beaucoup plus élevé que celui de nos partenaires. Et surtout, nous avons un déficit extérieur qui est considérable !"

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"L'État répercute ses échecs sur l'ensemble de la population"

Libéral assumé, Jean-Marc Daniel s'inquiète d'un État qui serait plus souvent "prédateur que protecteur". "L'État, quand il se lance à la fois dans la production et dans la volonté de protéger, subit assez vite des échecs, et il est obligé d'en répercuter les conséquences sur l'ensemble de la population, sous forme de prédation : immédiate sous la forme d'impôts, différée sous la forme d'un endettement qui conduit à de futures hausses d'impôts."

"On est dans un plan de communication, déjà parce que le budget examiné en ce moment ne sera jamais appliqué", regrette l'économiste en évoquant les annonces d'Emmanuel Macron sur la relance. "On est à six mois de l'élection présidentielle, donc on est dans la phase où l'on fait énormément de promesses. Ce qui est frappant, c'est que le "quoi qu'il en coûte" s'est transformé en moyen de faire une campagne électorale. Les candidats, les uns et les autres multiplient les propositions de dépenses et les propositions de réduction des recettes."

"Lancer 30 à 50 milliards d'euros d'investissement public, ça supposerait d'avoir une vraie vision de ce qu'on veut en faire", estime-t-il. "Et ça supposerait que l'expérience historique qu'on a des actions de l'État soit plutôt positive. Or c'est loin d'être le cas."

Références

L'équipe

Eric Delvaux
Eric Delvaux
Éric Delvaux
Production
Carine Bécard
Carine Bécard
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Production