Franck Riester dans le studio de France Inter le 1er octobre 2022
vidéo
Franck Riester dans le studio de France Inter le 1er octobre 2022 ©Radio France
Franck Riester dans le studio de France Inter le 1er octobre 2022 ©Radio France
Franck Riester dans le studio de France Inter le 1er octobre 2022 ©Radio France
Publicité

Invité du grand entretien de 8h20 : Franck Riester, ministre délégué auprès de la première ministre, chargé des relations avec le Parlement.

Avec
  • Franck Riester Ministre délégué chargé des relations avec le Parlement

C'est le principal dossier de cette fin d'année, et son calendrier s'accélère : la réforme des retraites fera l'objet d'une concertation pendant trois mois maximum, à l'issue desquels il y aura un projet de loi qui devra être présenté en début d'année prochaine, pour une entrée en vigueur l'été suivant. Une concertation au pas de course qui sera suffisante, pour le ministre délégué : "Les choses vont être sur la table, les différents sujets attendus. La question du financement, de la pénibilité, des carrières longues, de transition emploi/retraite, d'équité entre régime général et régimes spéciaux."

"Nous serons ensemble avec Olivier Dussopt pour rencontre les différents groupes parlementaires, une fois que la Première ministre aura reçu chaque président de groupe, très bientôt. Ces sujets seront discutés, et on en fera le bilan avant Noël", assure Franck Riester.

Publicité

Quid du principal point d'accrochage, l'âge de départ à la retraite reporté "à 65 ans en 2031" ? "C'est l'engagement du président de la République dans sa campagne", rappelle son ministre délégué. "Ça a été, d'une certain façon, débattu et tranché aux élections présidentielle et législatives", estime-t-il, laissant de côté le contexte particulier du second tour de la présidentielle face à Marine Le Pen, et le fait qu'Emmanuel Macron n'a pas obtenu de majorité absolue lors des législatives.

"On ne va pas présager de la fin d'une discussion au moment où on ouvre la discussion."

Une absence de majorité qui oblige le gouvernement à passer par une phase de concertation, que Franck Riester présente comme un "choix du dialogue et de l'ouverture", pour "discuter avec les partenaires sociaux et les différentes forces politiques, pour essayer de trouver un texte de partage, un texte partagé par toutes et tous." Quitte à bouger sur l'âge de départ ? "On ne va pas présager de la fin d'une discussion au moment où on ouvre la discussion."

Pour autant, cette réforme est un passage obligé, selon la majorité : "Personne ne peut dire qu'il a été pris par surprise avec cette réforme. On sait que c'est une réforme difficile, on sait que les gens n'ont pas spécialement envie de travailler plus longtemps, on le comprend et on l'entend. Pour autant, on sait que pour l'intérêt du pays, de nos enfants et de nos petits-enfants, il est essentiel d'avoir un volume de travail plus important."

Un point de vue qui n'est pas partagé par tous, puisqu'il ne fait pas consensus chez les économistes ni chez les représentants de l'opposition. La France insoumise, notamment, "ne veut pas participer à ces concertations", dit Franck Riester. "Ça ne nous étonne pas : ils sont dans une volonté du désordre, de l'obstruction, du refus quelque part du fonctionnement démocratique. Dont acte."

L'équipe

Carine Bécard
Carine Bécard
Carine Bécard
Production
Eric Delvaux
Eric Delvaux
Éric Delvaux
Production