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Jean-François Copé, maire de Meaux ©AFP - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT
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Résumé

Le maire "Les Républicains" de Meaux, ancien ministre du budget sous Jacques Chirac, est l'invité d'Éric Delvaux.

avec :

Jean-François Copé (Maire LR de Meaux).

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Jean-François Copé, membre des Républicains, appelle à faire élire un maximum de députés de son parti aux élections législatives. Selon lui "la donne est différente" par rapport à l'élection présidentielle. Les élections des 12 et 19 juin "ont trait à la dynamique du territoire, à la personnalité du candidat. Dans beaucoup de circonscriptions, nous présentons des élus locaux, qui ont une vraie expérience professionnelle et ils ont face à eux des gens qui sont souvent parachutés, assez inconnus et qui n'ont pas d'autre chose à raconter que l'étiquette qu'ils représentent", estime l'ancien ministre du budget sous Jacques Chirac. "Je pense que les Français ont envie de voir autre chose, il y a peut-être un chemin de ce côté-là", poursuit-il.

Un début de second quinquennat Macron "illisible"

"Le début du nouveau quinquennat est assez illisible", selon Jean-François Copé. "Les Français sont en attente d'un discours beaucoup plus clair en matière de sécurité d'une part, et d'autre part de réformes lisibles, compréhensibles et partagées."

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"Ce qui me gène, c'est l'ambiguïté sur le fond" du programme d'Emmanuel Macron, ajoute-t-il, en prenant l'exemple de la réforme des retraites. "Quelle réforme va-t-il faire ?", s'interroge-t-il. Le maire de Meaux critique également la réduction du "nombre d'élus" et la "réduction drastique des budgets locaux". "Je suis quand même obligé de vous dire que tout ce qu'il dit est le contraire de ce qu'il fait", assène-t-il.

"Conseil national de la refondation" ? Un remake du grand débat

Sur le nouveau "Conseil national de la refondation" annoncé par Emmanuel Macron dans la presse régionale ce 4 mai (chargé de réfléchir aux grands thèmes d'actualité (écologie, pouvoir d'achat) et regroupant forces politiques, associations et citoyens tirés au sort) : "C'est un remake du grand débat qu'il a inventé après les gilets jaunes", déclare Jean-François Copé, sceptique. Là encore, il note une différence entre les annonces et les actes. " Quand [Emmanuel Macron] a vu les propositions du tirage au sort, il n'en a retenu aucune. Cette démagogie me gène beaucoup. C'est pour ça que je pense qu'LR a une vraie mission dans cette affaire. On a pris un gros choc avec la présidentielle, mais il y a derrière tout ça des hommes et des femmes qui ont une expérience de terrain ", réitère-t-il.

Il souhaiterait qu'en fonction du résultat aux législatives, et notamment si "les députés de Monsieur Macron n'étaient pas majoritaires dans le pays", une voix LR émerge au sein du gouvernement, "pour faire tout ce que ce gouvernement ne fait pas", notamment en matière de "sécurité". "La première chose que les Français attendent de leur gouvernement, c'est qu'il les protège", ajoute-t-il encore. Il considère que la sécurité "est un sujet trop tabou dans le débat public national".

Références

L'équipe

Eric Delvaux
Eric Delvaux
Éric Delvaux
Production
Eric Delvaux
Eric Delvaux
Éric Delvaux
Journaliste
Mathilde Khlat
Collaboration