Épidémie de bronchiolite : "Il faut faire rentrer tout de suite des personnels et de l'argent dans l'hôpital"

Le Professeur Stéphane Dauger était l'invité de la matinale de France Inter samedi 5 novembre.
Le Professeur Stéphane Dauger était l'invité de la matinale de France Inter samedi 5 novembre. ©Radio France
Le Professeur Stéphane Dauger était l'invité de la matinale de France Inter samedi 5 novembre. ©Radio France
Le Professeur Stéphane Dauger était l'invité de la matinale de France Inter samedi 5 novembre. ©Radio France
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Agnès Firmin-Le Bodo, ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, et le Professeur Stéphane Dauger, chef de service de réanimation pédiatrique à l’hôpital Robert Debré à Paris, membre du collectif inter-hôpitaux, étaient les invités du week-end de France Inter ce samedi.

Les services de pédiatrie sont surchargés en raison de l'épidémie de bronchiolite, particulièrement importante cette année. "En 2019, l'année où l'épidémie a été la plus sévère, en Ile-de-France, nous étions à 23 transferts à la fin de l'épidémie. Aujourd'hui, nous en sommes déjà à 35", indique le Professeur Stéphane Dauger. La fin de l'épidémie n'est pas attendue avant le mois de mars. "Ce qu'il se passe dans les urgences de pédiatrie est le symptôme de ce qu'il se passe dans les urgences", relève la ministre déléguée Agnès Firmin Le Bodo. "Nous manquons de professionnels et donc nous prenons des mesures organisationnelles qui permettent à la fois de déclencher les plans blancs, d'organiser les transferts et de mobiliser et articuler le lien ville-hôpital", indique-t-elle.

"On ne peut pas attendre"

Cette situation met en lumière le manque de personnels et de moyens aux urgences pédiatriques mais aussi à l'hôpital en général. Le ministre de la santé, François Braun, a annoncé mercredi de nouvelles mesures "de l'ordre de 400 millions d'euros".

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"Ces 400 millions d'euros seront dédiés à tous les services hospitaliers en tension et vont permettre de maintenir les outils mis en place cet été, comme la rémunération supplémentaire, mais aussi de nouvelles mesures, comme la valorisation du travail de nuit jusqu'au 31 mars 2023 et le soutien de la technicité du travail des soignants dans les services de soins critiques", indique la ministre. "Nous devons aussi prendre des mesures structurelles", souligne Agnès Firmin Le Bodo. Les discussions sur ce sujet vont se poursuivre lors du Conseil de la refondation et les Assises de la pédiatrie.

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Mais les décisions tardent trop, selon le Professeur Stéphane Dauger. "On ne peut pas attendre, des enfants actuellement risquent de mourir dans des services, donc ce n'est pas dans trois ou six mois, c'est tout de suite qu'il faut faire rentrer des personnels et de l'argent dans l'hôpital."

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Par ailleurs, la ministre tient à rappeler qu'avant de se déplacer aux urgences, "il faut faire le 15" car la bronchiolite, en fonction de la gravité, "peut être prise en charge par le pédiatre ou le médecin traitant".

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