Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé
vidéo
Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé ©AFP - Thomas SAMSON / POOL
Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé ©AFP - Thomas SAMSON / POOL
Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé ©AFP - Thomas SAMSON / POOL
Publicité

Le ministre des Solidarités et de la Santé est l'invité d'Eric Delvaux et Carine Bécard. Il a notamment annoncé que la vaccination de tous les enfants devrait commencer mercredi prochain. Autre annonce, le renforcement de "l'obligation vaccinale des soignants et des pompiers".

Avec
  • Olivier Véran Ministre délégué chargé du renouveau démocratique, porte-parole du gouvernement

La vaccination de tous les enfants, contre le coronavirus commencera "s_i tout va bien, le 22 après-midi dans les centres adaptés pour les enfants_", soit mercredi prochain a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran. Il attend toujours plusieurs feux verts pour lancer la vaccination des enfants de 5 à 11 ans qui ne sont pas particulièrement à risque de contracter des formes graves du virus. 

"Le Conseil consultatif d'éthique que j'avais saisi a rendu ses conclusions hier, il nous dit qu'on pourra y aller. La Haute autorité de santé va rendre ses conclusions en tout début de semaine et va nous dire, vraisemblablement, qu'on peut y aller. Et le Comité d'orientation pour la stratégie vaccinale du professeur Alain Fischer rendra ses conclusions le 22 décembre au matin, après avoir consulté les données américaines en vie réelle basées sur la vaccination avec rappel de deux millions d'enfants américains, ce qui nous permettra de disposer de toutes les informations, de les communiquer en transparence et de rassurer", détaille-t-il.    

Publicité

Depuis le début de la vaccination, il y a plus de 20 000 enfants de 5 à 11 ans qui ont été déjà vaccinés"

"Je préfère un démarrage en sécurité, en transparence, et que ces quelques jours de latence avant de vacciner les petits, nous puissions les utiliser afin de vacciner les enfants qui sont à risque de faire des formes graves", ajoute le ministre de la Santé. "Depuis le début de la vaccination, il y a plus de 20 000 enfants de 5 à 11 ans qui ont été déjà vaccinés parce qu'ils étaient à risque de faire des formes graves, nous continuons."  

Alors que le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer affirme que les écoles ne sont pas des lieux particuliers de diffusion du virus, Olivier Véran répond que "le fait est que le virus circule beaucoup chez les enfants, que ce soit à l'école ou à la maison". Pour lui, avec la vaccination, "il s'agit à la fois de protéger les enfants et de protéger leur éducation parce qu'un enfant qui n'est pas vacciné avec une vague d'Omicron aura beaucoup plus de mal à aller à l'école, et c'est aussi de protéger les parents et les grands-parents".

Troisième dose obligatoire le 30 janvier pour les soignants et pompiers

Autre annonce importante, dès le 30 janvier prochain, la troisième dose de vaccin sera obligatoire pour les soignants et les pompiers. Le ministre de la Santé souhaite "renforcer l'obligation vaccinale".

Il a ainsi affirmé qu'il y avait "plusieurs clusters hospitaliers de variants Omicron, notamment en région parisienne" et que "nous ne voulons pas, comme en Ecosse, que nous ayons 25 à 30% des soignants qui ne pourraient pas travailler parce qu'ils seraient tous cas contacts et donc en quarantaine".    "Nous renforçons notre dispositif avec la même cohérence que celle que nous suivons depuis plusieurs mois", assume le ministre, qui soutient aussi la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal qui sera soumise aux parlementaires en janvier prochain également.

"Le variant Omicron se multiplie jusqu'à 70 fois plus dans les cellules une fois qu'il vous a contaminé"

Olivier Véran a notamment beaucoup insisté sur la contagiosité du variant Omicron. "C'est un virus dont on sait qu'il se multiplie jusqu'à 70 fois plus dans les cellules une fois qu'il vous a contaminé. Il est beaucoup beaucoup beaucoup plus contagieux que le variant Delta." Le ministre de la Santé assure en revanche que l'on ne sait pas encore s'il est moins que grave. "En Afrique du Sud il est manifestement moins grave, au Danemark manifestement aussi grave. On n'a pas les informations factuelles". 

Bientôt un pass sanitaire pour aller au travail ?

Le Premier ministre Jean Castex a lui annoncé vendredi soir que le pass sanitaire deviendrait début 2022 un "pass vaccinal", qui ne pourra être activé qu'avec un schéma vaccinal complet et non plus un simple test négatif au Covid-19.

Un projet de loi sera présenté début janvier et devrait être débattu dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à partir du lundi 10 janvier. A cette occasion, Olivier Véran juge également utile de "se poser la question d'un pass sanitaire pour aller travailler" et de "reposer la question du contrôle d'identité associé au contrôle du pass", "parce qu'il y a trop de fraudes, parce qu'il y a des fraudes".  "C'est une question qui avait été abordée dans le texte initial et qui avait été retirée dans le cadre du débat parlementaire", a-t-il ajouté.  "On ne peut pas continuer à considérer que ce choix de ne pas se faire vacciner serait un choix qui n'aurait pas de conséquence".

"C'est simple, c'est clair, c'est limpide, c'est assumé : nous voulons que les Français se fassent vacciner", a-t-il martelé, annonçant que le gouvernement allait "faire appel, pour renforcer les centres" de vaccination, "à des militaires, qui vont pouvoir se former, mais également et surtout à des gens qui sont titulaires d'un brevet de secourisme".  "C'est plus d'un million de Français", a-t-il précisé. Les titulaires d'un brevet de secourisme seront formés puis rémunérés 25 euros de l'heure, selon le ministère. 

L'équipe

Eric Delvaux
Eric Delvaux
Éric Delvaux
Production
Carine Bécard
Carine Bécard
Carine Bécard
Production
Eric Delvaux
Eric Delvaux
Éric Delvaux
Journaliste
Carine Bécard
Carine Bécard
Carine Bécard
Journaliste
Mathilde Khlat
Collaboration