Portrait de l'historien des relations internationales et directeur de l'institut français des relations internationales Thomas Gomart auteur de "Guerres invisibles" (Taillandier) à Paris le 9 février 2021.
Portrait de l'historien des relations internationales et directeur de l'institut français des relations internationales Thomas Gomart auteur de "Guerres invisibles" (Taillandier) à Paris le 9 février 2021.
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Portrait de l'historien des relations internationales et directeur de l'institut français des relations internationales Thomas Gomart auteur de "Guerres invisibles" (Taillandier) à Paris le 9 février 2021. ©Maxppp - PHOTOPQR/OUEST FRANCE/Daniel FOURAY
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Résumé

L'historien des relations internationales et directeur de l'institut français des relations internationales est l'invité de Patricia Martin pour son dernier ouvrage, "Guerres invisibles", paru aux éditions Tallandier.

avec :

Thomas Gomart (Historien des relations internationales, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI).).

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Parmi ces "guerres invisibles", il y a notamment le terrorisme. "C'est une modalité de la conflictualité", explique Thomas Gomart. "C'est une manière de faire la guerre. L'épisode de Rambouillet est à remettre en perspective avec l'assassinat, sur le même mode opératoire, de policiers, comme à Magnanville en 2016 ou à la préfecture de police de Paris en 2019. Ça veut dire deux choses : on est dans une offensive globale et le terrorisme doit se voir sur un plan global, même si on le ressent sur le plan national."

"Pour un pays comme le nôtre, ça a des conséquences très profondes", explique l'historien. "Samuel Paty était la 264e victime depuis 2015 du terrorisme [dont 130 le 13 novembre 2015 et 86 le 14 juillet 2016 à Nice, NDLR], il y en a eu deux ou trois autres entretemps. Ça donne un ordre de grandeur et ça montre ce que ça provoque dans nos sociétés, à la fois comme mobilisation de l'appareil policier militaire, mais aussi par les conséquences que ça peut avoir en termes de modification des libertés publiques et individuelles."

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Que répond-il à ceux qui font le lien entre terrorisme et flux migratoires ? "C'est une question extrêmement difficile. Les migrations, c'est quelque chose qui a beaucoup progressé, pas seulement vers l'Europe : le premier lieu où les migrants se déplacent, c'est au sein de l'Afrique mais aussi partout dans le monde. À partir du moment où vous avez une augmentation du nombre de personnes sur Terre, vous avez une augmentation mécanique des flux migratoires. Précédemment, on a eu des terroristes passés par des canaux de migration, de manière clandestine sur le territoire. En l'espère, je pense qu'il est prématuré de s'exprimer là-dessus."

"Les migrations sont aussi anciennes que l'humanité : c'est quelque chose qui peut se réguler, s'organiser, mais pas s'arrêter."

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L'équipe

Eric Delvaux
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