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Résumé

C’est un joli volume à la couverture bleu nuit sur laquelle se dessine une carte tracée en fil d’or. On y voit les noms d’Océan Tourbe, Confins, Montagne Sinistre, Marais Taquins… "Le grand tour" raconte l’exploration d’un pays imaginaire.

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C’est en compagnie d’Arto, Siebel et Aglaé que nous partons à l’aventure ! 

Plantons le décor : le monde habité est divisé en deux grandes puissances rivales. Le Grand Duché d’abord, un empire colonial gouverné par le Grand Duc. C’est une société prospère mais très hiérarchisée. Chaque habitant se voit remettre par le Grand Duc une pierre qui va déterminer son rang social. 

De l’autre côté de l’Océan, s’étend le Pays Sinistre, avec un S majuscule. La paix est fragile entre les deux états. De la contrée Sinistre, au début on ne sait pas grand-chose. Seulement que son nom a tout l’air d’un mauvais présage…

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Siebel est fiancée au Prince Orlan. C’est un mariage arrangé, entre eux les relations sont glaciales. Dans les couloirs du palais, Siebel perçoit très vite les enjeux politiques qui agitent le Grand Duché : la menace Sinistre et la révolte du peuple qui gronde. Son rôle d’épouse décorative l’étouffe, l’aveuglement de l’aristocratie lui est insupportable. Attention, Siebel risque de payer cher son indépendance ! Voici l’extrait d’une lettre qu’elle écrit à son frère :

Le prince Orlan m’exile et m’envoie en Pays Sinistre. Je ne saurai dire s’il me vend. Il m’éloigne, comme il le dit, au nom de ma sécurité. Nos fiançailles ont précipité le chaos qui couvait et la ville est sur le point de s’enflammer à chaque instant

C’est alors que le destin de Siebel bascule, et ce qui l’attend en Pays Sinistre est bien loin de ce qu’elle imagine !

Et Arto, quelle est son histoire ? Il a un lien avec Siebel ?

Arto, c’est le frère cadet du Prince Orlan, et il est secrètement épris de Siebel. Le moment est venu pour lui d’accomplir le Grand Tour : c’est un voyage diplomatique à travers les provinces du pays que doivent réaliser tous les jeunes aristocrates. Mais la feuille de route officielle risque fort d’être bousculée…

Parce que Arto est un jeune homme provocateur et colérique. Il est en plus terriblement jaloux de son frère. Arto a beaucoup de choses à prouver, à lui-même, et surtout à sa famille qui l’a toujours déconsidéré.

Lorsqu’Arto embarque sur son bateau, l’équipage va devoir apprendre à naviguer au gré des caprices de ce Sindbad au caractère de cochon. Evidemment, ils ne tardent pas à se perdre. Et la terrible Mer Espiègle compte bien s’adonner à son jeu favori : engloutir les marins imprudents.

Extrait :

« VAGUE SCELERATE ! », hurla soudain un des matelots, avant d’être recouvert par les cris des autres hommes. Le Capitaine tourna la tête : la vague qui s’apprêtait à déferler sur eux était si haute qu’elle leur cachait même la lune. D’un front quasi vertical, elle s’étendait devant eux, tel un véritable mur. Le jeune homme avait entendu des rumeurs courant sur ces vagues légendaires qui se formaient parfois sur la Mer Espiègle mais n’avait encore jamais assisté à un tel spectacle. 

Pour Arto et son équipage, l’aventure ne fait que commencer ! 

Un mot de la dernière protagoniste, Aglaé ?

A 17 ans, Aglaé s’engage avec enthousiasme dans l’armée du Grand Duc. Elle est si déterminée, qu’elle est nommée responsable d’une mission de reconnaissance sur la Côte Ecarlate. Le but : enquêter sur un navire clandestin peut-être lié à un trafic de minerai. Cette affaire va la mener aux quatre coins du pays, et elle va bientôt en découvrir la face la plus sombre. 

Ce sont donc trois parcours indépendants

Mais c’est un premier tome, et on peut imaginer que ces histoires parallèles vont finir par se recouper dans le deuxième.

Ce qui est sûr, c’est que Siebel, Arto et Aglaé vont tous, à leur façon, questionner leurs certitudes sur le monde habité. C’est à la fois un formidable roman d’apprentissage et un récit d’exploration passionnant ! A leurs côtés, on sillonne les océans, on s’aventure dans des mines, on traverse des déserts, et on rencontre des peuplades inconnues : le dépaysement est total !

Le roman est richement illustré

Sandrine Bonini dresse un inventaire dessiné de la faune, la flore, l’architecture, les costumes de chaque région. Le roman est entièrement écrit à l’encre bleue, enrichi d’annexes et de lettres. Et tous ces détails finissent presque par nous convaincre que ce monde imaginaire existe pour de vrai ! 

A partir de 13 ans, bon lecteur 

  • Le grand tour, de Sandrine Bonini, est paru aux éditions Thierry Magnier.