La fin des cabines téléphoniques à New York
La fin des cabines téléphoniques à New York
La fin des cabines téléphoniques à New York ©Getty - Keith Getter
La fin des cabines téléphoniques à New York ©Getty - Keith Getter
La fin des cabines téléphoniques à New York ©Getty - Keith Getter
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Résumé

New York vient d'envoyer aux oubliettes de l'histoire ses derniers téléphones de rue. Les deux retirés de la voie publique lundi 23 mai seront d'abord exposées au musée avant d'entrer dans les collections permanentes.

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New York vient de vivre un moment historique…

C’était lundi matin à 10h précises – 16h, heure de Paris – en plein Manhattan, à l’angle de la 7ème avenue, 50ème rue Ouest, à deux pas du mythique Time Square : un camion emportait les deux derniers téléphones publics de rue de la Grosse Pomme.

Toutes les caméras des chaines d’infos étaient braquées sur ces deux téléphones avec leur clavier en acier inoxydable et leur combiné noir. Parce qu’au-delà de son design légendaire, tout le monde sentait bien que l’on assistait à la fin d’une époque.

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C’est si vrai qu’aussitôt chargées sur le camion, les deux cabines téléphoniques ont rejoint le Musée de la ville de New York où elles trôneront au cœur d’une expo appelée « ville analogique » et entreront ensuite, en icône, dans les collections permanentes.

Il n’y a plus de cabine téléphonique à New York... ou presque

Alors… si ! il en reste tout de même quelques-unes installées dans des résidences privées et toujours opérationnelles. Par ailleurs, un passionné en a repéré 4 autres dans l’Upper East Side et pas n’importe lesquelles ! Le modèle dit « Superman » !

Identiques à celles qu’utilise le superhéros pour se changer : rouge à l’anglaise, vitrée. Et en cherchant un peu, vous en trouverez une autre, métallique, comme celles enlevées lundi, dans la station de métro Union square.

On en trouve aussi en périphérie de New York, dans les quartiers déshérités, souvent vandalisées. Personne n’a même pris la peine de les enlever et parfois, elles servent encore… aux SDF. Mais on est loin de la Grande période des années 90/2000 !

Plusieurs milliers ont disparu en quelques années

Selon le Wall Street Journal, 8 000. Mais selon le New York Post, c’était 6 000… ou selon USA Today « plus de 5 000 » ? Bref, personne ne sait. On sait seulement que c’est le dernier maire de New York, Bill de Blasio, qui a décidé en 2015 de les retirer toutes.

Aujourd’hui, elles ont été remplacées par des « LinksNYC », des kiosques qui rassemblent wifi gratuit, borne de rechargement pour portable, cartes interactives, bouton d’urgence policier et hospitalier : 2 000 ont ainsi été installées dans toute la ville.

La Grande-Bretagne résiste encore et toujours...

Il y en aurait encore là-bas encore 21 000 encore – contre à peine plus d’une vingtaine en France. Mieux ! Le régulateur britannique des télécommunications, Ofcom, a exigé des opérateurs le maintien en service actif d’au moins un tiers d’entre elles… avant tout dans les zones qui n’ont aucune couverture mobile.

Elles ne sont pas toutes du fameux modèle K6, dessiné en 1935 pour le jubilé d’argent de George V, à savoir rouge et petits carreaux vitrés… mais elles sont encore vaillantes :

Ofcom a ainsi recensé plus de 5 millions d’appels l’année dernière dont 150 000 à des numéros d’urgence, 25 000 à l’aide à l’enfance et 20 000 à l’équivalent britanniques du Samu social. Bref, les « red phone boxes » n’ont pas à rougir d’être encore là en 2022 !

Références

L'équipe

Anthony Bellanger
Anthony Bellanger