Le dictateur Nord-Coréen Kim Jong-Un le 17mars 2020 lors de l'inauguration d'un hopital
Le dictateur Nord-Coréen Kim Jong-Un le 17mars 2020 lors de l'inauguration d'un hopital
Le dictateur Nord-Coréen Kim Jong-Un le 17mars 2020 lors de l'inauguration d'un hopital ©Getty - API/Gamma-Rapho
Le dictateur Nord-Coréen Kim Jong-Un le 17mars 2020 lors de l'inauguration d'un hopital ©Getty - API/Gamma-Rapho
Le dictateur Nord-Coréen Kim Jong-Un le 17mars 2020 lors de l'inauguration d'un hopital ©Getty - API/Gamma-Rapho
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Résumé

Le dictateur joufflu de Corée du Nord a - encore - tiré un missile, intercontinental cette fois. Problème : depuis l'invasion de l'Ukraine, personne n'y prête attention.

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La Corée du Nord veut se faire entendre : cette fois-ci Kim Jong-Un, le leader joufflu nord-coréen, n’y est pas allé par 4 chemins : hier, il a fait tirer le plus gros missile intercontinental jamais testé par son pays.

Celui-là, ça faisait des semaines que les États-Unis prévenaient que les Nord-Coréens s’apprêtaient à le lancer. Il a un petit nom : le Hwasong-17 et on l’avait vu pour la première fois en 2020 lors d’une parade militaire.

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Ce n’est même pas la première fois cette année que Pyongyang teste des missiles...

Hier donc, le « gros gros gros » missile de Kim Jong-Un s’est élevé à 6200 km d’altitude et a parcouru 1100 kms pour s’écraser à moins de 170 km des côtes du Japon : jamais un missile nord-coréen n’était tombé aussi près de l’archipel nippon.

Ce n’est même pas la première fois cette année que Pyongyang teste des missiles...

Un vrai feu d’artifice : depuis janvier, on en est au 12e lancement, en comptant celui-là ! Et pourtant, tout le monde regarde ailleurs. Les États-Unis commentent mollement ces tirs à répétition et la Corée du Sud a tranquillement élu un nouveau président.

Il faut dire que l’invasion de l’Ukraine par les armées russes n’a pas aidé !

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Depuis un mois, la Corée du Nord a tout fait pour attirer l’attention des Américains, y compris en votant au côté de la Russie à l’ONU et en promettant une aide militaire à Moscou.

Même en termes de sanctions, Pyongyang est dépassé : avant la guerre, les deux pays étaient à peu près au même niveau… 2.724 sanctions contre Moscou… 2077 côté nord-coréen… mais depuis un mois, les sanctions frappant la Russie ont été multipliées par deux ! Moscou est désormais hors de portée de Pyongyang.

D’abord, il faut comprendre que Kim Jong-Un adore les tirs de missile

depuis qu’il est à la tête de la Corée du Nord, il en a testé 130 contre 16 pour son père en 14 années de pouvoir. Ensuite, 2022 est une année exceptionnelle pour la dynastie Kim :

Non seulement le pays commémorera les 10 ans de pouvoir de Kim Jong-Un mais aussi le 80e anniversaire de la naissance de son père, Kim Jong-Il, et les 110 ans de la naissance du fondateur du communisme dynastique nord-coréen : Kim Il-Sung.

Il y a donc une montée en puissance depuis le début de l’année qui devrait culminer le 15 avril avec les 110 ans du grand-père

Là, Kim-Jong-Un a le choix, soit de tirer un autre « gros gros gros missile », soit de faire un test nucléaire, le 4e de son histoire.

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Toute la question est : les Américains vont-ils réagir ? D'habitude, lorsque les Nord-Coréens s’agitent trop, les Américains envoient discrètement une délégation et livrent les nord-coréens des céréales ou pour avoir la paix quelques mois ou quelques années sans tirs ni essais nucléaires.

Or, non seulement Joe Biden n’a pas proposé assez, mais en plus, il n’a aucunement l’intention d’imiter son prédécesseur Donald Trump qui s’était affiché avec Kim Jong-Un sans rien obtenir en échange. On en est là et c’est effectivement un peu inquiétant.

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Anthony Bellanger
Anthony Bellanger