Barbara Bain, Martin Landau dans la série Cosmos 1999  par Gerry Anderson et Sylvia Anderson - ITV et CBS
Barbara Bain, Martin Landau dans la série Cosmos 1999 par Gerry Anderson et Sylvia Anderson - ITV et CBS
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Résumé

Alors que Thomas Pesquet nous fait rêver déjà depuis un mois, comment prolonger en fiction l'aventure spatiale... Petit détour vers ces séries qui nous font voyager dans l'espace et nous entrainent aussi dans les coulisses fantasmées de la conquête spatiale.

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Un mois déjà après le départ de Thomas Pesquet, j’avais une petite faim de space opera, un genre présent dès les débuts de la télé américaine comme avec Captain Vidéo and his video rangers, une série qui mettait en scène un héros de la Galaxie du XXIIIe siècle en direct, de 1949 à 1955, dans la télé des pionniers. 

Un héros très apprécié par la jeunesse américaine et qui a préparé les esprits, d’un côté, à la conquête spatiale qui s’amorce et de l’autre à des séries comme Star Trek ou Lost in Space, la vieille version des années 60 avec Guy Williams, l'ex-Zorro en combinaison en aluminium, sans son masque et sa moustache (avant sa reprise au 21ème siècle par Netflix) et bien évidemment dès 1966 avec l'inoubliable Star Trek.

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Et du coup, quand le premier homme pose son pied sur la lune en 1969, un mois après le final des aventures télévisuelles de Kirk et Spock, les séries, gonflées par l’Armstrong Mania, s’invitent de plus en plus dans l’espace. C’est le cas en 1975 avec une série venue d’Angleterre qui apporte une nouvelle dimension au Space Opera : Cosmos 1999.

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Ici, on oublie le XXIIIe siècle de Captain vidéo ou de Star Trek, l’action se situe dans un futur plus proche et sur son satellite naturel : septembre 1999 sur la lune. Une des séries les plus coûteuses de la télé britannique à l’époque raconte  comment l’équipage installé sur Alpha, une base lunaire se retrouve propulsée dans l’espace. Il faut dire que La Lune qui sert de poubelles aux déchets nucléaires doit faire face à une catastrophe qui l’expulse de l’orbite de la Terre. 

Une série qui en 1975 prend acte du contexte de la course à l’espace et à l’armement et de la montée au sein de la société civile de mouvements antinucléaires.

Cosmos 1999, essentiellement dans sa première saison, sera donc volontairement plus sombre et plus psychologique que ses concurrentes. Martin Landau, star du show, résumera assez clairement la philosophie du programme ainsi dans une interview accordée, en 1999, à l'excellent magazine Génération Séries

« Toute l’essence de Cosmos 1999 réside dans ce groupe d’individus qui n’a rien à faire dans l’espace qui n’est pas équipés pour y voyager, psychologiquement, physiquement et technologiquement. Ils y sont par accident. Et j’adorais cette idée qui sous-entendait aussi : ne faites pas de la lune une poubelle. Ne faites pas de la terre une poubelle »

Au XXIe siècle, des séries nous promettent encore la lune comme dans l'excellente "For All Mankind" d'Apple TV +

Dans cette série dont le récit démarre à la fin des années 1960,  l’Amérique prépare sa bande de la mission Apollo 11 à faire un grand pas pour l’humanité. 

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Mais voilà nous sommes dans une uchronie et les auteurs s’amusent à faire bifurquer l’Histoire à un moment précis de la chronologie, en l’occurrence  lors du premier pas de l’homme sur la Lune. C'est un cosmonaute soviétique qui leur dame le pion. 

Cela oblige la Nasa a revoir ses priorités et symboliquement être les premiers à installer une base lunaire composée d'une équipe mixte. 

Une toute autre histoire de la conquête  peut s’inventer. On garde les mêmes Présidents, Nixon ou Reagan, le même contexte, la guerre froide … Mais on donne une autre place aux femmes et aux minorités.

À la fois géopolitique et psychologique, à l’aide d’une brillante reconstitution historique, d’un jeu étonnant avec les archives et des images lunaires saisissantes, cette série raconte avec beaucoup de souffle et d’épopée, ce que voyager et vivre plusieurs mois dans l’espace veut dire. Remplie d’humanité, cette série aborde aussi avec une véritable tendresse et finesse de ton ce qu’un tel voyage peut faire aux hommes et aux femmes qui partent … comme pour celles et ceux qui restent.

=> Retrouvez Benoît Lagane, tous les samedis, dans Une Heure en Séries au côté de Xavier Leherpeur