Les chiens ont beaucoup à nous apprendre en matière de joie et de bienveillance !
Les chiens ont beaucoup à nous apprendre en matière de joie et de bienveillance !
Les chiens ont beaucoup à nous apprendre en matière de joie et de bienveillance !  ©Getty - Oliver Rossi
Les chiens ont beaucoup à nous apprendre en matière de joie et de bienveillance ! ©Getty - Oliver Rossi
Les chiens ont beaucoup à nous apprendre en matière de joie et de bienveillance ! ©Getty - Oliver Rossi
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Résumé

Christophe André dédie cette chronique à tous les chiens de son enfance car ce n'est que très progressivement qu'il a fini par se rendre compte que nous pourrions nous inspirer de la joie animale. Les chiens sont toujours heureux et nous le rendent toujours bien.

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Devenu adulte et citadin, je me suis mis à moins aimer les chiens, principalement à cause de leurs propriétaires… 

  • Les possesseurs de chiens qui les laissent déposer leurs crottes partout dans les villes.
  • Les possesseurs de chiens qui dépensent des sommes folles pour s'acheter la nouvelle race à la mode et afficher ainsi leur différence ou leur supériorité au lieu d'aller en adopter à la S.P.A. 
  • Les possesseurs de chiens qui les confient toute la journée à des "dog sitters" qui les amènent ainsi dans les parcs et les bois proches des grandes villes. Des troupeaux de canidés névrosés par la vie en appartement se défoulent (on les comprend) en aboyant, galopant et chiant sur des sentiers jadis tranquilles.
  • Les possesseurs de chiens, enfin, qui passent leurs journées à brailler des ordres à leur substitut névrotique à pattes…

Puis… j'ai appris à aimer en eux leur inconditionnel amour 

En prenant de l'âge, je me suis remis en question : à force de rouspéter après les chiens et leurs inciviques propriétaires, je me suis dit que je devenais un vieux grincheux. Du coup, j'ai décidé de regarder tout ça de plus près, écartant mes rouspétances et attendrissant mon oeil. J'ai vu alors apparaître la joie pure, l'amour désintéressé et la bienveillance universelle. 

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En observant les chiens citadins courir ventre à terre dans les bois ou sur les plages…

J'ai découvert ce qu'était la joie animale vitale, la joie simple et intense d'exister. Les chiens semblent toujours heureux d'être là où ils sont et nous pourrions nous en inspirer

Et puis, il y a l'amour, l'amour du chien pour son maître, magnifique, inconditionnel, éternel. Lui aussi, cet amour est palpable, tangible, visible. Ainsi, quand le couple maître et chien se promène, le second se retourne souvent sur le premier pour vérifier qu'il est toujours là, que rien ne lui soit arrivé. Qu'ils sont émouvants et inspirants, ces petits regards répétés et affectueux du chien pour son maître. 

Et puis, il y a quelque chose de plus fort encore que le poète Christian Bobin a décrit d'une phrase : "Nous devrions rendre grâce aux animaux pour leur innocence fabuleuse et leur savoir gré de poser sur nous la douceur de leurs yeux inquiets sans jamais nous condamner". Les chiens ne nous jugent pas ni ne nous condamnent, même avec nos défauts, nos petitesses, nos limites, nos échecs et nos lâchetés. Les chiens nous aiment comme devraient nous aimer nos semblables et comme nous devrions les aimer imparfaits et casse-pieds, parce que fragiles et mortels. 

Voilà, c'était le récit de ma conversion. Et maintenant, quand je vois une crotte de chien au milieu du trottoir, avant de commencer à rouspéter, je me dis que ce petit paquet est sorti d'un animal qui en a beaucoup à nous apprendre en matière de joie, d'amour et de bienveillance.

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Christophe André
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