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Résumé

En panne d’inspiration - tiens je voudrais vous y voir tiens demandez au groupe Indochine si c’est facile d’avoir une idée par jour ! En peine d’inspiration donc, je réponds en vrac au courrier...

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En panne d’inspiration, tiens je voudrais vous y voir tiens, demandez au groupe Indochine si c’est facile d’avoir une idée par jour. En peine d’inspiration donc, je réponds en vrac au courrier. Monsieur Daniel Colin de Bourges est bien curieux : « Qui êtes-vous vraiment monsieur Desproges et d’abord est-ce que c’est votre vrai nom ? »

Mais c’est bien ce que je me disais Thomas, vous êtes en train de plagier Pierre Desproges !

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Alors non, pas de le plagier, Mathilde. Je fais une reprise, un cover comme on dit. 

En effet, pourquoi imposer à nos auditeurs mon écriture pataude alors qu’en leur servant du Pierre Desproges, je leur donne accès à des fulgurances comme : « Un psychotique, c'est quelqu'un qui croit dur comme fer que 2 et 2 font 5, et qui en est pleinement satisfait. Un névrosé, c'est quelqu'un qui sait pertinemment que 2 et 2 font 4, et ça le rend malade » que j’aurais été bien incapable de formaliser. 

Et puis d’ailleurs, de quel droit pourrait-on m’interdire de réinterpréter Pierre Deprosges alors que l’on permet le montage d’une comédie musicale autour du répertoire de Michel Sardou dont les affiches fleurissent plus vite que les pissenlits au printemps sur les murs de nos villes avec ce titre à la typographie ambiguë pouvant se lire Je vais t’aimer comme Vais-je t’aimer ? Spectacle qui justifie à lui seul mon souhait de ne jamais voir les salles de spectacle rouvrir. 

J’en appelle à tous les variants du monde et à Saint Michel dont je vous invite à reprendre avec moi la prière qu’il nous a enseignée : 

Terre brûlée au vent  
Des landes de pierres  
Autour des lacs, c’est pour les vivants,  
Un peu d’enfer le Connemara.  
Des nuages noirs qui viennent du nord  
Colorent la terre, les lacs, les rivières,  
C’est le décor du Connemara

Thomas. On ne vous fait pas venir à 6h55 pour nous réciter du Michel Sardou !

Oui, je sais Mathilde et je suis désolé, mais que voulez-vous je n’ai rien à dire. Oh je sais ! Vous pensez : « S’il n’a rien à dire, il ferait mieux de se taire ». Ouais, mais c’est trop facile. Vous voudriez que je fasse comme ceux qui n’ont rien à dire et qui le gardent pour eux ? Et bien, non ! Mesdames et messieurs, moi quand je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache. Je veux en faire profiter les autres ! 

Et si vous-mêmes, mesdames et messieurs, vous n’avez rien à dire, et bien on en parle, on en discute ! Je ne suis pas ennemi du colloque. Mais, me direz-vous, si on parle pour ne rien dire. De quoi allons-nous parler ?

Thomas, vous pensez que l’on va vous laisser nous réchauffer du Raymond Devos sans rien dire ?

Mais ne rien dire, c’est déjà dire quelque chose Mathilde. Et puis, vous êtes marrante, quand François Morel reprend Raymond Devos en spectacle, on crie au génie, et quand je le cite dans le 5-7, ça jette un froid. C’est glaçant et ça « freeze » le ridicule… 

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