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Résumé

Pas gâté avec ses deux enfants, la séance de Thomas Croisière hier c’était…"Itinéraire d’un enfant gâté" de Claude Lelouch, qui en 1988 offre enfin au Magnifique Belmondo, un rôle de son âge…

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Gaston : Je pense que Jean-Paul Belmondo depuis tous les films que j’ai vus, il change beaucoup, sauf dans Les tribulations d’un chinois en Chine et L’as des as. Et fait Belmondo, j’aurais dit que c’était le pantin, mais en fait non, c’est l’acteur principal.

T’avais 1 chance sur 2, mais le « pantin », c’est Richard Anconina, et dans le rôle du mec de 55 ans au visage buriné – qui lui valut un César tout aussi buriné - c’est bien Bebel qui tombe le masque du Guignolo.

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Alfred : Je trouve qu’aussi il a toujours son personnage où il a eu plusieurs femmes et qu’il est toujours un peu frimeur

Gaston : Ah oui, ça c’est clair, oui.

Mais quand, en Professionnel, t’as vendu 160 millions de billets en 80 films, t’as Peut-être le droit de frimer.

Alfred : Alors c’est l’histoire d’un enfant qui a été abandonné à 3 ans qui s’appelle Sam et qui est découvert par un directeur de cirque et du coup il apprend le cirque et tout et son père adoptif l’appelle Sam Lion

Gaston : Il l’appelle Sam Lion car il passait des heures devant les cages des lions.

Et même si comme L’Animal, il est le roi de sa jungle, Bébel constate : « Ça fait 50 ans que j’ai pas passé une heure avec moi » alors il se Casse, en Solitaire.

Alfred : Et Sam Lion, il fait croire à sa disparition. Il coupe son radeau de survie, du coup tout le monde croit qu’il est allé dans son radeau de survie mais qu’il s’est noyé.

Que celui qui, le Cerveau À bout de souffle, n’a jamais songé à un nouveau départ me jette la première Pierre… Ho ! le fou !

Gaston : Je comprends parce qu’en fait lui, il a trop de travail

Alfred : Il voudrait changer de paysage quoi…

Gaston : Et peut être aussi à ses enfants un peu de place parce qu’ils sont écrasés un peu par la hauteur du père quoi.

Voilà pourquoi ce film te parle. Sam rencontre alors un Héritier à qui il transmet que « si tu dis bien bonjour, t’as fait la moitié du chemin ».

Alfred : Il apprend à son employé à dire « bonjour ». Alors, dis bonjour. « Bonjour ». Oh non, articule et souris un petit peu : « Bonjour ». Pas trop souriez, « Bonjour ». Voilà, ça c’est bien. Alors maintenant, il faut apprendre à ne pas être impressionné. Tu savais que ton père était avec le petit pompiste. « Hein ? ».

Lelouch confirme dans cette scène d’anthologie qu’il est l’As des as de la direction d’Acteurs… et d’actrices quand Marie-Sophie L. reconnait en ce Tendre voyou d’Anconina, Un homme qui lui plait.

Alfred : La fille, elle invite à dîner l’homme d’affaires et elle dit : « Je vais vous présenter mon petit copain. Est-ce que vous pourrez me donner votre accord et tout ? ». Ca fait très longtemps qu’ils attendent au restaurant et le petit copain n’est toujours pas venu. « Le petit copain est déjà à la table, car c’est vous ». « Hein ? Moiiiiiiiiiiiiii ».

Incorrigible Claude Lelouch… qui D’un film à l’autre s’accompagne de la musique de Francis Lai.

Gaston : La chanson la plus connue, je l’ai bien aimée…

Alfred : J’aime pas trop la chanson où il fait : « Itinéraire d’un enfant gâtéééééé »

C’est vrai que Nicole Croisille sur du Barbelivien, c’est parfois Peur sur la ville, mais comment ne pas être bouleversé par ce : « Qui me dira les mots d’amour qui font si bien du mal ? Qui me tiendra quand tu iras décrocher toutes les étoiles ? » qui fait chanter cet itinéraire d’un acteur gâté semé d’amour, de mort et de transmission.

Vive Lelouch, vive Bebel et… 

Vive le cinéma !