Image tirée du film "Soul"
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Image tirée du film "Soul" - The Walt Disney Company France
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Résumé

Re-scolarisé avec ses 2 vieilles âmes, la séance de Thomas Croisière hier c’était…"Soul" de Pete Docter et Kemp Powers : Lauréat dimanche de 2 oscars.

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Gaston : Ça raconte l’histoire d’un noir qui joue du piano en Amérique

Premier film Pixar mettant en scène un héros noir. C’est pour cela que Pete Docter, réalisateur rose de Là-haut, Monstres et compagnie et Vice Versa s’est adjoint les services de Kemp Powers, un « consultant culturel » devenu le premier co-réalisateur noir d’un film Disney distribué en exclusivité sur la plateforme Disney+, Covid et business obligent.

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Ce héros noir, c’est Joe Gardner, un prof de musique qui se voit offrir la chance de sa vie : participer à un concert de jazz.

Gaston : Et ben en fait, il tombe et là il meurt. En tout cas, je ne vous dis pas. Tu ne mets pas quand je vous dis qu’il meurt. Il tombe et il devient tout bleu.

Soul devient alors le héros bleu d’un film Disney. Plus sérieusement, après avoir mis en scène des jouets, des monstres et des émotions, Pixar s’attaque à l’animation des âmes.

Gaston : Parce qu’en fait, ils sont dans le pays de l’au-delà. Donc ils vont aller chez les morts. Soit au Paradis, soit aux enfers, tout ça.

Joe Garner interprété par Jamie Foxx en anglais, Omar Sy en français est donc mort et ça ne lui va pas du tout. Alors il tente par tous les moyens de retourner sur Terre.

Gaston : Il va dans une sorte d’endroit, il y a plein de petites âmes, c’est un truc d’avant, je suis désolé

Alfred : Le grand avant

Gaston : Le grand avant. Ca s’appelle le grand avant et en fait et bien il y a bien de petits bonhommes bleus et en fait il y en a un qui n’aime rien, il est très capricieux, c’est numéro 22, il est très difficile

Une âme en formation jouée par Tina Fey en anglais, Camille Cottin en français, qui nous a rappelé quelqu’un

Alfred : Je trouvais que la petite âme, numéro 22, c’était un peu Gaston parce qu’il faisait tout pour emmerder les autres

Gaston : Non

Alfred : Oh ça va bon…

Gaston : T’as qu’à dire « pas comme Gaston, voilà c’est tout »

Ok, pas comme Gaston alors !

Gaston : Du coup, Joe Gardner, c’est le héros, c’est pas Soul, désolé. Joe Gardner, soit il meurt, soit il se présente pour élever les petits bonhommes bleus. Alors lui, plutôt que mourir, il choisit d’élever les petits bonhommes bleus.

L’idée de ce Grand Avant où les âmes sont initialisées provient d’une observation de Pete Docter après la naissance de son fils. Je cite : « Dès sa naissance, j’ai ressenti qu’il avait déjà une personnalité. D’où venait-elle ? Je remarque que dès notre naissance, il y a quelque chose d’unique et de spécifique qui est déjà inscrit en nous ».

Joe tente donc d’élever l’âme de numéro 22 pour qu’elle puisse s’incarner, là où tant d’autres ont échoué.

Gaston : Numéro 22, je l’aime bien parce qu’en fait il dit : « Non, t’es sûr de pas m’élever, j’ai connu Rocky Balboa » et là il dit : « Allez, tu commences à m’énerver ». J’ai connu Marie-Antoinette. « Oh, tu vas finir par me faire perdre la tête. J’ai connu Copernic. « Oh je te dis que c’est pas toi le centre de l’univers et tout ça ». C’est très drôle.

C’est très drôle quand on a vu le film, car là c’est aussi abstrait que l’esthétique du Grand Avant inspirée par Dali, Magritte et Miro

Alfred : Et à un moment, il se retrouve dans une sorte de mer de sable où il y a toutes les âmes qui ont raté leur vie.

Gaston : C’est pas qu’ils ont raté leur vie, c’est plutôt qu’ils se noient dans leurs soucis.

Alfred : Pas que dans leurs soucis, il y a aussi le Capitaine du bateau qui dit aussi que les passions, ça peut aussi se transformer en ça, quand ça devient une obsession.

J’ai bien compris Alfred que ton frère te « saoule ». Pixar interroge le sens de la vie en mode philosophie de comptoir. Ce qui est distrayant car plus je réfléchis au sens de la mienne, plus je me réjouis qu’elle n’en ait aucun. Mais elle vaut quand même le coup d’être vécue grâce à mes deux numéros 22.

Vive le cinéma… enfin, les plateformes.