vidéo
France Inter
France Inter
Publicité
Résumé

Pas vacciné avec ses 2 vieillards, la séance de Thomas Croisière hier c’était… "Une histoire vraie" de David Lynch qui s’intitule ainsi parce que c’est une… histoire vraie.

En savoir plus

Gaston : C’est l’histoire d’Alvin, une personne âgée, qui doit aller voir son frère Lyle qui a subi une attaque mais en fait puisqu’Alvin ne peut pas conduire, il décide de prendre sa tondeuse et une remorque qu’il a fabriquée lui-même pour aller sur l’autoroute et pour faire 600 kilomètres.

Le vrai Alvin Straight fit ce trajet de l’Iowa au Wisconsin en 1994. D’où le titre original A Straight Story, qui, si on le traduit en français devient « une histoire qui va tout droit », ce qui dans le cas du cinéma de Lynch est croustillant, voire même bouleversifiant.

Publicité

Gaston : Je pense que ça m’a vraiment pas trop passionné parce qu’en fait, il n’y avait pas beaucoup d’action

Alfred : Pas beaucoup d’action ?

Gaston : Oui, voir un mec qui traverse l’autoroute en tracteur, c’est pas une grosse action quand même

Ce road-trip Lynchien est une ode à la lenteur.

Alfred : Alors les gens qu’il croise, souvent, soit ils se moquent, soit ils sont étonnés, soit ils sont gentils avec lui en pensant qu’il est fou

Gaston : Il n’est pas fou. C’est juste qu’il a envie de faire un truc, 600 kilomètres en tondeuse

Alfred : C’est particulier

Gaston : Oui en fait, nous quand on trouve quelque chose de bizarre, c’est en fait qu’on l’a jamais fait

Il y a de la bizarrerie dans cette histoire vraie et Lynch se délecte de l’étrangeté du quotidien, comme, 20 ans plus tôt, dans Elephant Man.

Alfred : Souvent, les gens, les choses différentes, ils n’aiment pas ça. Si c’est des choses différentes qu’eux, alors là, c’est un scandale

Gaston : Ca c’est les parisiens ou les français

Alfred : Pas que

Gaston : Si !

Il ne sait pas qu’il est né à Paris… Mais revenons en Iowa avec Alvin, ce vétéran taiseux de 73 ans, père de Rose à qui l’on a retiré la garde de ses enfants et frère d’un octogénaire avec qu’il est fâché depuis 10 ans.

Gaston : Il vit un peu dans la tristesse parce qu’il y a plein de choses tristes qui sont arrivées à lui, à sa famille, à ses copains

Et comme au cinéma en 1999, j’ai chialé sur la musique d’Angelo Badalamenti. Pas de tristesse, mais submergé par l’émotion de cette vie qui défile à 8 kilomètres heure.

Alfred : Moi je pense que les petits vieux, c’est trop mignon

Gaston : Même les personnes âgées, elles peuvent bien imaginer beaucoup de choses. C’est d’ailleurs ce que prouve ce film je trouve

Inventif, il faut l’être pour couvrir 240 miles en 6 semaines à un âge où chaque jour pèse un an, voire 1000 quand on se demande si Alvin reverra son frère vivant.

Alfred : Ca raconte une histoire de fraternité et que même si on est fâché, la fraternité triomphe toujours

Gaston : Moi je dis que l’amour avec on peut faire beaucoup de choses parce que c’est pas tout le temps que quelqu’un va voir son frère en tracteur sur l’autoroute

Alfred : C’est pas un tracteur, c’est une tondeuse

Gaston : En tondeuse sur l’autoroute

L’odyssée moderne d’un homme qui, aux portes de la mort, fait le bilan de sa vie au volant de son John Deere de 1966.

Alfred : Moi je dis que Gaston et moi, je crois que quand on sera petit vieux, on serait bien du genre à faire un voyage en tondeuse tous les 2

Gaston : Ouais

Alfred : Avec 2 tondeuses comme ça, en tirant une charrette. On ira faire du camping avec nos tondeuses, ce sera trop bien

Je ne serai malheureusement plus là, mais j’aime déjà cette « Histoire vraie » qui finira au camping et qui sera sans doute une ode à la liberté et à la fraternité… restent des pointillés. 

Vive le cinéma !

Références

L'équipe