Alerte sur l'industrie automobile
Alerte sur l'industrie automobile
Alerte sur l'industrie automobile ©Getty - Andriy Onufriyenko
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Résumé

L’accélération du virage vers la voiture électrique est indiscutablement une très bonne chose pour l’environnement, nul ne le conteste, mais c’est un immense casse-tête pour l’industrie automobile. Jamais depuis plus d’un siècle, la filière automobile n’a été confrontée à une telle transformation si rapidement.

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L'origine de cette accélération ?  Les plans de relance conduisent tous à avancer le basculement vers les énergies propres. Il y a aussi la pression des villes et des Etats qui accélèrent l’interdiction des moteurs thermiques, en 2030 par exemple au Royaume Uni, et en 2040 pour la France. 

Autre explication : la baisse progressive de prix des voitures propres, et puis surtout, l’apéptit croissant des acheteurs. En deux ans la part des ventes de voitures électriques a été multipliée par trois en France. Près d’une voiture neuve vendue sur 10 est électrique ou hybride rechargeable.

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Les conséquences sociales de ce choc industriel ?

Elles sont potentiellement considérables : plus de 100 000 emplois pourraient être perdus chez les constructeurs et les sous-traitants automobiles en France d’ici 2035 selon l’Observatoire de la métallurgie. Une saignée qui ramènerait la filière automobile française à seulement 90000 emplois, contre 190000 aujourd’hui et même à 260000 en 2008.

La France est particulièrement vulnérable parce que sa production automobile recule depuis des années, et puis aussi parce que notre pays était très fort dans la fabrication de moteurs thermiques, ceux qui sont menacés par la révolution de l’électrique.

Peut-on éviter ou atténuer ce scénario noir ? 

Certains rêvent que Bruxelles et les Etats membres adoptent des réglementations moins exigeantes pour ralentir ce basculement. C’est peu probable. Si la France veut rester un grand pays de l’automobile, elle doit renforcer son attractivité économique en soutenant les investissements étrangers, en favorisant le développement de l’hydrogène, domaine dans lequel elle dispose de compétences uniques en Europe.

L’Etat a un rôle à jouer en accompagnant les projets des constructeurs et en améliorant la compétitivité de l’industrie. Avec Renault, Peugeot, Citroën, la France a encore de sérieux atouts pour ne pas être balayés.

Références