La RATP s’intéresse de près aux taxis volants ©AFP - Nicolas Portnoi / Hans Lucas
La RATP s’intéresse de près aux taxis volants ©AFP - Nicolas Portnoi / Hans Lucas
La RATP s’intéresse de près aux taxis volants ©AFP - Nicolas Portnoi / Hans Lucas
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Résumé

Mais quelle mouche a donc piqué notre bonne vieille Régie ?

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Ca s’est passé il y a quelques jours, le 25 novembre exactement, sur l’aéroport de Pontoise, à l’ouest de Paris. Un de ces taxis volant électrique et autonome a effectué son premier vol sous le regard ému de quelques personnalités. Au premier rang : la patronne de la RATP, Catherine Guillouard. La régie est la coordinatrice de ce projet et réfléchit très sérieusement à des trajets Orly-Paris par voie aérienne. Objectif : avoir un démonstrateur pour les jeux Olympiques de 2024.

Ce test grandeur nature n’est qu’un exemple parmi bien d’autres de ce que fait l’entreprise en matière d’innovations technologiques. Des technos destinées à doper ce système de transport urbain, l’un des plus grand au monde avec ses 14 lignes de métro, 8 lignes de tram, 2 lignes de RER.

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En venant d’Air France, en 2017 la pédégère a ouvert tout le champ des possibles : intelligence artificielle, véhicule autonome, robotique, Internet des objets… La régie a deux gros enjeux en ligne de mire : l’ouverture à la concurrence en 2024 et la réduction de moitié de ses émissions carbone d’ici à 2025.

Et en quoi les clients de la RATP profitent-ils de ces évolutions ?

Il y a d’abord les innovations qui se voient. Les 4 700 bus de la régie ont été convertis aux énergies propres, et les dépôts ont été aménagés : un engin doit, en quatre heures, accumuler suffisamment d’énergie pour parcourir 190 kilomètres. La RATP multiplie aussi les expérimentations de conduite autonome : navettes, bus, tramways…

Sur la ligne du RER A, un algorithme analyse ainsi tous les incidents liés aux fermetures de portes qui représentent 30% des problèmes. Ca permet de changer une pièce avant qu’elle ne lâche. Et il y a des choses moins : la RATP transforme ainsi ses dépôts de bus, vides durant la journée, en centres logistiques pour Chronopost ou Amazon.

En fait la RATP déborde de plus en plus de son rôle d’opérateur de transports publics parisien…

Et elle le fait de plusieurs manières. Pour accélérer dans la mobilité multimodale, le groupe dispose de son fonds RATP Capital Innovation, qui investit dans des start-up : le site d’autopartage Communauto, les parkings Zenpark, les scooters électriques Cityscoot… Mappy, racheté fin 2020, est devenu la pierre angulaire de la mobilité digitale. Bonjour RATP, la nouvelle appli des voyageurs, intègre ses cartes depuis l’été. Vous pouvez acheter un ticket de métro, prendre un Vélib’ ou réserver un VTC Marcel sans quitter l’application.

Et notre bonne vieille Régie autonome s’est lancée à la conquête du monde. Elle vend son expertise en Europe, au Moyen-Orient, aux Etats-Unis. Sa force : les multiples innovations technologiques qu’elle a pu tester sur son réseau. Prochaine étape : Londres. Elle va électrifier ses dépôts de bus. Des double decker propulsés par la RATP. Chocking !

Références

L'équipe

Gilles Fontaine
Production
Gilles Fontaine
Journaliste