A la recherche des météorites
A la recherche des météorites
A la recherche des météorites ©Getty -  Jose A. Bernat Bacete
A la recherche des météorites ©Getty - Jose A. Bernat Bacete
A la recherche des météorites ©Getty - Jose A. Bernat Bacete
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Résumé

« Nous avons besoin de vous » comme dirait l’autre en nous pointant du doigt sur son affiche. Besoin de vous pour trouver ces précieux cailloux venant tout droit de l’espace, et à fond, vitesse cosmique de 70.000 km/h quand ils heurtent l’atmosphère, avant d’éclater en petits bouts.

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L’un de ces bolides ultra-brillant a été vu dans le ciel noir d’Aiguillon en Lot-et Garonne le 27 février dernier à 22h43 précises, mais aucune trace depuis, pas une miette encore repérée au sol !

Avis de recherche, donc, Nicolas, des battues ont été organisées, des tracts distribués et même du porte-à-porte réalisé pour prévenir et solliciter les habitants, que les spécialistes aimeraient bien transformer en chasseurs-cueilleurs de météorites ! 

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Mais ils ne peuvent pas le faire eux-mêmes ? 

Ils ont plein d'outils scientifiques vous vous en doutez… Le projet Fripon Vigie-ciel qui s’occupe de cette quête fantastique – les chercheurs de l’observatoire de Paris et du Muséum national d’histoire naturelle – a même quadrillé la totalité de notre ciel, 100 caméras avec vue à 360 degrés réparties sur tout le territoire à qui absolument rien n’échappe la nuit.

Mais le truc c’est qu’une fois la météorite transformée en confettis, elle n’est, déjà, plus visible, (ça ne brille plus), et en plus le vent disperse les morceaux.

Résultat, à Aiguillon, on cherche l’équivalent d’une clémentine sur une zone de quatre kilomètres carrés. Donc vous comprenez que la participation du plus de monde possible sur le terrain est bienvenue.. sans faire n’importe quoi cela dit, tout est expliqué sur le site internet vigie-ciel

Et il en tombe beaucoup de météorites ?

Toutes les nuits, mon cher ! Mais ces visiteuses extra-terrestres n’atteignent pas forcément à chaque fois la surface de la Terre, elles se désintègrent avant, quand elles ne finissent pas dans les océans. En France, ça se compte sur les doigts d’une main chaque année, et encore, quand on les retrouve : l

a dernière c’était en 2011, la célèbre et véritable histoire d’un morceau de cinq kilogrammes sur le toit de... madame Comette !

Un bout pour le XXIe siècle donc… 

Au XXe siècle, on a collecté 10 cailloux, et 45 au XIXe siècle : les gens passaient plus de temps dehors. 

Et c’est dommage que ça baisse parce que c’est important de récupérer des météorites, témoins de la formation du système solaire il y a 4,5 milliards d’années, et dont la composition - un condensé de tout ce qui fait la Terre – est figée à cette époque, avec des informations sur la pression, les températures, l’oxygène. Peut-être même ont-elles apporté les molécules du vivant sur notre planète ? Des pierres précieuses, je vous le disais, alors chasseurs-cueilleurs dans l’âme, ouvrez l’œil et manifestez-vous !