Des écoles pour former à l'écologie ©Getty -  PamelaJoeMcFarlane
Des écoles pour former à l'écologie ©Getty - PamelaJoeMcFarlane
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Résumé

Mais oubliez la classique tables/chaises et au tableau, non, à l’école où nous sommes on bêche, on plante, on scie, et on répare même les vélos ! Elle ouvre l’horizon des métiers liés à l’environnement. Filière d’avenir si l’on en croit un rapport de plusieurs ONG qui parle d’1 million d’emplois créés d’ici 2050 !

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"Bienvenue à l’école de la transition écologique", titre le site WeDemain, qui m’a fait découvrir cette école d’un nouveau genre : elle accueille des jeunes décrocheurs, déscolarisés, des étudiants perdus, et d’autres, un peu plus âgés en reconversion professionnelle… 

Elle leur ouvre l’horizon des métiers liés à l’environnement. Filière d’avenir si l’on en croit un rapport de plusieurs ONG qui parle d’un million d’emplois créés d’ici 2050 en France. 

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Et qu’y apprend-on alors dans cette école ?

4 min

Cela dépend de là où vous êtes : à Montarnaud par exemple dans l’Hérault, c’est plutôt spécialité agriculture biologique et assainissement naturel. 

A Paris, réparation de vélos et énergies renouvelables, dans les Deux-Sèvres à Argentonnay, on est branchés éco-construction, et à Lahage en Haute Garonne, menuiserie, (et maraîchage à venir). 

C’est là à Lahage, 40km au sud-ouest de Toulouse que l’école de la transition écologique, diminutif "ETRE", a été fondée par un enfant du pays comme on dit, enfin, du village, Frederick Mathis qui galérait, je n’ai pas d’autre mot, à intéresser à l’environnement les jeunes décrocheurs qu’il rencontrait dans les quartiers de la ville rose

Il y a 4 ans, tout le monde au vert, voici un premier groupe de quinze les pieds dans la boue, et curieux, cette fois. Ils écoutent les bénévoles et retroussent volontiers leurs manches. Janna, Célia et Bérénice témoignent cette année contentes d’avoir "beaucoup d’autonomie et le sentiment de faire quelque chose d’utile". 

60 personnes sont passées dans les 5 écoles existantes aujourd’hui, sachant que d’autres doivent ouvrir, l’objectif c’est une par département. Gratuites, je le précise, les régions financent majoritairement. 

Mais on en sort avec des diplômes ?

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Non, ce sont des formations ou des chantiers (9 mois maximum), de préqualifications pour un CAP ou un BTS par exemple, une sorte d’étape pour ces jeunes aux parcours parfois complexes, peut-être une nouvelle fenêtre qui s’ouvre. 

D’ailleurs, certains ont pu être embauchés directement, comme Jason 21 ans, aujourd’hui agent d’espaces verts d’une commune. Démarche bienvenue, donc, pour semer de toute façon les problématiques ET les solutions liées à la transition écologique. 

Car du côté des formations officielles, je rappelle qu’en ce qui concerne les études supérieures, 11% d’entre elles seulement aborderaient ces thématiques de façon obligatoire