La fête du pollen ©Getty - Hannes Kutza / EyeEm
La fête du pollen ©Getty - Hannes Kutza / EyeEm
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Résumé

Youhou ! À nous le nez qui coule, les éternuements, la gorge qui gratte, les yeux qui pleurent ou gonflent, la fatigue, et, bien sûr, le fameux "c’est le pollen j’suis allergique" entendu 50 fois par jour.

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La fête du pollen, oui, celui des graminées avec une carte de France établie par le réseau national de surveillance aérobiologique presque toute rouge, aux 3/4, orange pour le reste, c’est-à-dire risque très élevé ou élevé. Ça vole de partout, comme une sorte de nuage, invisible, mais aux terribles effets, les graminées étant dans le top 4 des végétaux les plus allergisants avec l’ambroisie, le cyprès et le bouleau.

Rappelez-nous ce que sont les graminées ?

Une famille de plantes à fleurs organisées en tout petits épis, rien à voir avec les fleurs à pétales plus classiques … Des milliers d’espèces, connues aussi sous le nom de "poacées", qui vont des céréales, comme le blé, le maïs ou l’orge, à ce qu’on appelle communément l’herbe qui regroupe en fait un tas de graminées, dont la spécificité est de produire un pollen dispersé par le moindre coup de vent, très léger, une sorte de mini ballon de football de 50 microns, l’épaisseur d’un cheveu. 

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La concentration de ces pollens dans l’air est au maximum depuis quelques jours car la floraison est en cours, elle explose même avec la chaleur et le soleil après la pluie du mois de mai… Et ça va durer tout le mois de juin, peut-être même jusqu’à la mi-juillet, de quoi ravir les allergiques, nombreux puisque nous sommes presque 1 sur 3 dans les pays occidentaux, et bientôt 1 sur 2, la moitié de la population, en 2050, d’après l’Organisation mondiale de la santé : ça ne cesse d’augmenter avec la quantité de pollens dans l’air plus importante avec le réchauffement climatique.

Et pourquoi le pollen déclenche-t-il des allergies ?

Alors il faut imaginer que dès qu’il entre dans nos yeux, notre bouche, notre nez, c’est l’ennemi à abattre pour notre système immunitaire, totalement surpris par cette intrusion en masse et non annoncée. Donc il se met en mode défense totale, d’où le nez qui coule, les yeux qui piquent, la toux ou les atchoum : on essaie de s’en débarrasser, de l’évacuer. Et les effets peuvent être sérieux, ça va jusqu’à de l’asthme. 

Pour limiter les risques, en amont des traitements médicaux, et des sprays ou sérums, on évite bien sûr de gambader dans une prairie ou, en ville, de courir en plein milieu de la journée, quand les pollens volent le plus. On ne fait pas non plus sécher son linge dehors, et on se rince les cheveux si possible le soir avant de se coucher car ils emprisonnent le pollen. Le masque reste un allié. Il existe enfin des applications pour vous faire des prévisions pollen personnalisées.