Le diable de Tasmanie est de retour ©Getty - Shirlyn Loo
Le diable de Tasmanie est de retour ©Getty - Shirlyn Loo
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Résumé

Les revoilà, donc, en Australie continentale (la grande île), alors qu’ils en avaient disparu il y a 3.000 ans, décimés par les dingos. Des revenants donc ce matin à l'honneur.

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Oui et je vais utiliser un souvenir de jeunesse pour vous faire deviner de quels revenants on parle, c’était à la télé dans les années 1990 et attention… ça peut surprendre au réveil ! 

Extrait de Taz :

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Voilà vous aurez évidemment reconnu le diable de Tasmanie, Taz dans le dessin animé. Mais c’est bien de ceux en chair et en os que je vous parle ce matin. Car les revoilà, donc, en Australie continentale (la grande île), alors qu’ils en avaient disparu il y a 3.000 ans, décimés par les dingos. 7 marsupiaux sont nés il y a quelques jours dans le parc naturel de Barrington Tops à 260 km au nord de Sydney, dans un espace protégé de 400 hectares où 26 diables de Tasmanie avaient été relâchés en octobre dernier, ils se sont donc visiblement très bien faits/adaptés aux lieux, n’est-ce pas... 

Et pour quelle raison ont-ils été réintroduits en Australie continentale ?

Pour y recréer une population, car là où il y en a encore aujourd’hui – en Tasmanie - ils sont en voie d’extinction en raison d’une épidémie de cancer, figurez-vous, contagieux chez les diables de Tasmanie : une tumeur faciale incurable qu’ils se transmettent en se mordant, et qui, depuis son apparition en 96, a décimé 85% d’entre eux, on est passé de 150.000 à 25.000. Le programme a donc pour objectif de ne pas laisser sarcophilus harrisii s’éteindre, avec une population de réserve sur le continent, qui pourra en plus protéger les lieux d’autres espèces, car le diable de Tasmanie malgré ses 8 kg tout mouillés est un prédateur de pointe. Les renards et chats sauvages qui font des ravages sur la faune n’ont qu’à bien se tenir. 

Les programmes de réintroduction sont donc efficaces ?

Il faut rester prudents parce qu'il arrive que les animaux réintroduits ne fassent quand même pas le poids une fois sortis des espaces protégés face à la prédation bien sûr, au braconnage, aux maladies, c’est pour ça que les phases d’adaptation sont très longues. Sans parler des tensions que ça peut susciter parfois, comme l’ours et le loup en France.

Le loup cela dit emblème d’une réintroduction réussie aux Etats-Unis, il y a bientôt 30 ans dans le parc de Yellowstone avec des effets incroyables parait-il et en cascade : végétation régénérée, donc retour de certains oiseaux, et des castors, bons pour l'eau, etc etc. 

Le journal Le Monde racontait aussi lundi le retour gagnant du condor de Californie, bref, ça peut être positif ! Il y a donc de l’espoir pour le diable de Tasmanie, dont le cri le vrai, le voilà, et va vous donner des frissons /// SON CRI ///  oui ça fait très mal aux oreilles, je vote donc pour ce bon vieux Taz à la télé !

Références

L'équipe

Camille Crosnier
Production