"Protégeons le putois", animal menacé. Ici une jeune femelle en septembre 2020 à Chamalières lors d'une intervention de "Panse-Bêtes", une association de sauvegarde des animaux.
"Protégeons le putois", animal menacé. Ici une jeune femelle en septembre 2020 à Chamalières lors d'une intervention de "Panse-Bêtes", une association de sauvegarde des animaux.
"Protégeons le putois", animal menacé. Ici une jeune femelle en septembre 2020 à Chamalières lors d'une intervention de "Panse-Bêtes", une association de sauvegarde des animaux.  ©Maxppp - Richard BRUNEL
"Protégeons le putois", animal menacé. Ici une jeune femelle en septembre 2020 à Chamalières lors d'une intervention de "Panse-Bêtes", une association de sauvegarde des animaux. ©Maxppp - Richard BRUNEL
"Protégeons le putois", animal menacé. Ici une jeune femelle en septembre 2020 à Chamalières lors d'une intervention de "Panse-Bêtes", une association de sauvegarde des animaux. ©Maxppp - Richard BRUNEL
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Résumé

Le putois n’est pas un mauvais bougre, il faut même s’en soucier, d’après la Société française pour l’étude et la protection des mammifères, qui va lancer une campagne de sensibilisation dans les jours qui viennent avec la formule sobre mais non moins sincère « Protégeons le putois » !

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Et ne commencez pas à froncer les sourcils en imaginant la mauvaise odeur (et regrettant la lavande d’hier) parce que franchement : QUI a déjà senti, dans la vraie vie, un pet de putois ?

Pardon, mais il est important de savoir de quoi on parle avant de dénigrer l’animal. Alors ce n’est pas une légende, cela dit, le mustélidé a été baptisé « putorius » (du latin putor, puanteur) en 1758, parce qu’il est capable de dégager une odeur fétide, oui… mais à certains moments uniquement ! 

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Gros coup de stress, ou gros coup de pression face à l’adversaire : il veut marquer son territoire et éloigner le potentiel envahisseur, sans avoir à se battre, pas de violence physique, c’est malin… Le putois n’est pas un mauvais bougre, il faut même s’en soucier, d’après la Société française pour l’étude et la protection des mammifères, qui va lancer une campagne de sensibilisation dans les jours qui viennent avec la formule sobre mais non moins sincère « Protégeons le putois » !

Mais que lui arrive-t-il alors à ce pauvre putois ?

Le classique déclin de population… Pas de chiffres officiels – c’est vous dire à quel point il intéresse les autorités – mais les observateurs sont formels : il y en a de moins en moins, partout en France, et particulièrement dans l’ouest (Normandie, Bretagne, Nouvelle Aquitaine), où leurs habitats, les zones humides, se raréfient, à cause de l’urbanisation ou de l’agriculture intensive qui en plus les tue sur la route, pour l’une, et les empoisonne, pour l’autre. Le putois est également toujours classé dans les espèces chassables, et « susceptibles d’occasionner des dégâts », terme légal pour qualifier les nuisibles… Cela alors que lesdits dégâts seraient infimes. Au contraire ! Il est un bon allié dans les champs puisque prédateur de rongeurs invasifs comme les campagnols ou rats musqués, les lapins de Garenne aussi… Il mange même les animaux malades ou les carcasses.

C’est donc une sorte de « nettoyeur » !!

Oui ET une espèce parapluie, plein d’autres animaux vivent grâce à lui et son habitat. Oubliez aussi la réputation de violeur, pointée en mars par le New York Times qui dénonçait le comportement du personnage de dessin animé Pépé le putois. C'est une mouffette figurez-vous, le putois est en rut avec deux femelles maximum (qui vont d'ailleurs donner naissance à leur portée annuelle en mai). Et lui n'a pas de rayures blanches sur le dos. C'est à son masque sombre de bandit autour des yeux qu'on le reconnait, qui lui donne plutôt un petit air de Zorro ! Mais pas sûr, là, d'être vainqueur à la fin...

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L'équipe

Camille Crosnier
Production