Avec "Famicom Detective Club", Nintendo veut repopulariser un genre méconnu en occident du jeu vidéo - Nintendo
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Résumé

"Visual quoi ?" diront la plupart des joueurs, quand les plus érudits hocheront la tête d'un air entendu. Il faut dire qu'en-dehors du Japon, ce sous-genre du jeu vidéo d'aventure peine à s'imposer. Mais quand c'est le poids lourd Nintendo qui décide de le (re)populariser, tout peut basculer...

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Le "visuel novel", ou "roman vidéoludique" en bon français, ou "bijuaru noberu" en japonais, est une sous-catégorie du jeu d'aventure particulièrement populaire au Japon, où il en sort des dizaines et des dizaines chaque année depuis la fin des années 80.

Un genre aux codes bien particuliers

Comme son nom l'indique, il est principalement basé sur le texte, sur l'écriture, et on peut en gros dire que c'est un scénario de film interactif, agrémenté d'images plus ou moins animées, très influencées par le manga, avec même un doublage vocal pour les plus grosses productions. Pour l'aspect jeu vidéo, cela se résume le plus souvent à des choix d'actions ou de dialogues à des moments clés, qui peuvent soit mener à différents dénouements, soit simplement faire progresser le joueur vers un fin prédéterminée.

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Bref, c'est comme les "Livres dont vous êtes le héros", en version améliorée. Des jeux très populaires au Japon, mais nettement moins chez nous, pour des raisons diverses. Culturelles notamment, le concept ayant toujours du mal à plaire au grand public en Europe... Économiques aussi, puisqu'une immense partie de ces jeux sont produits par des amateurs ou des petits studios, qui n'ont pas forcément les moyens d'investir dans une traduction coûteuse pour exporter leurs productions.

Un problème que n'a pas Nintendo, géant mondial du jeu vidéo qui a pourtant, lui aussi, produit des "visual novels" dans les années 80. En 1988 et 1989, il a ainsi développé deux jeux intitulés "Famicom Detective Club"... Deux jeux dont Nintendo a décidé, à la surprise générale, de réaliser deux remakes tout juste sortis sur Switch

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Deux pépites du genre

Les deux jeux, "The Missing Heir" et "The Girl Who Stands Behind", mettent en scène un même personnage principal : le jeune assistant d'un détective privé de Tokyo. Et dans le premier jeu, il a oublié jusqu'à son propre nom.

Très vite, votre héros va rencontrer le majordome de la famille Ayashiro, un vieil homme affable qui assure l'avoir engagé pour enquêter sur une mort mystérieuse, juste avant qu'il perde la mémoire. C'est le début d'un jeu de massacre digne d'Agatha Christie ou de Dario Argento, puisque plus l'enquête avance, plus les cadavres se multiplient, réveillant des secrets bien gardés mais aussi les rumeurs sur une ancienne malédiction familiale.

Le résultat, ce sont deux excellents "visual novels" joliment remis au goût du jour, avec les qualités et les défauts typiques du genre : d'un côté, un scénario haletant et une jouabilité hyper accessible, même pour les débutants en jeu vidéo ; de l'autre une certaine rigidité dans la progression, où l'on finit parfois par essayer toutes les options possibles jusqu'à trouver un peu au hasard celle qui fait progresser le récit.

Reste que les deux histoires sont bien menées et raviront les fans de romans policiers. On pourra juste regretter que Nintendo n'ait pas poussé l'ouverture jusqu'à traduire intégralement le jeu en français (pour l'instant, le texte est uniquement en anglais).

🎮 "FAMICOM DETECTIVE CLUB" - Disponible sur Switch

Merci à Xavier Demagny et Victor Vasseur pour le doublage des voix

Références

L'équipe

Olivier Bénis
Olivier Bénis
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Production
Olivier Bénis
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