Dans "Genesis Noir", vous devez empêcher le meurtre d'une chanteuse de jazz... et accessoirement la création de l'univers - Fellow Traveller
Dans "Genesis Noir", vous devez empêcher le meurtre d'une chanteuse de jazz... et accessoirement la création de l'univers - Fellow Traveller
Dans "Genesis Noir", vous devez empêcher le meurtre d'une chanteuse de jazz... et accessoirement la création de l'univers - Fellow Traveller
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Résumé

Cette semaine, il va falloir s'accrocher, avec un jeu aussi magnifique que difficile à suivre. Une expérience artistique fascinante qui raconte comme un polar l'histoire de la création de l'univers... En toute simplicité.

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"Genesis Noir" s'ouvre par ces quelques phrases assez énigmatiques :

"Parfois, la réalité est trop complexe pour votre seule perception visuelle. Selon la théorie des cordes, l'espace-temps contiendrait cinq fois plus de dimensions que celles que vous appréhendez.

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À quoi ressemble véritablement la réalité ? Qu'existait-il avant que le Big Bang n'engendre l'univers ? Ces questions sont sans réponse. Mais l'imagination matérialise l'inconnu grâce à des mythes.

De cette brume impénétrable se dégage un monde aux contours familiers. Votre esprit transforme ces volutes de fumée préternaturelle en être de chair, d'acier, et de béton. Votre expérience redéfinit le monde et lui donne sa forme éternelle.

Vous lui donnez un nom.

Vous l'appelez : la Constante."

Fondu au noir, et long travelling vers une ville en noir et blanc. Dans la rue entre le Constant Club et le restaurant Hopper (comme Edward), il y a le personnage que vous incarnez dans "Genesis Noir" : un type douteux vêtu d'un imperméable et d'un chapeau mou, qui refourgue des montres à l'origine douteuse aux passants. Un détective privé dans la dèche jusqu'au cou.

Son espoir d'une vie meilleure, c'est Miss Mass, brillante chanteuse du club d'à côté. Un soir où il tentait de noyer ses soucis dans l'alcool, le protagoniste et elle sont tombés amoureux. Mais le saxophoniste star du Constant Club, un dénommé Golden Boy, ne l'entend pas de cette oreille.

Un soir, Miss Mass appelle le détective à l'aide. Lorsqu'il arrive sur place, il trouve Miss Mass tremblant de peur dans son lit, face à Golden Boy qui la met en joue... Et tire. Le temps s'arrête. La déflagration se fige. Il va falloir trouver un moyen d'empêcher le drame qui se joue.

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Un polar (vraiment) universel

C'est là que ça se corse. Imaginez maintenant que les protagonistes de notre histoire soient en fait des êtres cosmiques, présents bien avant la création de notre univers. Le coup de feu tiré par l'un de ces dieux, c'est le Big Bang : pour Miss Mass, c'est la fin ; pour notre univers, c'est le début. Le truc, c'est que votre protagoniste peut se mouvoir autant dans l'espace que dans le temps.

Et c'est ce qu'il va faire pour tenter de sauver son idole : essayer de créer un trou noir suffisamment puissant pour absorber l'explosion originelle. Pour y parvenir, il va lui falloir trouver des pièces dans la chronologie née du Big Bang. Se faisant, il va assister à la naissance des étoiles, des planètes, et même de la vie... Et finir par se demander s'il a bien le droit d'annuler toute l'existence, même par amour.

Une expérience déroutante

Mais qui, étrangement, elle fonctionne de manière parfaitement harmonieuse. "Genesis Noir" est un ovni, une création vidéoludique certes, mais qui n'a finalement que peu de rapport avec un jeu vidéo : on y progresse en tâtonnant, en expérimentant avec les énigmes métaphysiques qui nous tombent dessus. Ici, tout est métaphore, les plus grands concepts sont ramenés au scénario d'un film noir (d'où le nom du jeu) et tout est prétexte à nous faire jouer avec l'histoire de notre univers (rien que ça).

On est à mi-chemin entre la vulgarisation scientifique et la peinture abstraite. "Genesis Noir" a un style visuel élégant et épuré, avec son noir et blanc régulièrement aspergé de touches dorées. C'est un jeu qui fait de la poésie avec l'astrophysique, de la peinture avec les corps célestes, du jazz avec les équations. Ça ne plaira pas à tout le monde, ça parlera sans doute plus aux amateurs de création artistique et aux fans de Stephen Hawking qu'aux joueurs... Mais c'est le genre de jeu qui fascine : ne serait-ce que parce que, comme pour notre univers, son existence même est improbable.

🎮 "GENESIS NOIR" - Disponible sur PC, Mac, Switch et Xbox One

Merci à Sophie Bécherel pour le doublage des voix

Bonus : les premières minutes du jeu en vidéo