Dans "The Darkside Detective", les enquêtes sont aussi fantasques que fantastiques
Dans "The Darkside Detective", les enquêtes sont aussi fantasques que fantastiques
Dans "The Darkside Detective", les enquêtes sont aussi fantasques que fantastiques - Spooky Doorway
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Résumé

Direction la ville imaginaire de Twin Lakes, qui affiche le taux annuel de phénomènes paranormaux le plus élevé des États-Unis, pour une série de petites enquêtes réjouissantes pleines de pixels, de références aux comédies fantastiques des années 80 (comme "SOS Fantômes" ou "Gremlins") et de vannes bien placées.

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À Twin Lakes, on peut croiser des fantômes plus ou moins sympas, des portails interdimensionnels dans le métro, des lutins malveillants, le monstre (délocalisé) du Loch Ness, des momies qui s'évadent de leurs sarcophages mais aussi et surtout le détective Francis McQueen, patron de la "Darkside Division". Un département qui, il faut bien l'avouer, ressemble beaucoup à un placard, partagé avec son seul subordonné, l'officier Patrick Dooley, qui n'est pas un cadeau non plus.

Ensemble, ils vont tenter laborieusement de résoudre les enquêtes les plus loufoques, celles pour lesquelles Mulder et Scully ne font même pas le déplacement. Comme retrouver une petite fille de 7 ans coincée dans une autre dimension à cause d'un livre "L'Occultisme pour les Nuls". Ou résoudre les conflits de voisinage entre les spectres d'écrivains célèbres. Ou remettre en route le trafic dans une station de métro bloquée par un train (littéralement) fantôme.

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Et ce n'est que le début, au grand dam de Francis McQueen, de plus en plus dépité face à la bêtise de ses concitoyens et aux cataclysmes quotidiens auxquels ils échappent sans même s'en rendre compte.

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Un succès inattendu et mérité

Au départ, "The Darkside Detective" était une simple démo développée en huit heures pour une gamejam (ces événements festifs où des créateurs s'amusent à bricoler des jeux vidéo en un temps limité) en Irlande. Publiée sur Internet, cette toute première enquête de Francis McQueen a tellement plu aux joueurs qu'ils ont réclamé et obtenu un jeu complet, en 2017, des épisodes bonus, des traductions dans plusieurs langues (dont le français) puis carrément une suite financée par les fans eux-mêmes, qui vient tout juste de sortir.

Et tant mieux, car les deux jeux sont de petits bijoux. Ils sont certes bourrés de références à la pop culture, mais ne sont heureusement pas une simple collection de clins d'œil : le plus bel hommage à ces inspirations, ils le rendent en étant eux-mêmes bourrés d'idées rigolotes et de moments hilarants, dans une ambiance pince-sans-rire très british, digne des Monty Python ou du créateur du Disque-Monde, Terry Pratchett (qui fait d'ailleurs une savoureuse apparition dans le premier jeu au milieu de plein d'autres auteurs décédés mais très bavards).

Les enquêtes proposées sont courtes, souvent faciles à résoudre, mais l'intérêt est ailleurs : on a sans cesse envie de cliquer sur tout et n'importe quoi, juste pour tomber sur un échange improbable ou une réplique bien sentie.

Formidablement écrit, rempli de personnages et de situations irrésistibles, l'univers de "The Darkside Detective" est un bonheur à parcourir sourire aux lèvres. Il prouve, 30 ans après de prestigieux ancêtres comme "Day of the Tentacle" ou "Monkey Island" que bien manié, l'humour dans le jeu vidéo est une arme bien plus tranchante que l'épée.

🎮 "THE DARKSIDE DETECTIVE" - Disponible sur PC, Mac, Xbox, PlayStation 4, et Switch

Merci à Julien Baldacchino, Mathilde Romagnan et Nicolas Sabba pour le doublage des voix

Bonus : les premières minutes du jeu en vidéo

Références

L'équipe

Olivier Bénis
Olivier Bénis
Olivier Bénis
Production
Olivier Bénis
Olivier Bénis