Gramsci, marxiste et inspirateur de la droite

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Avec
  • Gaël Brustier Chercheur en science politique, membre de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation jean Jaurès
Pier Paolo Pasolini devant la tombe d'Antonio Gramsci au cimetière des Anglais de Rome
Pier Paolo Pasolini devant la tombe d'Antonio Gramsci au cimetière des Anglais de Rome
© PD-ITALIA

Un monde se meurt et un autre tarde à naître. Dans cet entre-deux où peuvent se produire les phénomènes les plus morbides, quelques-uns, à droite de la droite, et depuis deux générations, lisent les « Cahiers » et les « Ecrits de prison » de Gramsci, y cherchant des méthodes pour redevenir des acteurs de l’histoire. Comment passer d’une situation minoritaire à une hégémonie culturelle et une fois qu’on a répandu dans les têtes sa vision du monde, comment cueillir le pouvoir ?

En revanche, Gramsci est moins lu à gauche qu’autrefois. Le marxisme n’a plus la cote et la lecture non plus.

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Gramsci a été l’un des animateurs du premier Parti communiste italien ; sa vie politique a été interrompue net par le fascisme. Après son arrestation, à 35 ans, il a passé le reste de sa vie en prison : un vrai calvaire où il a perdu la santé mais pas l’espoir. Le procureur aurait dit à son procès : « Il faut réduire ce cerveau au silence » . Mais l’homme était convaincu qu’il n’y a pas de fatalité en histoire ou que du moins, avec une volonté tenace, on peut la retourner. A condition d’inventer les concepts et les leviers qui conviennent. Et, en ce domaine, il a été inventif.

Quoi de neuf ? Le vieux Gramsci…

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