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Élisée Reclus en Suisse en 1872
Élisée Reclus en Suisse en 1872
© domaine public

Les occupants de la ZAD de Notre Dame des Landes ou des forêts de Sivens dans le Tarn et de Roybon dans l’Isère sont tour à tour traités par ceux qui ne les aiment pas de… hippies, de Pink Floyd quand ce n’est pas, dans un registre plus contemporain, de djihadistes !

Ils préfèrent, de loin, qu’on les traite d’anarchistes : ils se targuent d’ailleurs d’un fonctionnement décentralisé et anti-hiérarchique. L’historien, de son côté, note qu’écologie et anarchie, rapprochées aujourd’hui dans les pays occidentaux, y ont déjà émergé à la même époque, au milieu du XIXe siècle.

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Pour autant, les deux mots vont-ils si bien ensemble ? L’écologie est une science qui ne devient que tardivement un mouvement politique. Les anarchistes se méfient des idées qui recherchent l’amélioration du comportement de l’homme sans s’attaquer en même temps à l’exploitation de l’homme. Eux-mêmes ont souvent considéré la terre comme une usine, la production comme un objectif premier alors que "la sobriété heureuse" chère aux écologistes était davantage prêchée par des auteurs d’origine chrétienne, de Thoreau à Illitch, en passant par Ellul.

Le rapprochement de l’écologie et de l’anarchie s’opère aujourd’hui dans des luttes communes, c’est une idée très présente mais n’est-ce pas aussi une "idée reçue" ?

Références

L'équipe

Jean Lebrun
Production
Jacques Sigal
Réalisation
Ilinca Negulesco
Collaboration
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