Reconstitution de la bataille de Hastings, le 14 octobre 2001, dans les douves du château de Guillaume le Conquérant à Falaise, où un village normand du XI siècle a été recréé. ©AFP - MYCHELE DANIAU
Reconstitution de la bataille de Hastings, le 14 octobre 2001, dans les douves du château de Guillaume le Conquérant à Falaise, où un village normand du XI siècle a été recréé. ©AFP - MYCHELE DANIAU
Reconstitution de la bataille de Hastings, le 14 octobre 2001, dans les douves du château de Guillaume le Conquérant à Falaise, où un village normand du XI siècle a été recréé. ©AFP - MYCHELE DANIAU
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Résumé

La reconstitution est une manière nouvelle de vivre l’histoire pour les générations qui n’ont pas connu les guerres. Mais l’aspect sportif est important. Et le ludique le dispute au didactique. Cela a toujours été excitant de jouer au mort.

avec :

Eric Teyssier.

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  Les origines immédiates des mouvements de reconstituteurs sont à rechercher du côté des Etats-Unis et du Royaume Uni : dès les années 1960, on y a repris les combats de la Guerre de Sécession ou ceux des armées de Cromwell et de Charles Ier. La  France a été gagnée plus tardivement mais aujourd’hui, on ne parvient plus à compter les groupes d’amateurs. Ils sont des centaines. Les reconstituteurs romains sont légion, les gaulois doivent être fatalement aussi nombreux, le Moyen Age attire encore davantage puis vient évidemment l’époque révolutionnaire et impériale. Les deux guerres mondiales mobilisent beaucoup, on ne s’en étonnera pas. La tendance est cependant à la diversification : quelques mérovingiens viennent même de surgir des temps obscurs.

 La reconstitution de combats n’a pas exactement les mêmes fonctions que les fêtes de restitution de la vie ancienne que donnent depuis longtemps villages et villes. Le Puy du Fou n’est pas non plus le modèle. Néanmoins, dès lors que les groupes en viennent à donner des spectacles, ils sont gagnés par une certaine professionnalisation. Le goût qu’ils cultivent  pour la précision et la justesse les y prépare. En avril, à Nîmes, chaque année, ils sont 500 et ils savent maintenant recevoir et retenir plus de 30 000 spectateurs.

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 La reconstitution est une manière nouvelle de vivre l’histoire pour les générations qui n’ont pas connu les guerres. Mais l’aspect sportif est important. Et le ludique le dispute au didactique. Cela a toujours été excitant de jouer au mort.

Le Festival Historia de Strasbourg

Les Grands Jeux Romains - 29, 30 avril et 1er mai à Nîmes

Références

L'équipe

Jean Lebrun
Production
Audrey Ripoull
Réalisation