France Inter
France Inter
Publicité
Résumé

La vie raconte un soldat arménien sauvé par un cahier de prière et une croix d'un e balle tirée au coeur par un ennemi azeri. L'Obs raconte un chinois pagnolesque et octogénaire, qui traduit nos chefs d'oeuvre.... même les descriptions de Victor Hugo.

En savoir plus

On parle de l'espace ce matin...

Dans toutes ses dimensions, et même gastronomiques, puisque Thomas Pesquet emportera dans ses bagages demain des portions sous vide sous vide de bon boeuf bourguignon découpé après cuisson en petits morceaux de 1 cm pour faciliter la dégustation là-haut -et cette joie à venir fait la Une du Bien public où l'on apprend aussi  par l'ancien astronaute Jean-François Clervoy que dans l'espace il faut manger les plats en sauce, car la sauce fait office de colle et empêche les aliments de s'égailler dans l'apesanteur... Presse océan nous apprend que dans la station spatiale internationale, Tomas Pesquet, fera pousser des fleurs, c'est le projet de jeunes nantais et toulousains qui dans une capsule logeront cinq graines d'oeillet d'inde et l'enverront à Thomas le 1er aout via space X, à charge pour lui de les hydrater à la seringue... 

Mais l'espace n'est pas seulement un jardin, il est aussi l'opportunité du capitalisme, on y enverra affirment les echos les premiers touristes cette année, et l 'express, passionnant, nous le raconte comme le far west de ces start-ups qui optimisent le service des satellites désormais pas plus gros qu'un réfrigérateur. Il faut lire la routine du satellite Yam 2, (Yam étant l'acronyme de yet another mission, encore une mission) d'une start-up franco américaine, loft orbital, pour comprendre ce que nous projetons 500 kilomètres plus haut. Yam 2 en une rotation survole la mer de Barents pour mesurer les dérives glaciaires, commande d'un client russe, puis passe en Sibérie au dessus d'un pergélisol - un sous sol gelé, dont le réchauffement inquiète les autorités, puis s''en va surveiller des infrastructures gazières, puis fait de la surveillance maritime au dessus de la Corée, vérifie la déforestation en Indonésie, et enfin la sécheresse des parc nationaux en Australie occidentale... Et puis repart pour  une autre rotation. 

Publicité

Et pourtant, il nous reste du rêve... Au-delà de ces satellites commence, se poursuit la voie lactée ses étoiles naines rouges ses blanches ses bleutées orangées, la voie lactée dont nous ne pouvons que deviner la forme, tels des escargots cherchant la géographie d'une forêt en rampant au pied des arbres... ou si vous préférez, imaginez que la voie lactée soit un oeuf sur le plat, nous terriens du soleil vivrions dans le blanc... L'image est offerte dans le point par une astronome nommée Céline Reylé qui construit une cartographie de l'espace sur laquelle l'informe le satellite d'observation Gaia, ce sont des chiffres pour appréhender l'immensité qu'elle essaye de nous traduire... Tiens  une autre image il faudrait faire voyager un engin mille ans à la vitesse de la lumière, le faire sortir la voie lactée, et là, avec une perspective, on prendrait une photo, et un enfant pourrait compter les bras de notre voie lactée qui a la forme d'une ellipse... 

On voudrait être cet enfant... La Croix et le site internet de la Vie interrogent deux petits d'hommes qui sont allés là-haut, Jean-François Clervoy, celui qui mangeait en sauce dans le bien public, a gardé des navettes spatiales la certitude que nous devrons quitter la terre belle et fragile, dans quatre milliards d'années, la terre ne sera plus habitable

-lisez déjà pour vous préparer la livraison du Un cette semaine vouée à Mars qui est notre nouvelle frontière. La Vie elle est allé voir Philippe Perrin qui emmena dans la station spatiale une petite statuette de la vierge, la banalité du retour sur terre a asséché sa foi, il en garde une forme de regret, il compte lui aussi sur Mars pour retrouver la spiritualité de l'espace, peut-être de la vie.

Et on parle aussi d'un miracle. 

Et la Vie encore nous dit une petite croix qui a sauvé la vie de Sayat Terzyan, soldat arménien de la guerre perdue dans le haut Karabakh...  En octobre dernier, un soldat azéri lui titrait dessus, la balle, a pénétré son uniforme à la poitrine et a laissé un trou à l'horizontale du coeur, mais elle a été freinée d'abord par un carnet de prières, que Sayat portait dans une poche, carnet  que son père avait déjà emmené à la guerre il y a trente ans, et la balle freinée a ensuite ensuite été déviée par la petite croix qui s'est brisé sous le choc, tandis que la balle s'en allait sans grand dégât finir dans l'épaule de Sayat, qui de belliqueux garçon qu'il était, apprend la douceur de ceux qui savent que la vie est un don... 

Le Monde  nous dit la douceur malaisée de la mort qu'on choisit, accompagnant en Suisse un couple d'allemands, Thomas et Doris,  trente ans de mariage et de confiance, Doris atteinte d'un cancer de la maladie de parkinson, ne voulait pas finir en dépendant de Thomas, elle ouvrira elle-même c'est la règle la perfusion de Pentorbital qui en deux minutes arrêtera son coeur, dans un petit appartement près de Bâle loué par une association, dans une zone industrielle, entre une scierie et une fabriquant de pizzas à emporter, mais seuls ceux qui ont la vie devant eux se préoccupent du décor, dit la doctoresse Preisig, qui accueille les touristes d ela mort, quand son engagement lui pèse trop, la doctoresse marche dans ses montagnes... 

La Provence raconte l'impasse de l'enquête judiciaire sur l'assassinat revendiqué par Daesh  de deux cousines, Laura et Mauranne, devant la gare saint charles à Marseille en octobre 2017, l'assassin Ahmed Hannachi, ivre de chants djihadistes, fut abattu sur place, mais les familles espéraient qu'un procès se tienne où comparaitrait son frère Anaïs, qui sur les réseaux sociaux étalait son envie de violence et sa haine de la France, était il l'inspirateur de son frère. Les juges d'instruction n'(ont pas osé l'envoyer aux assises, encore une histoire de procès qui n'aura pas lieu... 

Hier je vous racontait, d'après l'Indépendant la douleur d'une famille de Canet en Roussillon, qui pleurait Paul, assassiné à Reims, un homme doux, homosexuel, qui s'habillait en femme seulement chez lui et s'était caché toute sa vie... ce matin, l'union me dit une manifestation d'hommage qui s'est tenue à Reims, mais ici Paul est appelé Paula, ainsi voulait-il qu'on le nomme, une femme transgenre et non pas paul le travesti... On contemple la perception d'un être humain d'un bout de la france à l'autre, hier parlant de Paul, ai-je eu tort, mais devant qui m'excuser.  

On parle enfin de Joe Biden... 

Biden, qui nous dit le figaro veut reprendre la tête du combat mondial pour le climat, Biden qui nous dit l'Obs doit etre comparé à Franklin Delano Roosevelt  pour son plan de relance et son choix de remettre l'etat dan le combat économique... Oui mais avant les intentions il y a les moyens, et dans l'Opinion, qui traduit le Wall street journal, vous lirez  que l'arme de l'Etat états-uniens, l'Internal revenue service, les services fiscaux qui doivent ramener le nerf de la guerre et redistribuer aux américains les chèques ou les crédits d'impôts de la relance, l'IRSQ donc est au bord du gouffre et espère parfois que les fraudeurs ne se rendent pas compte qu'ion ne vient plus les contrôler... L'Etat est-il une simple idée...

En France, révèle le figaro, le gouvernement a décidé de renforcer son outil en notant les préfets;, selon leur zèle et leur efficacité à mettre en place les réformes importantes, la lutte contre les violences faites au femmes, la rénovation énergétique, le plan vélo... 

Allons; Tout n'est pas qu'administration. L'Obs nous fait rencontrer un superbe vieillard qui fait du vélo justement, dans une station balnéaire du sud de la chine, et qui semble parfois par son gout de la vie, de la bonne chère et pourtant il est mince et long,  un personnage de Pagnol qu'il aime. Il se nomme Li Yumin, il a 82 ans, il est celui qui fait partager nos trésors à son peuple, il a traduit du français Notre-Dame de Paris, le comte de Monte Cristo, les contes du chat perché et d'autres dizaines de nos trésors jusqu'à Modiano. Il avait appris notre langue pour entrer à l'université de pékin, il était venu chez nous à Rennes en 1964 quand de Gaulle dégelait les relations avec la chine communiste, on l'avait pris pour un espion... Il aime notre esprit frondeur et sait la beauté du superflu, il a passé tellement de temps à traduire au plus juste la description de la nuit quand Cosette cherche l'eau au puis.. Et pourtant il sait que le lecteur saute les descriptions, oui en chinois aussi!

Références

L'équipe

Claude Askolovitch
Claude Askolovitch