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Résumé

ASML, ce géant inconnu, indispensable à la fabrication des semi-conducteurs, maitrise une technologie avancée, extrême ultra-violet, construit des machines géantes précises au nano-mètre, les Echos, Quarrz, Korii. Les petites prédations de Eric Zemmour, Mediapart. La maman de Didier Raoult aima Montherlant, le Monde.

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On parle d'une entreprise incontournable...

Elle se nomme ASML, elle est hollandaise, et sans elle le capitalisme moderne ne durerait pas longtemps, constatait en avril dernier le site Quartz,  journal internet qui en anglais éclaire l'économie, sans elle, notre télé-travail, nos séries Netflix, nos achats en ligne, le temps passé sur nos smartphones, nos voitures intelligentes, tout cela, s'arrêterait - "le monde s'effondrerait" insistait le site français Slate Korii... Et pourtant, cette entreprise qui soutient le monde nous est largement inconnue. ASML est au coeur de la fabrication des puces électroniques, ces semi-conducteurs dont l'industrie dépend et qui ces temps ci sont en pénurie... Un exemple, on lit sur le site de Ouest-France que faute de semi-conducteurs, l'usine de voitures Stellantis de Rennes est à l'arrêt depuis jeudi dernier et jusqu'à demain inclus...

Et dans ce secteur à risque, ASML joue un rôle clé, elle maitrise une technologie qui permet aux grands fabricants de puces électroniques en Asie, de graver leurs leurs circuits intelligents sur les petites galettes de silicium: une technologie appelée Extreme ultra-violet, elle est mise en oeuvrepar des machines de 180 tonnes 8 mètres de long 4 mètres de haut, ASML les vend 120 millions d'euros la pièce... Et ces machines géantes réalisent un travail d'une minutie hallucinante...

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Chaque seconde 50.000 gouttelettes d'étain sont projetés dans une chambre sous vide, chaque gouttelette est visée par deux impulsions laser qui les transforment en plasma, lequel plasma dégage une lumière extrême ultra-violette qui est ensuite dirigée par un jeu de miroir sur la plaquette à graver, avec une précision de 5 ou 7 nanomètres, le nanomètre étant le milliardième du mètre... "On parle grosso modo de tirer une flèche de la terre à la lune en visant une pomme", nous disent les Echos, qui après la presse en ligne regarde et nous raconte ASML dans une page passionnante vraiment, une page de technique et de saga industrielle. 

ASML fut créée par le géant Philips en 1984, installée à  Veldhoven dans la banlieue d'Eindhoven, la ville de Philips au Pays-Bas, la petite firme banlieusarde a connu les avanies de l'anonymat, du mépris de la pauvreté au pays-bas... Et puis, les temps changeant, la petite banlieusarde est devenue centrale, indispensable, unique, et immensément puissante financièrement...  230 milliards de capitalisation boursière, c'est plus que Loreal ou Siemens, c'est deux fois Total et près de trois fois Airbus... C'est le prix de la centralité et lis je aussi d'une culture de la paranoïa car cette entreprise ne s'est jamais reposée sur ses lauriers...

Et ce succès technologique, fait d'autant plus ressentir un archaïsme auquel Libération consacre un long reportage. Le monde toujours là des cimenteries de Roumanie, qui répandent autour d'elles des fumées âcres et lourdes des effluves de plastique de caoutchouc brulé, une poussière noire sature les rues et les arbres fruitiers sont morts. Car pour faire chauffer les fours, on brule des déchets dans les cimenterie, on mélange au charbon des Boues d’épuration, de vieux pneus, des résidus pétroliers, des poubelles municipales et pas seulement des déchets roumains, des déchets de chez nous, européens de l'Ouest qui exportons nos rebuts qui ne sont pas assez triés avant d'être brûlés, et ce n'est pas de paranoïa que l'on parle là bas mais de cancers tout ce qu'il y a de plus réels, du poumon du larynx, du système digestif de la vessie, du colon des leucémies...

Je lis dans le Parisien que les vieux diesel sont désormais interdits dans la grande couronne parisienne, nous prenons pour nous mêmes de sages précautions. Je lis dans le Figaro que les malades du cancer développent moins alzheimer, curiosité des sciences, le stress de la maladie stimulerait des fonctions cognitives immédiates.

On parle aussi d'un pilote moto...

Qui est parti hier, et c'est une autre histoire de fumées, c’est joliment écrit dans le journal suisse Le Temps, qui raconte Jason Dupasquier  dont le père avait été  25 fois champion de Suisse en motocross et qui avait grandi " dans les lumières blafardes de garage et les odeurs de pneus neufs, du deux-temps dans les veines"... Jason Dupasquier entré dans la carrière est tombé samedi sur un circuit en Italie et mort dimanche, l’Equipe bellement raconte ce Grand prix d'Italie de moto qui s'est tenu dans le froid de la mort du jeune homme et le Français Quartararo vainqueur portait les couleurs de Jason, à chaque fois qu'il abordait le virage numéro 9 du circuit il pensait à lui, qu'il n'avait guère connu, Jason était un enfant, 19 ans, Quartararo en a 22...

Dans l'Ardennais et dans l'Union vous lirez le destin atroce d'autres jeunes gens, 19 ans et 20 ans, dont le chemin jeudi dans la Marne a croisé celui d'un prédateur, qui a tué le jeune garçon et enlevé la jeune fille et a abusé d'elle... le prédateur a été pris, il a 41 ans, il a déjà cumulé des condamnations pour 22 ans, 4 mois et 8 jours de prison ferme, depuis 1998... Dans l'Est républicain, vous lirez le destin atroce d'un vieux monsieur, Roger, que deux voyous ont agressé chez lui en janvier 2020 à Toul et l'ont frappé avec une cruauté sans nom, lui et sa femme onique, après cela, il s'est laissé mourir et elle est prostrée encore.

Dans Mediapart, vous lirez, sur deux longs articles les petites prédations d'un homme célèbre qui parfois forcerait des jeunes femmes à l’embrasser, les tripote ou plaque dans une télévision qui l’emploie une maquilleuse contre un mur, « une main sur [son] bras et l’autre au-dessus du sein» et lui dit  « Mais tu comprends pas que j’ai envie de baiser avec toi",  ceci et autres privautés: ce sont des histoires  d'Eric Zemmour tel que le racontent à Mediapart des femmes qui un jour l'ont croisé, qui longtemps ,n'ont rien, dit, il est puissant, me croira-t-on, à quoi bon, il est petit, il ne m'a pas dominé...

On parle enfin de mères...

Les mères dont c'était le jour hier à et à qui l'on doit tant et même des mystères, j'apprends dans le Monde que Solange la maman du fameux professeur Didier Raoult fut en sa jeunesse amoureuse et correspondante et fiancée du grand écrivain Henry de Montherlant, c'est raconté dans les bonnes feuilles d'une biographie à sortir sur Raoult, signée des journalistes Ariane Chemin et Marie-France Etchegoin -avant elles seul Bernard-Henri Lévy dans sa revue "la Règle du jeu" avait évoqué ce lien: Raoult  lui en avait parlé. Le médecin n'a découvert, (nous dit le Monde) que dans les années 80 le passé de sa maman, il en garde un bijou et des lettres, sa mère aurait inspiré un personnage des "Jeunes filles", roman que Stefan Zweig aimait mais que Simone de Beauvoir trouvait misogyne!

Dans la République du Centre, je lis qu'un vieux monsieur, 84 ans Michel  rend justice à sa mère Henriette qui fut une grande résistante mais anonyme, discrète, elle ne lui en avait rien dit, il était un enfant alors, il a découvert ses souvenirs au musée départemental de la résistance et de la déportation de Lorris dans le Loiret... Il écrit à son tour, promis nous lirons. 

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Claude Askolovitch
Claude Askolovitch