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Libération dit la puissance et les contradictions d'un millionnaire pro-Zemmour. L'Est Républicain raconte la France et le Doubs inquiets d'éoliennes suisses. La chevalière de deux amoureux morts dans un accident d'avion, apparait quatorze ans plus tard sur le pont d'un voilier, le Télégramme.

On parle d'une télécommande...   

Une télécommande de télévision, une banale zapette qui serait nous dit le Figaro l'arme d'un colonialisme qui vient nous asservir, cette télécommande porte en elle l'effacement de nos chaines de de télé, et demain notre effacement culturel... Elle est de marque Samsung, elle commande à des télévisions connectées sur internet, des smart TV, on y trouve des touches estampillées Netflix ou Amazon, qui donnent directement accès aux plateformes, mais pas de clavier numérique: disparus les 1 2 3 etc, qui nous amènent sur TF1 France 2 et ainsi de suite. Pour voir accès aux chaines françaises, il faut passer par une touche menu... C'est moins simple, et une logique implacable relègue nos habitudes anciennes au rang de second choix...   Les fabricants de télévision sont asiatiques, es géants d'une industrie dont l'Europe a disparu; ces géants Samsung, LG, Sony, ont passé des accords avec les plateformes -Amazon, YouTube, Disney plus Netflix... Amazon va même lancer aux Etats-Unis son propre téléviseur, on l'a appris vendredi par le site Business insider...   Et nous sommes exclus de ces grandes manœuvres Nous qui ne possédons que des chaines anciennes, qui pèsent si peu dans le marché mondial qu'elles ne seront jamais un produit une touche d'appel pour zapette. La patronne de France télévision, Delphine Ernotte, redoute l'effacement, "les téléviseurs connectés peuvent faire disparaitre nos contenus du jour au lendemain", dit-elle, elle demande aux autorités d'imposer aux fabricants de télés l'accès à nos chaines publiques et nationales... Car elles sont ces chaines ce qui reste de nous, notre manière de penser ou de créer,  80 des 100 meilleures audiences de nos chaines de télé sont made in France quand sur les plateformes, nous sommes des anecdotes...   

Je lis dans la Croix un bel article empreint de nostalgie sur la Mostra de Venise, j'apprends que le nouveau film de la cinéaste Jane Campion est un chef d'œuvre, "un somptueux western", qui ne sera jamais projeté dans nos cinémas, il est produit par Netflix qui se le garde... Et nul n'y peut rien. Le journaliste Jean-Claude Raspiengeas constate ceci.:  "Dans les festivals, repères de cinéphiles, la bronca des premières années a fait place à de maigres sifflets quand apparait aux génériques la mention de ce géant des plateformes, fossoyeur des à terme des salles obscures. On imagine ce qu'eut fait Balzac de l'appétit de pouvoir et de puissance" de Netflix, poursuit-il. Citer Balzac est un soulagement.   

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On parle aussi de puissance sans frein dans Libération, celle d'un septuagénaire qui cet été expliquait à Paris-Match qu'il allait débarrasser la France "des sangsues, des brigands, de la haute fonction publique", en lançant "une chaine YouTube depuis la Russie", chaine qui serait le support de la campagne présidentielle d'Eric Zemmour. Et Libération nous raconte Charles Gave, soutient du polémiste, un homme de convictions enlevées et de contradictions. Ce fervent nationaliste serait un adepte des paradis fiscaux, il est devenu millionnaire dans la finance internationale dérégulée, après avoir quitté la France en 1981, ulcéré par le victoire de François Mitterrand, il est aussi le propriétaire ombrageux du club de rugby du Biarritz Olympique, qu'il menace de délocaliser à Lille... Autant pour l'identité. 

  On parle aussi de vent... 

       Et des éoliennes qui récoltent toujours des tempêtes, quand dans l'Est républicain on apprend que la France s'inquiète d'un projet suisse nommé Bel Coster, neuf éoliennes de 210 mètres posées sur une montagne qui domine le village de Jougne dans le Doubs, les suisses veulent de l'électricité, on s'inquiète en France du viol de notre territoire, et l'on s'inquiète pour nos oiseaux, le Tetras et le milan royal...  Mais ce ne sont pas seulement les éoliennes suisses qui font débat...  Faut-il abattre les éoliennes titre en Une le Républicain lorrain, qui acte le désamour du Grand Est avec ces mats ailés, à Zondrage on a bridé les éoliennes et  à Woelfing-lès-Sarreguemines, on les a mises à l'arrêt entre mai et octobre, pour protéger les rapaces qui les percutaient... On va tester un dispositif radar pour ne pas tuer les oiseaux.   

Dans l'indépendant, un pionnier de l'éolien dans l'Aude, Jean-Paul Boulze, qui fut mineur de fond avant de devenir entrepreneur dans les énergies renouvelables, se souvient du temps de l'engagement, quand fasciné par les fermes éoliennes américaines, il se lançait dans l'aventure, soutenu alors par un préfet... Le temps a passé, l'enthousiasme aussi.  

Il n'y a pas que les éoliennes à menacer des bestioles. Sud-Ouest redoute le retour des expérimentations sur les animaux dans l'industrie cosmétique en Europe. Le Maine libre reprend une dépêche de l'agence France presse où l'on apprend que les touristes qui viennent regarder les baleines islandaises les stressent, les pauvres, on est en train de tester les dégâts. Les Echos qui couvrent le congrès de Marseille sur la biodiversité, décrivent la vie que menace la pollution des océans, la moitié de la vie sous-marine a disparu en 70 ans et cela continue, le corail, qui garde cette vie est menacé de blanchir et de mourir, et sa disparition menacerait de famine trois milliards d'êtres humains... Le Parisien et le télégramme éclairent le procès qui débute aujourd'hui à Rennes d'un réseaux chinois vietnamiens irlandais de trafiquants de cornes de rhinocéros, qui devenaient des poudres aphrodisiaques en chine. A quoi bon jouir si l'on est affamé?   

 Mais on parle quand même d'amour... 

 Et de sexe qui reste l'ardente passion des plus anciens d'entre nous, car le désir n'a pas d'âge dit le Populaire du centre à l'occasion d'un congrès qui s'ouvre à l'université de Limoges consacré aux personnes âgées... 

 Du Morbihan nous vient un mystère amoureux que conte le Télégramme. Au Port du Bono, dimanche 22 aout, Franck Gaborit a trouvé sur le pont de son voilier amarré une chevalière en or, à l'intérieur de laquelle étaient gravés les noms de Jacquie Marriner et Philiuppe Peissel qui s'aimaient, mais qui sont morts ensemble dans un accident d'avion le 25 aout 2007... Comment leur bijou est-il arrivé quatorze ans plus tard sur un bateau qui appelle Amour? En fait, c'est logique.

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