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Résumé

L'Ardennais, Gentside, France3, l'Est républicain nous disent la vie de Pierre Ludet, jeune champion de MMA, policier comme son père, major de sa promotion et qui s'est suicidé avec son arme de service. Le Figaro raconte Ksenia, une orpheline acharnée de 12 ans, qui veut devenir légende du tennis.

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On parle de bizutage...

Et donc on parle d'âmes écorchés et de corps humiliés et des effets de meutes et des tortures que ces meutes grisées d'elles-mêmes, et d'alcool et d'une tradition fétide exercent sur celles et ceux qui subissent en se disant qu'il ne s'agit que d'un sale moment à passer pour entrer dans le groupe, ensuite la vie sera meilleure, mais parfois cela ne va pas mieux et parfois on en meurt, et on parle aussi ce matin d'un jeune homme qui s'est tué à quatorze ans, parce qu'il ne supportait plus de se prendre des olives...  L'olive, c'est le doigt dans les fesses, un viol qui appartenait au folklore de ce club de rugby où les mercredis, c'est le cousin du jeune homme qui le violait...

L'histoire est dans l'Equipe, elle est racontée par un homme aux bras puissants, un ancien rugbyman nommé Sébastien Boueilh, qui a créé association au nom si juste, Colosse au Pied d'argile: c'est aussi le ttre de son livre à Boueilh, qui est devenu un film que TF1 diffusera cette année et ce film espère t til  sauvera des vies, Boueilh l'a dit au Parisien venu l'automne dernier sur le tournage. Boueilh a été un enfant violé à l'âge de 11 ans,  il a grandi dans le silence la honte la haine, il n'est pas devenu un monstre à son tour grâce au rugby, et adulte a trouvé la force d'aller en justice et quand son violeur a été condamné, il a libéré ses larmes, et depuis il s'engage en faveur des enfants violentés...

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Et on le retrouve donc ce matin logiquement aux côtés de l'Equipe, qui ce matin impressionne de tenir ses deux engagements. Le journal raconte aussi bien l'héroïsme du sport, des joueurs de tennis vétérans,  que l'Open d'Australie ranime, Monfils et Cornet, ou le talent oratoire du coach de football Pascal Dupraz qui dans une causerie sauva Toulouse il y a six ans... Et en même temps l'Equipe nous dit sur cinq pages indispensables l'envers du sport, le bizutage criminel  et ses destins brisés... Vous lirez des sévices sexuels, des tortures, des viols, des corps que l'on rase, des coups, une section sports-études de judo où les bizutés devaient être renversés étranglés laminés par tous les anciens jusqu'à l'évanouissement, on se demande comment s'arracher à l'imbécile habitude, comment faire pour que la torture ne s'abrite pas derrière des rites bons enfants...

Le mal est ancien. Il y a 31 ans une jeune fille qui excellait au lancer de marteau, avait subi les agressions sexuelles de vedettes de l'equipe de Erance, que sa bonne éducation lit-on excitait, leur entraineur les encourageait, le président de la fédération d'athlétisme lui avait dit:  "ma petite fille, vous êtes jeunes vous oublierez"...  Catherine Moyon de Baecque n'a jamais oublié, elle vient d d'être recrutée par le Comité national olympique du sport français pour lutter contre les violences sexuelles dans le sport... Elle ou Boueilh, il faut des victimes pour nous éclairer...

On parle aussi d'un policier...

Qui était âgé de 22 ans, qui était également un sportif et que vous verrez beau comme un jeune champion dans le journal l'Ardennais, torse nu vainqueur après un combat, brandissant un drapeau français.

Pierre Ludet était champion d'arts martiaux mixtes après s'être illustré en boxe, il devait combattre dans un mois à Reims, il avait été entrainé par son père Christophe qu'il avait suivi en toutes choses puisque comme papa, Pierre était aussi devenu policier... Vous lisez alors -entre l'Ardennais, l'Est républicain, le site de France 3 Provence Alpes Côtes d'Azur, le site Gentside où témoigne le monde du combat-  une histoire qui s'annonçait joyeuse, qui passait par des salles ardennaises, le commissariat de Charleville, le commissariat de Reims où Pierre avait été adjoint de sécurité, l'école de police de Montbéliard dont Pierre l'été dernier était sorti major avant de rejoindre une brigade spécialisée  de terrain à Marseillaise, qui luttait contre la drogue dans les quartiers Nord, où il était décrit comme sociable, apprécié intégré, d'une humanité et d'une intelligence extraordinaires, promis a la plus belle des carrière...

Mais dans la nuit de samedi à dimanche, étant rentré chez lui joyeux chez lui lis-je après une opération au Plan d'Aou, Purre Ludet a mis fin à ses jours avec son arme de service. Et nul ne comprend pourquoi. Il serait le neuvième policier à se donner la mort depuis le début de l'année.  Dans le même Ardennais vous lirez que la ministre des sports Roxanna Maracineanu soutient un vieux projet local, celui d'un bassin de 50 mètres  extérieur et chauffé à charleville. Ainsi la vie, le sport continuent.

Dans le Figaro vous voyez la bouille blonde les yeux bleus perçants d'une fillette de 12 ans, Ksenia Efremova, qui après le lait chocolaté du matin, dès six heures, s'acharne sur les courts de la Motratoglou academy de Biot près de Nice à devenir une championne de tennis; en décembre dernier elle a gagné un tournoi en suède alors qu'elle venait d'apprendre le décès de son père qui avait lutté deux ans contre un lymphome.  Ksenia veut devenir une légende, de quelle matière les légendes sont-elles faites?

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Claude Askolovitch
Claude Askolovitch