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L'écrivain Mohamed Mbougar Sarr, subit une campagne homophobe au Sénégal, Télérama. Le courage en Russie, en Iran, des cinéastes Serebrennikov et Rasoulof, Télérama, l'Obs le Monde, les Echo, Sud-Ouest. L'ignominie anti-juive des administrations pétainistes entre la Santé et Auschwitz, le Monde.

On parle du ciel....

Le ciel la nuit, le ciel étoilé du plateau de Millevaches, entre Creuse Corrèze et Haute-Vienne, qui vient d'obtenir une reconnaissance mondiale, nous disent la Montagne et le Populaire du centre. Millevaches est désormais labellisé "réserve internationale de ciel étoilé", distinction accordée par une association d'astronomes américains qui protège sur notre planète des cieux préservés de notre pollution visuelle, les territoires labellisés doivent préserver leur patrimoine et notamment à tempérer leur éclairage public... Le Mercantour, les Cévennes et le Pic du Midi avaient déjà été couronnés en France, Millevaches à son tour va attirer les astronomes, car il y a un tourisme de l'astronomie en quête de cieux préservés... Mais surtout lis-je, "on va rendre le ciel et les étoiles aux gens et son âme à la nuit"... Quelle beauté, quelle chance. 

Dans Télérama nous attendent deux artistes aussi précieux qu'un ciel étoilé, mis que pollue l'imbécilité des hommes. " récent prix Goncourt pour « La plus secrète mémoire des hommes », subit chez lui au Sénégal une campagne homophobe, car il a aussi reçu ce mois de novembre, le prix du roman gay, pour son précédent livres, « De purs hommes », qui s'interrogeait sur l'homosexualité, tabou sénégalais, c'est peu dire. 

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Sur les réseaux sociaux du Sénégal, on accuse l'écrivain d'être lui-même homosexuel, d'ailleurs a France l'a couronné pour cela, pour nuire aux valeurs du Sénégal, puisque bien entendu le péché d'homosexualité aurait été introduit au Sénégal par l'ancien colonisateur blanc... L'écrivain répond simplement qu'il faut le lire, une gageure... Les identités pathétiques ne sont pas seulement françaises. 

Télérama, magazine, nous raconte aussi le cinéaste Kirill Serebrennikov, empêché depuis 2017 de sortir de son pays, la Russie mais qui en dépit des menaces ne cesse de travailler, entouré de compagnons  que son énergie dope. Son film « La fièvre de Petrov », sort aujourd'hui, il est torrentiel, nous dit Sud-Ouest, Serebrennikov dit au Monde qu'il tournait la nuit, car dans la journée il était au tribunal accusé de détournement de fonds. 

Cette errance hallucinée filmée dans un halo vert d'un homme en proie à une grippe est "un film barge", dit Télérama, "Illogique. Convulsif.  Totalement russe." Car Serebrennikov, nous y voilà reflète son pays. Il fut un temps où le pouvoir de Poutine l'appréciait quand il fallait se montrer moderne au monde et puis la politique a viré nationaliste et l'artiste est tombé en disgrâce... Il termine un film sur l'homosexualité cachée de Tchaïkovski, héros national s'il en fut... Il dit que toute la vieille humanité est folle et pas seulement la Russie... 

Les Echos, le Monde et Sud-Ouest encore nous invitent au film d'un autre cinéaste, lui iranien Mohamad Rasoulof, qui inlassablement disent les Echos signe des films qui témoignent de sa résistance à l'ignominie, "je me dois de résister" dit-il au site de l'Obs qui l'a interrogé par Skype, car évidemment, il ne peut pas venir, la prison le menace, il raconte comment il a tourné hors de Téhéran avec ses équipes braves son film qui sort aujourd'hui ici,  qui est interdit en Iran mais les iraniens le voient garce au marché noir, Rasoulof cite un proverbe de persévérance,  « L’effort inutile vaut mieux que le sommeil. », son film s'appelle  « Le diable n'existe pas » mais nos existons...

On parle aussi de langage...

Et le Point, qui le premier a révélé l'affaire,  et le Figaro, qui s'en délecte, nous racontent une tentative politiquement correcte de la commissaire à l'égalité de l'Union européenne, Helena Dalli, dont les services ont pondu un guide pour apprendre aux fonctionnaires de la Commission à parler sans offenser les minorités... Et il était conseillé alors de ne dire Noel qu'avec précaution, d'éviter le prénom marie car tout le monde n'est pas chrétien, de ne pas débuter un discours par « Mesdames et Messieurs » car il est des personnes intersexes.. J'en passe, mais Mme Dalli semble  une hallucination wokiste ... Le Point dit que son projet est mal passé quand elle l'a présenté à ses collègues de la commission européenne, le Vatican aussi s'est fâché, elle retravaille sa copie... 

Nos journaux nous parlent de notre histoire de France, c'est parfois mignon. J'apprends dans la Voix du Nord qu'Armentières a été épargnée par la récente crue de la Lys, grâce aux Espagnols, qui au XVII siècle occupaient la ville et qui avaient contenu des rivières souterraines dans de belles ouvrages de brique...  

Plus cruellement, le Monde diplomatique nous révèle les bonnes feuilles du prochain livre de l'écrivain Eric Vuillard qui sortira en janvier un ouvrage consacré à notre guerre d’Indochine, et vous lirez comment notre grand soldat, le Maréchal de Lattre de Tassigny, se ridiculisa  dans un charabia un anglais incompréhensible, alors qu'en 1951, il s'adressait à la télévision à 10 millions d'américains, pour que le Etats-Unis nous soutiennent dans notre guerre...

Le Monde, lui, dans un article qui fera justice des imbécilités sur le régime de Vichy protecteur des juifs français, raconte comment sous l'occupation, sans aucune intervention allemands des juifs arrêtés pour de petits délits, du marché noir pour survivre, dissimuler ses origines sur ses papiers, se retrouvaient incarcérés à la santé, et de là, alors même que la justice les avaient blanchis, étaient administrativement transférés vers le camp de Drancy et la mort au bout... 

Mais l’Est républicain, nous offre le portrait d'un bel homme à barbe claire, Eugène Tisserand, qui était nancéien, et cardinal, qui pendant la guerre était un personnage important au Vatican,  et qui y abritait des juifs persécutés, il vient d'être fait juste parmi les nations, cela vaut tous les cieux étoilés.

Et on parle enfin de courage...

Dans un article magnifique réellement, sur le site de Ouest France, qui raconte le fier et fort Yann Grandguillaume, qui un méchant dimanche de pluie où son équipé de foot perdit son match, au retour du stade, perdit l'usage de ses jambe dans un accident de voiture et qui depuis, dans des pompes dans le sport dans des efforts qui le faisaient pleurer d'abord est revenu dans sa vie...   

Dans le Progrès nous attend rayonnante Andréa qui à 22ans a appris qu'elle portait le virus du sida, et qui désespéré a voulu mourir et s'est ratée, et puis... Elle est mariée aujourd’hui et ils ont trois enfants et elle est si belle si forte et en parle si bien que son sourire va illustrer une campagne de l'association Aides contre les préjugés.

L'équipe

Claude Askolovitch
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