France Inter
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Le Monde raconte Nicolas Sarkozy qui tance des éditeurs d'Hachette dans le groupe Lagardère dont il est administrateur... Bouli Lanners qui vient de la Wallonie, "la sous-France", livre un film d'amour et d'amnésie et dit sa verte colère de vieux à Télérama.

On parle d'une station de ski...

Chastreix dans le Puy-de-Dôme, village de 230 habitants, qui produit aussi du Saint-Nectaire et qui sans doute par le réchauffement, par sa situation de moyenne montagne, est promis à disparaître, je veux dire la station, en dépit de l'acharnement à faire vivre ses structures du maire, Michel qui ressemble à Pierre Perret, et de Patou monitrice de ski et loueuse de gites, mais que l'on entend sur le side de l'Obs avouer ses doutes devant des étudiants qui l'interrogent , "si ça se trouve on s'acharne, peut-être qu'on a besoin de quelqu'un qui nous démontre par a plus b que c'est fini"...

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Et dans ce paysage superbe de montagne pelée, cette certitude de la fin qui s'installe est le point d'entrée d'une discipline politique et universitaire qui, nous dit l’Obs, est peut-être la clé de l'avenir. L'écologie de la fermeture: une science et une pratique qui s'affranchissent des promesses d'une croissance verte et larguent  la décroissance; l'écologie de la fermeture touche à l'économie et aux sciences humaines, elle acte accompagne organise veut rendre supportable la fin; pure et simple, d'activités polluantes, dépassées, dont il faut sortir: à quoi bon faire tourner des télésièges à vide pour leur épargner le givre, à quoi bon prétendre que l'érosion épargnera les maisons des borde de mer, à quoi bon poursuivre "des activités zombies", disent les maîtres de cette science, Alexandre Monnin, Diego Landivar et Emmanuel Bonnet, qui nous appellent à renoncer aux "futurs obsolètes" -j'ai trouvé cette expression dans une de leurs interviews sur le site Usbek et Rica, journal passionnant par sa passion du futur, et qui interroge souvent ces penseurs implacables et humains. Ils ne théorisent pas seulement mais viennent à notre rencontre, pour nous aider, nous apprendre "à ne plus avoir", ça, je l'ai lu dans l'Obs, et c'est dur,  car nos vies sont imprégnées de ces pans du capitalisme qu'il faut fermer, nous héritons d'usines, de béton de parkings de routes de canons à neiges, il faut que des ingénieurs apprennent à devenir fier de fermer ce qui pollue, il faut imaginer d'autre rêves... Monnin, Landivar et Bonnet ont publié l'an dernier un livre imprégné du dilemme:"Héritage et fermeture"; ils animent, à l'école de commerce de Clermont-Ferrand, un master où des employés de Michelin se demandent comment amener la culture du "défaire" dans l'entreprise, et ce sont les étudiants de se master qui sont allés rencontrer une station en sursis du Puy-de-Dôme.

A côté de cela, la Une des Echos magnifie Tesla voiturier électrique du milliardaire Elon Musk,  qui hier a ouvert son premier site de production européen en Allemagne près de Berlin, pour y produire chaque année 500.000 voitures dont, pour l'instant, les batteries viennent de Chine. Le Parisien célèbre les premiers vols du futur taxi volant électrique. Le Monde nous décrit aux Etats-Unis une usine texane qui produit du bitcoin, cette monnaie cryptée que minent  23000 ordinateurs tournant à plein régime, et qui vont consommer autant qu'un demi réacteur nucléaire... Est-elle fascinante cette puissance, si loin des démantèlements?

La Dépêche nous avertit, automobilistes ordinaires de ne pas trainer pour prendre rendez-vous pour le contrôle technique de la voiture, car les centres vont saturer et on risque d'y perdre son assurance, et le journal dans son éditorial plaide pour l'automobiliste français, qui trouve que les voitures électriques sont plus couteuses que verte, et qui est encerclé d'une essence chère et de contrôles il faudrait, dit le journal, que se déplacer en règle ne devienne pas un luxe... Comment démanteler ce plaidoyer-là?

On parle aussi d'oubli...

Et d'un homme devenu amnésique après un AVC qui ne reconnait plus le monde autour de lui mais une femme s'avance pour réveiller sa mémoire et prétend qu'avant l'accident, tous deux s'étaient aimés, cela se passe sur une ile d'Ecosse, le film se nomme "l'Ombre d'un mensonge", il est réalisé et joué par Bouli Lanners, comédien belge au corps couvert de tatouages qui ici bouleverse les Echos comme le Figaro qui fond devant les solitudes qui se frottent comme deux silex sous le ciel gris... Et ce film est aussi l'occasion pour Télérama s'étrenner sa nouvelle mascotte Pénélope et dans son grand rire Pénélope on le voit a kiffé... Et dans Télérama Bouli Lanners se révèle aussi passionnant à lire, il parle des complexes qui l'ont nourri lui le wallon le belge qui venait donc « de la sous-France », lui l'autodidacte dont l'âme vibrait à la peinture avant la comédie , et il se décrit aussi, cela parle à mon âge, comme « un homme de 56 ans en colère", donc un peu moins en colère qu'un homme de 20 ans »; mais il admire les émules belges de Gretha Thunberg Adelaide Charrier et Anna de Wever qui mobilisent les jeunes pour le climat et en sacrifient leurs études, il peste contre les voyages en avion, pour ses vacances il arpente les Ardennes  et cet été descendra à Paris dans une petite barque.

Dans le Parisien et l'Equipe on voit un chouette vieux tout heureux de sa place, Olivier Giroud 35 ans de retour en équipe de france qui va affronter la Côte d'Ivoire après-demain, Giroud imagine qu'il pourrait se rapprocher du record de buts du vieux Thierry Henry, ils s'appellent comme ça tous les deux.  Le Parisien nous signale qu’à l'exception d'un match au Sénégal en 1993, la France n’est jamais allée disputer une rencontre chez une de ses anciennes colonies africaines… Nous sommes amnésiques...

On parle enfin d'un ancien président.

Nicolas Sarkozy qui lui n'oublie aucune offense et que le Monde nous décrit vengeur et menaçant, dans le groupe Lagardère dont il est depuis l'an dernier administrateur -position qui l'autorise à surveiller tancer e de grands éditeurs, la patronne de Fayard Sophie de Closets, le patron de Grasset Olivier Nora qui ont publié des livres qui lui ont déplu en le mettant en cause…

Il y a dans la vie des choses plus graves. Vous lirez dans Sud-Ouest et dans Corse-matin des reportages retenus lourds et dignes sur Cargèse déchirée, le village de Yvan Colonna. Vous lirez dans sud-ouest et l'equipe les accusations de racisme portée par des supporters contre des joueurs des Girondins de Bordeaux... Dans Mediapart vous lirez l'épopée de l'US Toulouse, club amateur de football bigarré dont les joueurs sont des Noirs, des Arabes, des blancs tatoués, des pas tatoués, des gitans, des gays et cette troupe, ayant reçu en janvier des injures racistes en déplacement, a quitté le terrain, et ayant quitté le terrain, a été sanctionnée...

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