La maison Bhallot sort les machines à coudre et répare gratuitement contre le black friday, l'indépendant/

France Inter
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Dans Midi Libre et Paris-Normandie, Michel Sardou et Roland Magdane raniment en tournée nos univers enfouis. Le Monde rencontre deux jeunes norvégiens rescapés de la tuerie d'Utoya, dix ans après ils sont ministres. Olivier Py montes une opérette pour les enfants dès 9 ans, le Populaire du Centre.

On parle de machines à coudre...

Machines à coudre que mobilise l'entreprise de maroquinerie Bhallot, à Alenya Pyrénées-orientales, dans un geste de résistance et de bonne communication, la preuve, par la Une de l'Indépendant et cette revue de presse... Aujourd'hui, contre le Black Friday, au magasin atelier place Fradin, Bhallot, plutôt que casser des prix qui sont justes toute l'année accueillera pour une réparation gratuite quiconque viendra avec un sac un vêtement un portefeuille endommagé, il faudra simplement fournir aussi fermetures-éclairs et boutons, où est la mercerie? A l'appui de cette résistance viendront des influenceuses de réseaux sociaux, et tout ceci est sympathique, roublard et sincère, moderne et malin, contemporain... Bhallot fait des sacs éthiques et pratiques, avec poches pour ordinateurs fabriquées en lin huilé et garanti dix ans... Dans le même l'indépendant, j'apprends qu'une communauté de communes  va soutenir dans le Black friday les commerces locaux contre les multinationales de la vente en ligne, sous le slogan "blackboulons blacklistons les cyber marchands"...  

C'est joli et même tendance, cette envie de local et de proximité, le Monde nous dit que ce mot magique, local, change la donne dans les supermarchés, où l'on crée des rayons on référence des produits du coin,  lait de Bretagne, lait de Vendée,  fleurs de courgettes locales du pays niçois... Ca vous a un air frais, et c'est moins cher que le bio, qui lui garantit une manière de produire, mais dont les ventes chutent...

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Ainsi consommons-nous éthiques et maladroits ce matin de Black Friday, orgie de rabais venu d'Amérique devenue un "Noel avant l'heure" titre l'Union, qui est en perte de vitesse lis-je dans la Provence ,mais tout de même: à Aix-en-Provence, les commerçants suivent parce qu'on n'a pas le choix, mais c'est n'importe quoi que ces rabais avant les fêtes quand viennent forcément les clients, on se tire une balle dans le pied... Dans le Nord, nous dit la Voix du Nord, Kiabi, vêtements pas chers, est en résistance et plutôt que des soldes fera des dons aux restos du coeur...

L'Humanité raconte l'envers du décor de la saison des fêtes, du point de vue des salariés dans la lessiveuse: à la Poste les managers mettent la pression sur les livreurs à 170 colis par jour pour que le paquets cadeaux arrivent à temps chez nous, ils mettent la pression ces managers au nom du service public, les livreurs n'y croient guère...

Dans les Echos je lis que la viande végétale intéresse moins soudain les gourmets américains car ils sont retournés au restaurant où l'on sert de la vraie viande, le végétal faisait fort dans la livraison à domicile!

A Strasbourg lis-je dans les DNA, au nom du droit des animaux, la mairie écolo ne sert plus de foie gras dans ses réceptions,  les producteurs alsaciens de foie gras sont tristes, le foie gras est inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité,  ils ne pratiquent pas le gavage forcé en cage, et puis, ils sont locaux -parfois cela ne suffit pas. Hier a Vesoul dit l'Est républicain, 17000 personnes ont fêté la sainte Catherine, qui célèbre notamment la tradition du cochon, nous existons.

Et l'on parle d'un artiste bougon...

Qui dans Midi Libre se dit réfractaire à son siècle, et qui n'aime pas trop ce qu'est devenue la vie la politique mais il a bonne mine Michel Sardou en smoking en tournée qui demain joue à Béziers, "N'écoutez pas mesdames",  de Sacha Guitry qui était dit Sardou un cocu rancunier, pas tendre avec les femmes mais il les aimait... Et quoi qu'on en pense c'est un instant étonnant quand se ranime ce qui fut notre paysage, et Sardou même ronchon accepte le temps ui passe, il ne veut plus chanter, ce serait un peu triste de faire semblant d'être dans le coup... 

Dans Paris Normandie, j'aperçois Roland Magdane venu de mes années lycées, lu aussi en tournée, septuagénaire, qui va faire du stand up au théâtre Rouen, car ilfut du stand-up un précurseur. Dans le Parisien Sting de Police, vous connaissez, lui aussi septuagénaire, dit qu'il fait beaucoup de promo quand il sort un disque, parce que sinon les gens ne sont pas au courant...
 

Est-elle attendrissante notre vieillesse? Mais où sont les jeunes? 

Le Magazine du Parisien, c'est horrible, raconte des gamines hypnotisées par leur image et qui veulent un jour rentrer à la télé nanties d'une silhouette calquée sur les influenceuses et Kim Kardashian, qui vont en Tunisie claquer 3500 euros de chirurgie esthétique pour se faire gonfler de graisse déplacée les seins les fesses , pauvre jeunesse -elle n'est pas que cela...

Dans le Dauphiné j'aperçois de jeunes alpinistes qui au Népal au Groenland cherchent des glaces des montagnes que les vieux n'ont pas encore rayées. Dans l'Echo républicain  je vois qu'est passé dans un collège de Lucé banlieue de Chartres un rappeur, Adama Camara dont le frère fut tué dans une rixe, qui le vengea et alla en prison, et qui désormais enseigne aux ollégiens comment on se bat avec des mots seulement.

Dans le Monde, site et magazine, je vois deux jeunes gens au regard embués, Tonje Brenna 34 ans et Christian Vestre 35ans, sont devenus ministres en Norvège cet automne, il y a onze ans, ils faisaient partie de ces jeunes socio-démocrates réunis sur l'ile d'Utoya, qu'un tueur d'extrême droite Anders Breivik, avait décimé, ils ont en eux la beauté des survivants, nous les connaissons des terrasses et du bataclan...

Dans le Populaire du Centre je vois Olivier Py, un dramaturge qui donne à l'opéra de Limoges une opérette adaptée d'un conte des frères Grimm, elle s'appelle "l'Amour vainqueur", Py l'a inventée pour les enfants à partir de neuf ans,  auxquels il faut parler; dit-il, avec gravité, inquiétude, et leur dire que nous croyons en eux... J'aime la musique de ce vieux.   

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