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Résumé

L'Equipe raconte comment, vexé par Giroud, MBappé failli faire un malheur verbal. Clarisse Agbegnenou, cinq fois championne du monde, femme engagée, le Monde, le Parisien, l'Equipe magazine,. Le Point célèbre des femmes braves et Libération les habitants de Sartrouville qui ont conduit les naufragés des bus en grève.

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On parle d'un agacement...

Et  d'une fissure chez nos invincibles, les Bleus de l'équipe de France de football, dont les onze titulaires valent ensemble 589 millions d'euros nous dit le Parisien, aucune équipe n'a une telle cote et la France fait peur à ses adversaires du championnat d'Europe dit le Parisien... Oui mais, l'Equipe nous apprend que  Kylian MBappe a du être retenu par Didier Deschamps avant d'aller faire un malheur verbal, il voulait MBappe venir aujourd'hui, en conférence de presse contester l'égoïsme que lui imputerait Olivier Giroud, lequel Giroud en dépit de ses deux buts contre la Bulgarie s'est trouvé mal servi en bons ballons et l'a montré sur le terrain dans son langage corporel  et puis il l'a dit sans citer MBappe mais chacun l'a compris, et même si Giroud s'est expliqué hier après le déjeuner avec MBappe, celui-ci restait fâché, Didier Deschamps l'a donc convaincu que le silence est d'or, mais les agacements filtrent parfois  à travers les censures vertueuses...  

L'Equipe pose le pied sur le ballon et fact-checke l'agacement de Giroud, verdict du juge de paix Vincent Duluc, il n'y avait pas de quoi en faire un fromage, car comme dit Didier Deschamps, parfois c'est la passe qui ne vient pas, parfois c'est le mouvement qui ne vient pas, et justement parfois Giroud a manqué de mouvement... Mais peut-être Giroud, dont l'equipe de France ne saurait se passer proclame la Voix du Nord, rumine-t-il d'avoir été jeté dans l'ombre depuis le retour de Karim Benzema... Est-ce humain. Dans l'Equipe encore, Griezmann rayonnant nous dit qu'en dépit des apparences et de ce qu'on raconte, lui s'entend bien à Barcelone avec Lionel Messi, cet homme est une positivité qui nie l'agacement...

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…. aussi fort tiens que  ces habitants de la Cité des Indes a Sartrouville qui au petit matin, froids prenaient leurs voitures pour remplacer les bus qui circulaient plus, et amener au RER les travailleurs naufragés, la cité des Indes est privée de transports parce que des malins y brulent les bus, c'est dans Libération, là on peut être un peu plus qu'agacé...

Est-elle agacée au fait, la judokate Clarisse Agbegnenou, de ne pas faire la grande une de l'Equipe en dépit de son nouveau titre de championne du monde? Son premier titre en 2014 elle avait 21 ans, Gnougnou c'est son surnom avait dit, « je rentre dans l’infini », elle en a cinq... Il ne lui manque plus que le titre olympique, pour être au-delà de l'infini...  Le Parisien, étrangement, ne consacre pas d'article à la gloire de la championne, mais nous dit qu'elle est  engagée dans la cause des règles, les périodes menstruelles chez les sportives, un tabou, elle a participé à la création de culottes qui remplacent tampons et serviettes et ne redoute plus de tacher son kimono. Ce sont ses mots mais est-ce le bon jour pour les rappeler ou bien mon doute est-il une invisibilisation...

En allant dans les archives des journaux sur internet -ces archives sont le meilleur argument des abonnements web- vous découvrirez la dimension d'Agbegnenou, incroyable sportive et jeune femme engagée dans les combats de son temps, où l'intime, le corps, est une question politique... En octobre dernier, elle avait la Une (oui ça arrive) de l'Equipe magazine, dans un numéro passionnant consacré aux seins des championnes, soumis à rude épreuve, Agbegnenou avait posé en retirant le haut de son kimono pour faire avancer la cause et raconté comment adolescente à l'entrainement elle souffrait le martyre par ses seins au moment de ses règles, la pilule avait arrangé les choses... Au Monde en novembre 2019, la même Agbegnenou avait raconté sa force d'enfant née prématurée qui petite attrapait toutes les bactéries, et qui avait grandi, une peste, en se mettant des peignées avec son jumeau qui est un géant, Agbegnenou disait aussi qu'adolescente, elle gagnait des tournois mixtes contre les garçons et ces tournois mixtes avaient été supprimés...

Et on parle d'autres femmes puissantes...

Puissantes parce que courageuses, qui s'opposent dit le Point aux islamistes qui veulent contrôler leurs corps et leurs vies Ainsi Lale Gül, écrivaine hollandaise d'origine turque qui a quitté sa famille pour être libre et est devenu icône aux Pays-Bas mais aussi menacée et nous regarde à la une du Point du haut de ses braves 23 ans, avec elle nous rencontrons Malak Alawye, légendaire mère de famille qui avait puni d'un coup de pied dans l'entrejambe le garde du corps d'un ministre qui menaçait avec son pistolet un défilé de la révolution libanaise, avec elle Alaa Salah, soudanaise de 24 ans, qui haranguait la foule qui allait renverser la dictature du président Omar Al Bechir,  elle porte le voile et des vêtements élégants, on la surnomme la reine de Nubie, elle dit que l'iIslam demande de combattre les tyrans.

Le Figaro célèbre dans son supplément littéraire une diva d'antan, la Malibran, femme de feu que dit dans un livre Alain Duault, et célèbre aussi les femmes espionnes du Mossad israélien,  qui savent faire des choses que les hommes espions ne maitrisent pas, mais a contrario le Figaro enquête à charge contre la militante féministe Caroline de Haas, qui a fait lit-on du féminisme un business, en créant un cabinet, Egae, qui propose aux entreprises ou aux collectivités des audits et des formations à l'égalité et contre les harcèlement…. Mais le militantisme peut faire fi du droit ou de la prudence, Emmanuel Tellier, journaliste à Télérama fut licencié en mai 2019 après un audit mené par Egae, il vient de gagner aux prudhommes - affaire en cours que Mediapart avait déjà racontée; le Figaro, sous la plume d'Eugénie Bastié, qui avec constance attaque les féministes progressistes, suggère une cohérence entre les convictions de Caroline de Haas et une injustice qu'elle aurait contribué à créer. Ainsi dans les journaux on débat.

Et on parle enfin d'un fantasme...

Qui était une femme espagnole des années soixante,  une actrice nommée Marisol qui sous la dictature de Franco dans les années 60 par ses moeurs libres était un scandale et une liberté avant que la démocratie ne revienne... C'est dans l'Humanité qu'on la découvre, personnage onirique d'un roman d'apprentissage, sur des gamins des rues à la fin du franquisme,  « Des chrysanthèmes jaunes »...

Libre, la Russie ne l'est pas , où l'on brise des êtres humains qui n'ont rien fait d'autre que d'explorer l'histoire. Le Monde, dans une enquête indispensable, émanation d'un rapport de la fédération internationale des droits de l'homme, raconte comment le régime de Vladimir Poutine veut geler l'histoire à ses intérêts politiques, et d'abord celle de la période stalinienne. Les descendants de déportés du goulag  sont empêchés de se réinstaller dans les villes dont leurs parents furent chassés. La Russie officielle n'admet plus que le massacre des officiers polonais à Katyn en 1940 fut perpétré par l'armée rouge, et il est dangereux de rappeler les dizaines de milliers de morts de la terreur que l'Union soviétique exerça en Carélie, près de la Finlande, où dorment de charniers... Sergei Koltyrine, le responsable d'un musée ,est mort dans un hôpital pénitentiaire de s'y être risqué et l'historien Iouri Dmitriev, qui avait dressé la liste de 40000 victimes  a été condamné à 13 ans de prison pour des supposées violences sexuelles, dossier monté de toutes pièces lit-on, pour impressionner les autres explorateurs du passé.  

Références

L'équipe

Claude Askolovitch
Claude Askolovitch