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Résumé

Le magnifique militant des quartiers Salim Grabsi à l'honneur de la Provence. Un rugbyman de 14 ans veut sauver son père de l'expulsion, la Charente libre. Des orphelins vietnamiens rescapés d'un crash aérien en 1975 se retrouvent par Midi Libre. Des photos historiques miraculées dans Ouest-France et le Progrès!

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On parle d'un magnifique... 

Qui à Marseille dans un ancien ancien McDo rebaptisé l'après M se bat pour son quartier, et auquel la Provence sous ce titre Albert-Cohenien consacre une pleine page, voilà donc le magnifique Salim Grabsi, animateur de ce collectif qui a Sainte-Marthe, s'était battu pour que ne disparaisse pas le McDonalds qui était un point de repère, et qui après sa fermeture l'a transformé en restaurant solidaire qui distribue des repas aux pauvres depuis les confinement..  Reporterre notamment a raconté en janvier dernier (c'est en ligne) cette aventure collective devenue un idéal pour la gauche écolo-sociale... La Provence, elle propose un héros à sa ville... 

Un technicien de laboratoire du lycée Diderot, trois enfants et une vieille Peugeot,  qui porte une fratrie de quartier, arrache ses amis à leur quiétude et crée des collectifs de combat, "Quartiers Nord quartiers forts", le sel de la terre, qui exigent une part de justice sociale. le prestigieux cercle des nageurs de Marseille pourrait-il lui répondre,  et former ces mômes des cités au water polo? Avant d'être ce meneur, Salim Grabsi fut un de ces mômes pour qui la ville décomposée était un terrain d'aventure, on descendait des cités sur des vélos sans chaine on découpaient des luges dans les chariots du Carrefour... On rêvait  de devenir, pilote de ligne, ou cosmonaute, mais les rêves tourneraient autrement... Salim Grabsi avait perdu son père à neuf ans, il dit que sa vie a changé quand  une une prof de collège, madame Touitou, rescapée des camps nazis lui fit aimer les mathématiques au collège.  

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Nous voilà alors, c'est Pâques, requinqués d'espérance. On en trouve d'autres des héros. Dans la Charente libre je vois un costaud ado massif de 14 ans prénommé Arayik, prometteur rugbyman, pilier à Angoulême-Soyaux et déjà en sélection de Nouvelle-Aquitaine, qui grâce au rugby a obtenu pour son papa Sevada une promesse d'embauche chez un déménageur... Il faut cela vite parce que Sevada, arménien est sous le coup d'une expulsion...   

Dans la Dépêche sourit un homme-monde, de passage à Valence d'Agen où vivent sa femme et ses enfants, quand lui travaille en Mauritanie, Amir Abdou y est entraineur de football au club de Nouadhibou, et il est aussi le sélectionneur des Comores, son pays d'origine, qu'il a qualifié pour la coupe d'Afrique des Nations, ce serait dans l'archipel comme une deuxième indépendance mais avant quel enfer raconte-t-il...  

A la Une de l'Equipe et dans les pages du journal exultent  les motards Fabio Quartararo vainqueur du grand prix de Doha à 21 ans qui se sent capable de défier des avions et son dauphin Johan Zarco qui prend la tête de la coupe du monde. Dans l'Union et l'Ardennais sont célébrées les splendides basketteuses de Charleville qui cette semaine abordent une demi-finale européenne. L'Equipe et la Tribune le Progrès disent un garçon de vingt ans qui pour son premier match en pro a arrêté un penalty et participé ainsi à la victoire à Nîmes de son club Saint-Etienne, dont il est supporter depuis l'enfance, il se nomme Etienne Green, c'était écrit. 

Nice-Matin me dit que l'on a mis des puces sur des galets de la plage de Nice, pour savoir s'ils bougent. La réponse est oui.  

On parle aussi de frissons...  

Que nous suggère coquin le Parisien sur son site internet, où l'on nous dit l'extase des rapports sexuels en plein air, sur une nappe mal débarrassée des reliefs du pique-nique, et autres situations c'est rafraichissant comme le début d'un porno gentil, mais c'est la vie des gens...   

C'est un autre frisson sur le site du Monde celui de la chasse de la conquête, que ressentent ces français qui se font vacciner contre la Covid 19, sans en avoir l'âge ni les comorbidités, quinquas rayonnants de santé qui trichent en prenant rendez-vous en ligne, ou se repassent les bons plans de ces centres qui le soir ne veulent pas jeter des doses de vaccins, la Marseillaise dit l'amertume des recalés de la derrière dose au vaccinodrome du Stade-Vélodrome, moi je suis un cas à risque regardez, ils reviendront. 

Il est des aventures plus fortes. Sur le site de Midi Libre, lisez l'histoire incroyable de Guillaume et Sandie, deux miraculés qui se sont découverts voisins... Ils étaient tous les deux dans un avion américain, qui le 4 avril 1975, évacuait des bébés vietnamiens pour qu'ils échappent à la victoire des troupes communistes; l'avion s'écrasa près de Saïgon et les quelques survivants furent adoptés en Occident, des années après, la romancière narbonnaise Marie Bardet  a raconté dans un roman ce drame oublié, l'Indépendant puis Midi Libre y ont consacré leurs pages... Et ainsi Guillaume et Sandie, qui avaient un an alors et avaient été sortis de deux orphelinats différents se sont trouvés, elle est de l'Aude, il est de l'Hérault, ils ont ressenti comme des retrouvailles familiales, resteront-ils amis?   

Et on parle enfin de photographies.  

Elles aussi miraculeusement retrouvées, mais tellement précieuses, des photographies de l'occupation de la Libération, prises par un douanier passeur de mémoire, mort en 1972, Victor Barbe, retrouvées dans une valise à Lyon, nul ne sait pourquoi, c'est dans le Progrès... Des photographies du front de la 1ère guerre mondiale, actes d'héroïsme, batailles de boules neiges entre poilus, prises par le soldat Daniel Métayer qui devint après-guerre fabricant de chaussure près de Cholet, ses photos ont été sauvés de la benne à ordure quand on s'apprêtait à vider et détruire  la maison de son fils décédé, nous dit Ouest-France... 

Voilà bien du patrimoine, quand dans nos journaux on célèbre le loto du même nom et ses bénéficiaires, si vous ne craquez pas pour l'immense ferme Villarivon aux Chapelles en Savoie, dont les écuries voutées et la grange nous parlent du XVIIIe siècle, le Dauphiné et moi désespérons de vous... 

En Egypte on transféré solennellement des momies dans un musée. Le Parisien regrette que revienne à cette occasion la vieille peur de la malédiction des momies, qui frapperait ceux qui profanent leur repos, leur confinement...  

Heureusement, d'autres les ont respectées, les momies... Le superbe magazine Beaux-Arts, nous raconte les révolutions de la couleur dans l'art pictural, c'est profus, envoutant et drôle aussi quand quelques histoires de pigments d'antan, et voilà: jadis les momies, broyées, devenaient des peintures, d'un beau brun foncé; le peintre anglais Edward Burnes Jones ayant découvert l'origine sordide de sa couleur, alla chercher son unique tube et demanda qu'on lui offre immédiatement une sépulture décente. Fut6on plus délicat.

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Claude Askolovitch
Claude Askolovitch