Francis Hallé, l'explorateur des canopées forestières équatoriales (rediffusion)

La canopée de la forêt de Mangunan Pine, Yogyakarta en Indonésie
La canopée de la forêt de Mangunan Pine, Yogyakarta en Indonésie ©Getty - Rizky Panuntun
La canopée de la forêt de Mangunan Pine, Yogyakarta en Indonésie ©Getty - Rizky Panuntun
La canopée de la forêt de Mangunan Pine, Yogyakarta en Indonésie ©Getty - Rizky Panuntun
Publicité

En raison du Covid les émissions prévues initialement dans les Pyrénées sont annulées et reportées à une date ultérieure. En attendant de retrouver Mathieu Vidard et Camille Crosnier en pleine forme nous vous proposons la rediffusion de l'émission du 2 décembre avec le botaniste Francis Hallé.

Avec

Pendant plus de trente ans, Francis Hallé et ses collègues ont exploré les canopées des forêts tropicales en les survolant dans le Radeau des Cimes et quelques autres engins ou dispositifs comme la Ballule, l’Ikos, l’Étoile des Cimes…

Francis Hallé, botaniste est le  spécialiste des arbres et des forêts tropicales, et il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages sur ces sujets, notamment chez Actes Sud. Avec Dany Cleyet-Marrel, concepteur, designer et pilote d’aérostats, Gilles Ebersolt, architecte, et inventeur du Radeau des Cimes et d’autres engins ou dispositifs : la Ballule, l’Ikos, l’Étoile des Cimes…et Olivier Pascal, botaniste de formation, a organisé les expéditions scientifiques du Radeau des Cimes, ils ont tous les quatre  vécu une extraordinaire aventure, scientifique, technique et humaine.  Ils ont exploré les canopées des forêts tropicales primaires – c’est-à-dire l’ensemble des parties les plus hautes des arbres, où se trouve la plus forte biodiversité du monde.

Publicité

Leurs explorations ont commencé avec le Radeau des Cimes, une plateforme hexagonale de plusieurs centaines de mètres carrés, qui sert tout à la fois de laboratoire et de lieu de vie, et qui est déposée sur la canopée grâce à un grand dirigeable à air chaud. Puis, pour répondre aux besoins des différentes missions scientifiques, de nouveaux engins volants ou dispositifs habitables sont venus s’ajouter au Radeau : l’Ikos, l’Étoile des Cimes, la Cinébulle, l’Arboglisseur, la Bulle des Cimes…  Une dizaine d’expéditions ont ainsi été organisées entre la fin des années 1980 et les années 2010

Elles permettent d'étudier les forêts de Guyane, du Cameroun, de Madagascar, du Panama ou encore du Laos. Elles ont rassemblé plus de trois cents scientifiques d’une vingtaine de nationalités : botanistes, entomologistes, climatologues, médecins, biochimistes

Avec Francis Hallé, botaniste et co- auteur de Le radeau des cimes. Trente années d’exploration des canopées forestières équatoriales" avec Dany Cleyet-Marrel, Gilles Ebersolt et Olivier Pascal, beau livre édité chez Actes Sud. Extraits de l'entretien

Comment ont-ils eu l'idée de grimper aux arbres ?

Francis Hallé : "Dans les années 1970 : une étudiante a constaté qu’on envoyait des gens sur la lune, mais qu'on  n’allait pas au sommet des arbres... Ce qui était vrai et incroyable."

A quelle hauteur sont-ils montés ?

FH : "On est entre 50 et 60 m de haut, mais comme on n'est pas au-dessus du vide, ce n'est pas si impressionnant."

Quel effet cela fait-il d'être au sommet des arbres ?

FH : ""L'abrissage", le fait de dormir dans les arbres, donne l'impression de rentrer chez soi, c'est un retour à ses origines. Ce n'est pas calme du tout là-haut. On entend les chants des oiseaux, les cigales (29 sortes), reinettes arboricoles et même des crabes ! On n'a pas encore vu des poissons, mais qui sait ? La nuit, ce sont les singes qui s'agitent ; le matin les oiseaux vous réveillent."

Pourquoi ont-ils arrêté ?

FH : "L'appareil, une sorte de radeau (d'où le nom, Radeau des cimes), conçu exprès pour nos expéditions a rendu l'âme après huit campagnes. Mais je suis certain que nous y retournerons. Et si ce n'est pas nous, d'autres chercheurs iront, et ils profiteront de notre expérience."

Mireille Bonhomme est bergère  jeune retraitée. Elle continue à se balader dans les montagnes avec son compagnon Marc, également berger jeune retraité.  Suite à sa rencontre avec Marc qui était aide berger, elle décide elle aussi de devenir bergère. "On a appris le métier sur le tas".  Tous deux ont formé un couple de bergers  et ont travaillé ensemble depuis 1985.  De la Toussaint à juin, les animaux étaient  dans leur ferme  à Arbus : des chèvres pyrénéennes, aux poils longs avec de grandes cormes, rustiques,  moins productives mais elles donnent du lait de qualité et   des brebis Manech Têtes noires.  Etre berger c’est être avec les animaux en permanence dans la montagne. L’estive, c'était  de juin à la Toussaint, pour faire paitre les brebis Manech Têtes noires et les chèvres pyrénéennes et avec leur lait,  faire des tommes de brebis, des tommes d’estive, le Pé Descaous. Ce qu'elle a retenu de son métier "  c’est  le collectif qui permet de  se battre à plusieurs  avec des associations pour défendre le fait d’être paysan et aussi de travailler et de vivre de son métier" .

Le Fonds d´Intervention Eco-Pastoral (FIEP) Groupe Ours Pyrénées est présidé par Gérard Caussimont, bénévole depuis 1978.  Jérôme Ouilhon lui y est animateur coordinateur. Le FIEP, Groupe Ours Pyrénées est une association de protection de la Nature à but non lucratif crée en 1975. Il a pour but d´assurer le maintien de l´exploitation pastorale des milieux pyrénéens et de tous les éléments biologiques de l´écosystème pyrénéen. Depuis sa création, le FIEP conduit son action selon son slogan : « Pour que l´ours et le berger puissent vivre ensemble dans les Pyrénées". Son association  œuvre pour la préservation de  cet écosystème pyrénéen avec l’ours et le berger, car cet écosystème est le fruit de l’évolution naturelle et de la main de l’homme. Pour préserver la nature  et l'ours , quoi de mieux que d' accompagner les bergers qui travaillent dans la zone ours en améliorant leurs conditions de vie et de travail avec des aides pour des héliportages pour le transport du matériel et du fromage, pour des radio téléphones pour briser l'isolement, des clôtures électriques pour protéger les brebis, le soin des chiens Patou et également un programme  fromage fermier de la marque PE DESCAOUS.  Tous ces accompagnements ont permis une modernisation de la vie des bergers et des bergères.