Plusieurs "Blob" aussi appelés "le Physarum polycephalum", une espèce unicellulaire unique en sens genre
Plusieurs "Blob" aussi appelés "le Physarum polycephalum", une espèce unicellulaire unique en sens genre
Plusieurs "Blob" aussi appelés "le Physarum polycephalum", une espèce unicellulaire unique en sens genre   ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN
Plusieurs "Blob" aussi appelés "le Physarum polycephalum", une espèce unicellulaire unique en sens genre ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN
Plusieurs "Blob" aussi appelés "le Physarum polycephalum", une espèce unicellulaire unique en sens genre ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN
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Résumé

Dans le Club, on suit le blob dans l'espace avec Thomas Pesquet et dans des classes, dans le cadre de l'expérience #ELEVETONBLOB, on s'intéresse aux différentes formes d'intelligence du vivant et on apprend à connaître l'histoire du rouge cochenille.

En savoir plus

#ELEVETONBLOB, l'expérience éducative du Cnes pour la mission "Alpha"

Le CNES, en partenariat avec le CNRS et avec le soutien de l’académie de Toulouse, propose à 2000 classes de primaire, collège et lycée de participer à une expérience éducative originale, basée sur l’étude du comportement du Physarum polycephalum, ou blob. 

Cette expérience #ELEVETONBLOB sera également menée par Thomas Pesquet à bord de l’ISS, lors de sa mission Alpha de six mois. Plus connu sous son nom usuel « Blob », le Physarum polycephalum est un organisme monocellulaire. Il n’est ni une plante, ni un animal, ni un champignon. Cet organisme monocellulaire dépourvu de cerveau est capable de se déplacer, de se nourrir, de s’organiser et même de transmettre ses apprentissages à un congénère. Ses capacités d’apprentissage font l’objet de recherches dans le laboratoire d’Audrey Dussutour, Directrice de recherche CNRS au Centre de recherches sur la cognition animale (CRCA ; CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier). Le comportement de cet organisme est-il différent dans l’espace ? Quels peuvent être les effets de la micropesanteur et des rayonnements sur son évolution ? Pour le savoir, la station spatiale internationale va accueillir courant juillet ce locataire un peu particulier.  

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L’objectif de cette expérience éducative est d’observer l’impact de la micropesanteur sur la nutrition, le comportement et la vitesse de déplacement de plusieurs blobs qui sont placés dans des boîtes de Pétri dans l’ISS (Blob-ISS).  Pour le savoir, à bord de l’ISS,Thomas Pesquet sera chargé de le « réveiller » et de photographier son évolution selon deux protocoles. 

Le Protocole 1, « Exploration », va tester en parallèle l’attitude de 2 blobs dans un environnement sans nourriture.

Le Protocole 2, « Exploitation », fournira à 2 blobs plusieurs sources de nourriture. Et au sol, 2000 classes vont reproduire l'expérience menée par l'astronaute, étudier le comportement du blob et comparer leurs résultats avec ceux obtenus par Thomas Pesquet (#EleveTonBlob). 

▶︎ Tout savoir sur l'aventure ici.

Avec Audrey Dussutour, biologiste, directrice de recherche CNRS au Centre de recherches sur la cognition animale CNRS et elle est à l’initiative du lancement de l’expérience éducative « ElèveTonBlob » du CNES dans le cadre de la mission Alpha de l’ESA en partenariat avec le  CNRS  et la COMAT

La chercheuse française Audrey Dussutour avec un Blob, au Centre de recherche en cognition animale du CNRS à Toulouse, mai 2019
La chercheuse française Audrey Dussutour avec un Blob, au Centre de recherche en cognition animale du CNRS à Toulouse, mai 2019
© AFP - ERIC CABANIS

L’intelligence du vivant, avec Fabienne Chauvière

Sapiens n’a pas le monopole de l’intelligence ! De nombreuses études scientifiques ces dernières années montrent que les animaux raisonnent, anticipent, utilisent des outils. Ils sont capables de mentir, de résoudre des problèmes et de s’adapter à leur environnement… Mais le génie du vivant ne s'arrête pas là! Plantes, champignons, microbes... de nombreux organismes révèlent peu à peu l'étendue de leurs capacités. Fabienne Chauvière a mené l’enquête côtés de 10 experts. Un monde d’autant plus fascinant qu’il pourrait bien nous inspirer des solutions d’avenir pour une croissance plus sobre et plus respectueuse…

Nous qui nous sommes autoproclamés Homo Sapiens, sommes-nous capables de faire aussi bien qu’une éponge qui a plusieurs centaines de millions d’années ou qu’une simple petite algue microscopique ?

Inspiré de l'émission Les Savanturiers, son livre L’intelligence du vivant, 10 scientifiques racontent, est publié chez Flammarion en co-édition avec Radio France.

Le rouge cochenille 

Une brève histoire de la cochenille

C’est l’histoire de la montée en grâce, puis de la normalisation d’un produit commercial. Elle commence au 16è siècle, quand les conquistadors espagnols envahissent l’Amérique et soumettent la civilisation aztèque. De nombreuses sources des époux Buti sont les récits écrits par les personnes qui ont participé à la colonisation du nouveau monde. C’est au fil de ces récits qu’ils voient apparaître des références à des « graines » de couleur rouge. Un histoire de l’époque, Antonio de Herrera, raconte que Charles Quint, alors roi d’Espagne, aurait été « ébloui par les rouges somptueux des tissues mexicains ramenés de Nouvelle-Espagne. » C’est lui qui aurait demandé d’identifier le colorant utilisé pour ces tissus et d’en organiser l’exportation vers l’Espagne.

On parlait de « graines » juste avant, car l’Espagne a longtemps délibérément laissé planer un doute sur la nature du produit. Les espagnols se trouvaient en position de monopole complet sur la cochenille rouge : eux seuls avaient conquis des Terres où la cochenille rouge était élevée. Et quand il meurt, l’insecte forme une petite boule, si bien qu’on ne sait pas vraiment si on a un cadavre d’insecte dans les mains ou une graine.

Mais qu'est-ce qu'une cochenille, quelle est son environnement ?

Les cochenilles rouges, ou Grana Cochinilla, sont en fait des parasites de ce cactus. Elles se développent dessus et se nourrissent de la sève qu’il produit. Pour produire des cochenilles, il faut donc se trouver là ou le climat permet de faire pousser des Figuiers de Barbarie. Les insectes sont ensuite récoltés et tués, conservés et séchés. Ils ne sont d’ailleurs pas rouge de base, c’est ensuite en les écrasant qu’ils laissent une marque rouge sur les doigts.

On en parle avec Danielle Trichaud-Buti, agrégée d’histoire, spécialiste de l’histoire économique et sociale de l’Europe méditerranéenne et co-auteure de Rouge Cochenille, Histoire d’un insecte qui colora le monde XVIe-XXIe siècle(CNRS éditions).

Références

Programmation musicale

  • 14h08
    Addicted
    Addicted
    Jorja Smith
    Addicted
    Album Addicted (2021)
    Label BECAUSE MUSIC
  • 14h27
    Señorita
    Señorita
    CHRISTOPHE
    Señorita

    Interprètes CHRISTOPHE

    Album Les mots bleus
    Label DREYFUS
  • 14h43
    Les cours d'eaux (remix)
    Les cours d'eaux (remix)
    CLAIRE POMMET
    Les cours d'eaux (remix)

    Interprètes CLAIRE POMMET, POMME

    Album Les cours d'eaux (remix)

L'équipe

Mathieu Vidard
Mathieu Vidard
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Production