Yves Coppens en décembre 2016 à Paris
Yves Coppens en décembre 2016 à Paris
Yves Coppens en décembre 2016 à Paris ©AFP - LIONEL BONAVENTURE
Yves Coppens en décembre 2016 à Paris ©AFP - LIONEL BONAVENTURE
Yves Coppens en décembre 2016 à Paris ©AFP - LIONEL BONAVENTURE
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Résumé

Retour sur la vie et le parcours scientifique de l'un des plus grand paléontologues français

avec :

Yves Coppens (Paléontologue et paléoanthropologue, professeur émérite au Collège de France).

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La sortie des mémoires d'Yves Coppens, aux éditions Odile Jacob, est un évènement.

A 82 ans, le paléoanthropologue, professeur au Collège de France, revient sur une carrière et une vie merveilleusement remplies. Les Français le connaissent surtout comme le " père de Lucy ", petite australopithèque âgée de 3,2 millions d'années découverte en 1974.

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Mais comment est née la vocation de ce grand scientifique ?

En racontant ses années de jeunesse et ses expériences de terrain, c’est tout un parcours dans l’histoire de la paléoanthropologie du 20ème siècle. Yves Coppens a en effet contribué à poser, à la fois dans le temps et dans l'espace, les bornes lointaines de l'origine de l'homme.

Une vocation ancienne confie-t-il : "Il semble, d'après ma mémoire, que j'ai été fasciné très vite par le passé dans la région dans laquelle j'étais, la Bretagne. Il n'y avait pas de dinosaures, il n'y avait pas beaucoup d'ossements parce que les terres sont acides. Mais il y avait beaucoup de poterie, de pierres taillées, de pierres levées. Autrement dit, c'est par l'archéologie. J'ai donc commencé par des sites de quelques milliers d'années avant d'aborder des sites de quelques millions d'années."

Après l'archéologie Yves Coppens se tourne d'abord vers la paléontologie, pour étudier tout ce qui a été vivant et a disparu. Pui vers la paléoanthropologie, l'étude des hommes anciens. : "Je suis parti au Tchad en janvier 1960 et dès février 1961, je découvrais dans ces grands terrains du Tchad un crâne d'homme fossile de sans doute plusieurs centaines de milliers d'années. Donc, j'avais déjà un fossile humain qui me permettait de passer de la paléontologie en général et la paléontologie des proboscidiens à la paléo anthropologie."

Un métier qui l'a rendu heureux

"C'est un métier ou on est heureux. C'est un métier qui vous comble. C'est un métier le côté extraordinaire de la cohérence de la recherche et de la manière dont se déroule une réflexion scientifique est extraordinaire. Donc, on y est heureux. Il n'y a pas beaucoup de postes. C'est un peu ce qui est ennuyeux. Donc, il ne faut pas avoir peur d'aller faire sa carrière ailleurs. Ne pas avoir peur, surtout de courir le terrain puisque c'est dans le terrain qu'on trouve les fossiles. Autrement dit les fossiles. Ils viennent pas à vous, il faut aller les chercher."

La première découverte

Yves Coppens avait treize ans et ça se passait dans sa Bretagne natale : "C'était des tout petits morceaux de poterie très fine, de poterie toute rouge, toute mince, qui constituaient des pots cassés. C'était des pots qui devaient récolter l'eau de mer pour que cette eau de mer livre le sel qu'elle contenait et que dans ces petits pots, finalement, il y ait du sel. Ça a été fait par les Gaulois, il y a, à peu près un peu plus de 2000 années".

L'histoire se passe sur une plage du Morbihan : "Je suis accompagné par un vieux monsieur qui avait eu écho de cette découverte et qui, voyant ma passion, qui jusque là se passait derrière des vitrines, m'a emmené. Et c'est la première fois que sur le terrain, j'ai en effet pu recueillir ces petits morceaux de poterie et que j'ai eu un grand bonheur et un grand choc, une grande fascination qui ne m'a pas quitté depuis."

Références

L'équipe

Mathieu Vidard
Mathieu Vidard
Mathieu Vidard
Production
Chantal Le Montagner
Collaboration