Rivers Cuomo le chanteur et le guitariste, Brian Bell, du groupe Weezer, en concert pendant le match de la LNH Winter Classic des Bruins de Boston et des Blackhawks de Chicago le 1er janvier 2019, au stade Notre Dame de South Bend, IN.  ©Getty - John Crouch / Icon Sportswire
Rivers Cuomo le chanteur et le guitariste, Brian Bell, du groupe Weezer, en concert pendant le match de la LNH Winter Classic des Bruins de Boston et des Blackhawks de Chicago le 1er janvier 2019, au stade Notre Dame de South Bend, IN. ©Getty - John Crouch / Icon Sportswire
Rivers Cuomo le chanteur et le guitariste, Brian Bell, du groupe Weezer, en concert pendant le match de la LNH Winter Classic des Bruins de Boston et des Blackhawks de Chicago le 1er janvier 2019, au stade Notre Dame de South Bend, IN. ©Getty - John Crouch / Icon Sportswire
Publicité
Résumé

On va parler de Weezer, un groupe geek et pop originaire de Californie, qui a sorti avant-hier son quinzième album, intitulé "Van Weezer". Ce quatuor s'illustre par ses riffs énervés, ses splendeurs mélodiques et son goût pour le soccer, le football made in USA.

En savoir plus

Même ceux qui ne connaissent pas Weezer ont forcément entendu, au détour d’une publicité, un des tubes du groupe, le scintillant Island in the Sun.

Le chanteur du groupe, et son principal compositeur,  Rivers Cuomo se distingue par ses lunettes à monture noire et par son amour immodéré pour le soccer, le football tel qu’on l’appelle aux Etats-Unis. Un pays où les sports d’équipe les plus populaires sont le football américain, le baseball, le basket et le hockey sur glace, très loin devant le soccer.

Publicité

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Pourquoi Rivers Cuomo a lui succombé aux charmes du ballon rond ?

Le virus lui a été transmis par son père, Frank Cuomo qui avait prénommé son fils Rivers en hommage à trois joueurs du Mondial 1970 : deux Italiens, Giovanni Rivera et Luigi Riva et un Brésilien, Rivelino. Frank Cuomo a quitté la mère de Rivers alors que celui-ci n’avait que quatre ans. Ensuite, cet enfant timide a pratiqué le soccer à haute dose, afin de plaire à ce père qu’il voyait peu. C’est ce que Rivers Cuomo raconte dans le monologue poignant qui ouvre un de ses titres solo, Lover in the Snow, sorti en 2007.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Y a-t-il d’autres morceaux de Rivers Cuomo qui mentionnent le soccer ?

Oui, que ce soit dans le cadre de Weezer, ou de sa carrière solo, on trouve de nombreuses références à ce sport. Comme si Cuomo cherchait à convaincre les Américains, par le biais de sa musique, de s’intéresser au soccer.  Dans son titre Girl's Soccer, de 1998, il décrivait la joie simple d’une jeune fille qui file ballon au pied sur un terrain. Quatre ans plus tard, dans Hey Domingo ! , il a évoqué les déambulations festives de supporters dans les rues de Daegu, en Corée du Sud, pendant le Mondial 2002. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Mais y a t-il des titres de Weezer qui sont entièrement dédiés au soccer ?

Figurez-vous que Rivers Cuomo a signé deux hymnes non officiels destinés à encourager la sélection américaine au moment d’une Coupe du monde. En 2006, c’était My day is coming, une  supplique au piano un peu déprimante, qui annonçait d’une certaine manière le fiasco à venir, puisque le Team USA s’est fait éliminer dès le premier tour cette année-là. En 2010, les Américains sont parvenus à atteindre les huitièmes de finale et cette fois Weezer les avaient accompagnés par une chanson énergique, Represent, qui débute avec le commentaire d’un but inscrit par le défenseur Jonathan Bornstein contre le Costa Rica. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

On est loin de la pop scintillante que vous évoquiez en début de chronique…

Oui Represent n’est pas forcément le titre le plus réussi de la longue carrière de Weezer. Ce qui prouve au passage l’immense difficulté que représente l’écriture d’un hymne entraînant à la gloire de l’équipe que l’on aime : Rivers Cuomo, malgré sa passion pour le soccer, et malgré son incontestable talent de mélodiste, n’y est pas encore parvenu. Mais il pourra retenter sa chance l’an prochain, si la sélection américaine parvient se qualifier pour le Mondial organisé au Qatar.

Références

L'équipe