Âge de la retraite, pensions, financement : les termes du débat, avec l'économiste Philippe Askenazy

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Autre grand sujet de cet entre deux tours : les retraites. Doit-on repousser ou pas l'âge de départ à la retraite ? Une réforme s'impose-t-elle ? Pour nous éclairer sur les enjeux du débat, l'économiste Philippe Askenazy est l'invité du 13/14.

Age de la retraite, pensions, financement : les termes du débat, avec l'économiste Philippe Askenazy

C'est le principal sujet de débat de cet entre-deux tours : les retraites…  

Emmanuel Macron veut reporter l'âge légal de départ à 64 ou 65 ans. Marine le Pen veut le maintenir à 62 et même l'avancer pour ceux qui ont commencé à travailler très tôt.
Au fil des années dans ce débat récurrent, nous avons tous plus ou moins appris qu'il y a plusieurs critères à considérer : âge légal, durée de cotisation, âge pour une retraite à taux plein, niveau des pensions et niveau de la dépense publique que nous consacrons collectivement aux retraites.

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Rappelons les règles actuelles, âge légal de départ 62 ans, durée de cotisation requise 43 ans pour les générations les plus récentes. Les retraites représentent le quart de la dépense publique..  

Une réforme s'impose-t-elle ? Pour préserver le niveau des pensions, pour limiter les déficits des comptes sociaux ou dégager de l'argent pour financer d'autres réformes, la dépendance par exemple. Essayons d'y voir clair dans ce sujet ultra complexe avec Philippe Askenazy, économiste au CNRS et à l'Ecole normale supérieure.

Nous attendons vos questions au 01 45 24 7000 ou via l'application France Inter rubrique "réagir".

Au programme du journal de 13H :

  • pouvoir d'achat et démocratie, deux thèmes de l'entre-deux tours
  • Marioupol 40 jours de siège et de bombardements
  • qui est Viktor Medvedchuk oligarque proche de Poutine arrêté hier par l'armée ukrainienne ?
  • comme chaque mercredi, les conseil cinéma de Corinne Pélissier : Les Animaux fantastiques, Il y eut un matin et Vortex

Mort de Michel Bouquet 

Réactions de Fabrice Luchini et Laurent Delmas. 

Michel Bouquet est décédé ce mercredi à l'âge de 96 ans, avait peut-être rêvé de mourir sur scène, comme son personnage fétiche dans "Le roi se meurt" d'Eugène Ionesco, qu'il aura joué pas moins de 800 fois en 20 ans.  Après 75 ans de carrière, le monstre sacré du théâtre, tout aussi inoubliable au cinéma chez Chabrol et Truffaut, avait confié à l'AFP en 2019 qu'il ne remonterait plus sur scène, après avoir fait son "bonhomme de chemin".  

Un géant de la scène, légendaire dans "L'Avare" et "Le roi se meurt", qui quelques années plus tôt espérait "ne jamais s'arrêter de jouer".  Sur le grand écran, il a été un étonnant Mitterrand au soir de sa vie dans "Le Promeneur du Champs-de-Mars" de Robert Guédiguian (2004), avec un mimétisme qui troublera jusqu'aux proches de l'ancien président, et un magistral Javert dans "Les Misérables" de Robert Hossein (1982).  

Il ne se lassait pas de ses rôles, brodant et rebrodant son interprétation, la voix mesurée enflant soudain à la surprise du public, épaté de l'énergie qu'il gardait en dépit de l'âge.  Prolifique, souvent énigmatique et troublant, le comédien avait reçu de très nombreuses récompenses, notamment deux fois le César du meilleur acteur: en 2002 pour le film d'Anne Fontaine "Comment j'ai tué mon père", puis en 2006 pour "Le Promeneur du Champs-de-Mars".  Au théâtre, il avait décroché deux fois le Molière du meilleur comédien dont en 2005 pour "Le roi se meurt", qu'il jouait avec son épouse Juliette Carré, formidable reine Marguerite.  

Jouer était une nécessité intime plus qu'un plaisir. "C'est une angoisse affreuse", disait-il. "Mais c'est intéressant. Pour vivre quelque chose que l'on ne vivrait pas autrement. On ne risque rien, rien, sauf de se casser la figure".

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