Gaspard Ulliel dans "Juste la fin du monde" (Xavier Dolan, 2016) ©AFP - Sons of manual / Diaphana films / Collection ChristopheL
Gaspard Ulliel dans "Juste la fin du monde" (Xavier Dolan, 2016) ©AFP - Sons of manual / Diaphana films / Collection ChristopheL
Gaspard Ulliel dans "Juste la fin du monde" (Xavier Dolan, 2016) ©AFP - Sons of manual / Diaphana films / Collection ChristopheL
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Résumé

Ce matin, François Morel rend hommage à Gaspard Ulliel

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On se dit c’est injuste. On se dit c’est tellement triste. 37 ans, Gaspard, ce n’est pas du tout un âge pour mourir. 

Non. 37 ans n’est pas un âge pour mourir. 39 non plus ferait remarquer Boris Vian. Pas plus que 36 ans noteraient Gérard Philipe et Marylin. 33 ans encore moins, si je puis me permettre, ajouterait Jésus-Christ… 

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Et 24 ans ? interrogerait James Dean, 24 ans, vous trouvez que c’est un âge pour mourir? 

Non, on est d’accord avec vous, James, Jésus, Gérard, Boris, Marylin. Il n’y a pas d’âge pour mourir. D’ailleurs, il n’y a que des âges pour vivre.

Gaspard rejoint la communauté des étoiles filantes avec tous ceux-là. Et Kurt Kobain. Et Pascale Ogier. Et James Morrisson. Et Jimi Hendricks. Et Jean-Michel Basquiat. Et tant d’autres. Célèbres ou anonymes.

Parce qu’on a oublié ses prières, dans la tête on se récite un poème de Verlaine pour un autre Gaspard si différent puisque les femmes ne le trouvaient pas beau. « Oh vous tous ma peine est profonde, priez pour le pauvre Gaspard ».

Juste la fin du monde. Juste la fin du monde de Gaspard. On a lu des articles. On a vu des images. On a lu des hommages.

Des hommages attristés, consternés, mortifiés, sidérés, suffoqués, sincères.

Pour la première fois de sa vie, ce garçon discret qui ne faisait pas parler de lui entre deux films fait la une de journaux pour un évènement qui n’a rien à voir avec son métier.

Gaspard Ulliel, comme les quatre adolescents du lac de Chalain, vient d’entrer dans l’éternité.

Tant de tristesse qui rend tout dérisoire, le reste de l’actualité, les déclarations, les commentaires, les soubresauts du quotidien.

On se souvient des paroles de Jean-Louis Trintignant évoquant Marie. « Ne pleure pas de l’avoir perdue, mais réjouis-toi de l’avoir connue ».

On se dit, quand même, c’est injuste. On se dit c’est tellement triste. Et puis on se tait. Parce qu’il n’y a rien à dire.

Alors on écoute de la musique parce qu’il n’y a rien que la musique à la radio pour exprimer le silence…

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