Rencontre entre Xavier Bertrand et Emmanuel Macron le 19 novembre 2021
Rencontre entre Xavier Bertrand et Emmanuel Macron le 19 novembre 2021 ©AFP - Benoît Tessier
Rencontre entre Xavier Bertrand et Emmanuel Macron le 19 novembre 2021 ©AFP - Benoît Tessier
Rencontre entre Xavier Bertrand et Emmanuel Macron le 19 novembre 2021 ©AFP - Benoît Tessier
Publicité

Bonjour, cette chronique s’adresse au président Macron. Emmanuel Macron, huitième Président de la Ve République. Si par hasard, vous n’êtes pas le président Macron, ce qui peut arriver, vous n’êtes pas obligé d’écouter.

Si vous n'écoutez pas, profitez-en pour aller sur RTL, Laurent Gerra justement présente en ce moment toute une nouvelle série d’imitations en prise avec l’actualité : Roger Giquel, Raymond Souplex, Roger Lanzac, et Raymond Oliver dans sa fameuse émission Art et Magie de la Cuisine avec Catherine Langeais.

Président, j’ai un petit reproche à vous faire. 

Enfin, si je cherchais, je pourrais peut-être en trouver plusieurs mais mon temps de parole est limité, autant dire que je suis obligé de faire un tri. 

Publicité

Voilà. Attention, je ne dis pas que je sais mieux que tous les autres, ne le prenez pas mal, ne soyez pas susceptible, mais vous n’êtes quand même pas non plus exempt de toutes critiques. L’autre fois, au familistère de Guise dans l’Aisne, vous avez serré la main de Xavier Bertrand pendant deux minutes et trente secondes, deux minutes et trente secondes, quasiment le temps de ma chronique. Parfois ça semble court mais des fois on sent le temps passer. 

Non, objectivement, Président, deux minutes et trente secondes pour une poignée de mains, c’est trop. Ce que j’en dis, c’est pour vous. Dans quelques années, quand on se souviendra de votre présidence, on dira : « Vous savez, Macron, c’est le gars qui serrait la louche des gars sans jamais la lâcher. » 

C’est dommage. Je ne suis pas très fin psychologue mais j’ai quand même l’impression que vous auriez peut-être l’ambition de laisser une autre trace dans l’histoire.

Vous aviez déjà fait le coup de la poignée de mains interminable avec Trump, compétition de testostérone, concours de bites, c’était un peu puéril, mais on était en mai 2017 et la pandémie de coronavirus, on n’en avait encore jamais entendu parler. Mais là, c’est différent. Je sais bien que lorsqu’on est à l’Élysée, on est forcément un peu coupé des réalités quotidiennes de ses contemporains, mais quand même, quand vous lisez votre prompteur en faisant vos annonces, vous devez bien faire attention de temps en temps à ce que vous dites.  La prescription concernant les gestes barrières, c’est pour tout le monde, Président ! Regardez la page du Ministère de la Santé « Saluer sans serrer les mains et arrêter les embrassades », alors c’est bien vous n’avez pas fait de bisous mais vous avez serré sa main, comment voulez-vous qu’on tienne compte des recommandations de votre ministre Véran si non seulement vous ne respectez aucune distance mais vous leur tenez la paluche pendant deux minutes trente. Ce n’est pas comme ça que vous allez endiguer la cinquième vague.

Le Français moyen, faut se mettre à sa place de temps en temps, il aimerait mieux avoir des exemples que des injonctions.

Après tout, Président, ce que je vous dis n’est pas une injure mais demandez-vous de temps en temps si dans le fond, vous ne seriez pas un homme comme un autre. A propos, quand vous verrez votre premier ministre, testé positif, souhaitez-lui de loin un prompt rétablissement de ma part.

L'équipe

François Morel
François Morel
François Morel
Production
François Morel
François Morel
François Morel
Chronique