vidéo
France Inter
France Inter
Publicité
Résumé

Aujourd’hui, pour conclure la semaine, et donner un peu de hauteur à cette matinale, j’ai choisi de présenter un vaste tour d’horizon de la situation politique à un an de la présidentielle de 2022 mais également 40 années après la première élection de François Mitterrand à la Présidence de la République.

En savoir plus

Une chronique donc basée sur un terreau solide de politologie mais également dirigée vers des perspectives que je n’hésiterais pas à qualifier de futures.

Il semblerait donc, et je parle au conditionnel (car le conditionnel, ne vous déplaise monsieur Demorand, est un mode, c’est-à-dire une forme verbale exprimant une nuance d’action pour exprimer en l’occurrence un souhait, une hypothèse ou, comme son nom l’indique si justement, une action ou un fait soumis à une condition), il semblerait donc, et ce sont de nombreux commentateurs qui le soutiennent, que la gauche ne serait pas présente au second tour de la prochaine élection présidentielle. 

Publicité

C’est certifié par tout le monde. C’est acquis, plié, garanti, couru d’avance. Une façon de prévenir de manière très civique ce qu’on appelait jadis le peuple de gauche que ce n’est pas la peine de dépenser de l’énergie à faire campagne, (et Dieu sait que toutes les économies d’énergie sont bonnes à prendre en ce moment), puisque les jeux sont déjà faits.

Je pense en effet que les sondages, les expertises diverses d’opinion montrent suffisamment, et c’est un progrès colossal, que le plus raisonnable est de faire l’impasse sur une élection présidentielle quand elle est à ce point acquise.

Au peuple de gauche, souvent rempli si sympathiquement de valeurs humanistes, au peuple de gauche dont une grande partie reste sans doute fidèle au service public, permettez-moi d’offrir ces quelques mesures de l’hymne socialiste composé il y a plusieurs années par Mikis Theodorakis. Profitez-en, il n’encombrera pas les antennes dans les mois qui viennent. 

Donc, le débat se situerait désormais entre Macron et Le Pen. Plus exactement, car comptez sur moi pour affiner l’analyse, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Je le précise car je pense, et tant pis si je prends des risques en l’affirmant,( peut-être que dans un an Nicolas Demorand, car vous savez être cruel, me ressortirez-vous le bobino de ce matin pour contredire mes propos, mais je pense  que le risque d’une confrontation  entre Brigitte Macron et Jean-Marie Le Pen est quasiment nulle et que, de même, l’éventualité d’une compétition entre Josette Macron et Jean-Eliott Le Pen est à mes yeux invraisemblable puisque à ce jour et à ma connaissance, ni Josette Macron, ni Jean-Eliott Le Pen n’ont entamé une carrière dans la politique. 

J’ajouterais cependant que comme dit mon beau-frère qui a toute la compile à Brassens chantant Aragon, (compile assez sommaire puisqu’elle n’est composée que d’un titre) : « Rien n’est jamais acquis à l’homme et sitôt qu’il croit serrer son bonheur il le broie. »

Si d’ici la prochaine présidentielle, Macron reçoit des diamants d’un empereur centrafricain, si Le Pen est surprise en train de faire des avances à un garçon d’étage de couleur dans un hôtel de New-York, si en plus on découvre que Nathalie Artaud possède un compte en Suisse et que Dupont-Aignan est le meilleur ami de Yann Barthès, tous les paris resteront ouverts.

D’ici là, chacun est dans son starting-block. 

La vraie chance de la droite la plus bête du monde, c’est sans doute d’avoir face à elle la gauche la plus stupide de l’univers. 

Références

L'équipe

François Morel
François Morel
François Morel
Production
François Morel
François Morel
François Morel
Chronique