Le cockpit d'un avion ©Getty
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Résumé

Parmi les histoires qui m’ont fasciné ces dernières années, il y a les crashes de deux Boeing 737 Max, à cinq mois d’intervalle, en 2018 et 2019. C’est toujours terrifiant les accidents d’avion. Impossible de ne pas s’identifier aux passagers, de ne pas se demander s'ils ont compris ce qui se passait. Impossible de ne pas imaginer la panique des pilotes pendant les quelques minutes que ça a duré… Bref…

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Mais ce qui me fascine particulièrement dans ces deux accidents, ce sont les raisons, la même raison : un programme informatique. Evidemment, quand on est affublé d’une névrose numérique comme c’est mon cas, une telle raison soulève plein de questions sur notre cohabitation avec les programmes informatiques, sur l’interaction entre l’humain et la machine, sur notre capacité à accepter les bugs ou erreurs de conception.

Je suis persuadé que si on fouille un peu, si on entre dans le détail de ces deux histoires, on peut y voir la concentration tragique des problèmes que nous posent nos ordinateurs au quotidien. 

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C’est mon hypothèse.

Pour la valider (ou l’invalider), j’ai appelé une vieille connaissance.

L'invité

Gérard Berry, 72 ans, est un des plus grands informaticiens français. Polytechnicien, ingénieur des Mines, docteur en math, professeur honoraire au Collège de France, membre de l’Académie des sciences et aussi de l’Académie des technologies. Quand il s’agit de parler programmation, algorithme, sécurité des systèmes, c’est une référence. Mais il a une qualité supplémentaire. 

Avec l’entreprise qu’il a cofondé au début des années 2000 Estérel Technologies, il a développé des outils pour les programmes embarqués, dans les avions notamment. Il a même créé un langage de programmation propre à l’avionique. Lui, il aura des réponses à mes questions. Mais avant de discuter avec Gérard, il faut se replonger dans l’histoire de ces deux crashs.

Références

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