Sami Bouajila
Sami Bouajila ©Getty - Sylvain Lefevre
Sami Bouajila ©Getty - Sylvain Lefevre
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Sami Bouajila est invité pour la sortie du film “Carré Blanc” de Jean-Baptiste Leonetti. Au micro de François Busnel, l’acteur revisite sa carrière jalonnée de récompenses, raconte son travail d’acteur et dévoile son amour pour la nature.

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Acteur discret mais prolifique, Sami Bouajila se dévoile au micro de François Busnel. Habitué des films d’auteur, il confie son envie d’interpréter un personnage à la Jason Bourne dans un film d’action : “j’adorerais jouer un super-héros”.

Sami Bouajila, le travail de l’acteur sur "Carré Blanc" et "Omar m'a tuer"

Sami Bouajila raconte sa joie toujours intacte de recevoir un scénario : “ça donne du sens à ma vie”. Il aime jouer “un con” comme dans Carré Blanc de Jean-Baptiste Leonetti : “Je suis ravi quand on pense à moi pour jouer un salaud”. 

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L’essentiel du travail de l’acteur repose sur le scénario et le réalisateur. Avec un scénario tel que Carré Blanc, il estime ne prendre aucun risque : “S'il y a un bon cinéaste et un bon scénario, on n’a plus qu’à incarner.” 

Pourtant Sami Bouajila travaille ses rôles en profondeur. Il raconte sa difficulté à interpréter Omar Raddad dans le film Omar m’a tuer de Roschdy Zem. Un jour, il comprend comment incarner Omar Raddad : “Il fallait trouver son parler, sa voix, sa difficulté.”

Sami Bouajila, avancer malgré le racisme

Sami Bouajila raconte son aventure aux Etats-Unis sous la direction d’Edward Zwick  pour le film Couvre-feu en 1998_._ Quand François Busnel lui demande pourquoi il n’est pas resté aux Etats-Unis, l’acteur répond qu’il ne voulait pas se battre une nouvelle fois contre le racisme.

Le comédien raconte la difficulté à comprendre ce qui freine les producteurs et la lente prise de conscience du racisme qui ralentit sa carrière : “Je n’ai jamais dit que j’étais acteur arabe”. Il rend hommage au cinéma d’auteur qui lui a donné sa chance : “Roshdy, moi et d’autres, on est là grâce au cinéma d’auteur.” 

Dans son combat contre le racisme, le film Indigènes a une place à part. Dans l'entretien, la voix de Sami Bouajila se casse alors sous le coup de l’émotion : “ce film arrive au bon moment parce que c’était une réelle nécessité”. Il raconte l’émotion ressentie quand tous les acteurs ont chanté Les Africains sur la scène du Palais des festival_s_ après avoir reçu le Prix d’interprétation masculine collective à Cannes.

Sami Bouajila, l’appel de la montagne 

Dans la vie de Sami Bouajila, il y a un moment charnière. Adolescent, il veut devenir garde-forestier. Au concours d’entrée d’un lycée agricole, il ne répond pas à la question “À quoi servent les feuilles ?” et rend copie blanche. C’est dans ces moments-là que se jouent des destins.  

Il s’éloigne de sa montagne natale pour mener sa carrière d’acteur. Pourtant, entrer en communication avec la nature reste son plus grand désir. Il a beaucoup pratiqué la randonnée et son modèle n’est pas une star de cinéma, mais un bucheron qui lui a fait découvrir la montagne : "c’était Jeremiah Johnson”.

Aujourd’hui Sami Bouajila est retourné sur sa terre natale de Saint-Martin-d’Uriage. Cette vie de montagne lui permet de garder les pieds sur terre : “Chez moi, ça n’a rien à voir avec le show-business”. Mais c’est l’acteur en lui qui parle lorsqu’il confie : “J’aimerais laisser une trace qui fait rêver.”  

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