Le Palais des Papes d'Avignon qui accueille dans sa cour d'honneur chaque année les pièces du festival. ©Radio France - Claire-Sophie Caulay
Le Palais des Papes d'Avignon qui accueille dans sa cour d'honneur chaque année les pièces du festival. ©Radio France - Claire-Sophie Caulay
Le Palais des Papes d'Avignon qui accueille dans sa cour d'honneur chaque année les pièces du festival. ©Radio France - Claire-Sophie Caulay
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Résumé

Le théâtre renoue avec l’esprit de fête depuis hier à Avignon. Mais il n’échappe pourtant pas aux inquiétudes d’après la crise sanitaire, alors que le public n’a pas totalement repris le chemin des salles et que les créations de ces deux dernières années cherchent leurs diffuseurs.

En savoir plus

En direct du Festival d'Avignon

Le 76ème festival d'Avignon s'est donc ouvert hier soir avec à l'Opéra, Iphigénie, pièce de Thiago Rodriguez le futur patron du festival et dans la Cour d'Honneur du Palais des Papes avec Le Moine Noir de Tchekov, mis en scène par le russe Kiril Serebrennikov.
L'an dernier, après les grandes vagues de Covid et l'annulation de l'édition 2020, le Festival souffrait encore : un tiers des spectacles et un quart de spectateurs en moins par rapport à l'avant crise.

Comment se présente le cru 2022 ? Séduira-t-il les spectateurs qui ne sont pas encore tous de retour dans les salles  ?

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Réponses en reportages et avec les invités autour de la table, en direct de l'école des Ortolans à Avignon.

Entretien d'Olivier Py au sujet de son dernier festival d'Avignon en tant que directeur

6 min

Olivier Py invité du 13-14 pour son dernier festival en tant que directeur
Olivier Py invité du 13-14 pour son dernier festival en tant que directeur
© Radio France - Sara Ghibaudo

Les invités :

  • Olivier Py, directeur du festival d'Avignon pour la dernière année
  • Harold David, co-président Avignon Festival et Compagnies qui gère le festival Off
  • Courtney Geraghty, directrice du théâtre de la Croix-Rousse à Lyon
  • Olivier Schmitt conseiller artistique des théâtres de La Scala
  • Simon Falguières, auteur et metteur en scène du "Nid de Cendres"
  • Pia Lagrange, comédienne du "Nid de Cendres"

Les reportages de Stéphane Capron :

  • Les spectateurs de retour au Festival d'Avignon. L'an dernier, après les grandes vagues de Covid et l'annulation de l'édition 2020, le Festival souffrait encore du manque de public.
  • La parade d'ouverture et la place des jeunes compagnies dans le Off.

Entretiens : des artistes en exil et en résistance

  • Kirill Serebrennikov et "Le Moine noir"

Kiril Serebrennikov était à Cannes en mai, Avignon maintenant. Il met en scène "Le moine noir", une nouvelle peu connue de Tchekov. Dans sa mise en scène, le dissident russe laisse une large place à la vidéo, à la musique, pour servir spectacle à la fois, en Allemand, en Anglais, en Russe
Le Moine noir est l'histoire d'un écrivain exalté qui place son art, et la liberté qui va avec, au-dessus de tout. Il sombre dans la folie, se réfugie chez un ami à la campagne. Et dans le jardin, lui apparait un moine noir, image de la démence qui s'empare de lui.

Kirill Serebrennikov a quitté son théâtre de Moscou au printemps dernier. Le centre Gogol qu'il dirigeait vient d'être repris en main par le pouvoir. Il vit désormais à Berlin et connait une année particulièrement active, en plus de ses engagements à Cannes et aujourd'hui à Avignon, il prépare une mise en scène pour l'Opéra de Paris, un autre film sur l'écrivain Limonov... Tee-shirts, casquette, lunettes noir, visage dur qu'éclaire parfois un petit sourire ironique, il nous a reçu ici, hier, dans un bureau du cloitre Saint-Louis.

Entretien de Kirill Serebrennikov à propos de sa pièce le Moine Noir

6 min

  • Kubra Khademi, artiste afghane qui a signé l'affiche de cette 76ème édition

6 femmes nues, qui semblent garder les clés du palais des papes... Kubra Khademi peintre, dessinatrice, performeuse est née à Kaboul. Elle vit en France, mais elle rentre d'une résidence aux Etats-Unis. Derrière le sourire, il y a une femme de caractère qui en veut aux Américains pour le retour des Talibans et aux occidentaux pour les armes qu'ils ont laissés trainer dans son pays.

"It's so fucked up" répète-t-elle, "c'est du foutage de gueule"... Elle ne présente pas de pièce ici à Avignon, mais une exposition à la collection Lambert. On retrouve ces deux thèmes, à travers, dessins, peintures, vidéos.  les armes, les corps de femmes. 
Kubra Khademi, exposition First but nos last time in America à la collection Lambert à Avignon.

Entretien de l'artiste Afghane Kubra Khademi

2 min

Références

L'équipe

Bruno Duvic
Bruno Duvic
Bruno Duvic
Production
Sara Ghibaudo
Collaboration
Claire-Sophie Caulay
Collaboration