Les joueurs de l'équipe nationale de foot iranienne comme Sardar Azmoun ont porté une parka noire sur leur maillot lors des hymnes contre le Sénégal.
Les joueurs de l'équipe nationale de foot iranienne comme Sardar Azmoun ont porté une parka noire sur leur maillot lors des hymnes contre le Sénégal. ©AFP - JAKUB SUKUP
Les joueurs de l'équipe nationale de foot iranienne comme Sardar Azmoun ont porté une parka noire sur leur maillot lors des hymnes contre le Sénégal. ©AFP - JAKUB SUKUP
Les joueurs de l'équipe nationale de foot iranienne comme Sardar Azmoun ont porté une parka noire sur leur maillot lors des hymnes contre le Sénégal. ©AFP - JAKUB SUKUP
Publicité

Les actions des footballeurs de la sélection nationale d'Iran se multiplient pour soutenir les manifestations qui se déroulent depuis trois semaines dans le pays. Un soutien de taille, même silencieux, car le football a une grande place dans le pays.

Tous les milieux au sein de la société iranienne se mettent à défendre les manifestants et notamment les femmes. Même les footballeurs ont pris position à leur manière en faveur du mouvement de révolte, exprimant leur mécontentement face à la répression du régime iranien. Après trois semaines de manifestations, l'acte des sportifs est plus que symbolique, quand on connaît l'importance du football en Iran. Ecoutez le reportage de Fanny Lechevestrier, journaliste à la direction des Sports de Radio France.

Brassards et parkas noirs

Et pour protester, les footballeurs utilisent des images fortes : la semaine dernière, ils ont revêtu des parkas noires pour cacher le maillot de la sélection nationale lors des hymnes avant Sénégal/Iran, en Autriche. Un joueur s'est également rasé la tête. D'autres encore arborent un brassard noir depuis le week-end dernier comme à Feyenoord, Porto ou en Belgique. La prise de position des footballeurs se fait en silence mais leurs gestes sont loin d'être anodins, explique Bandad Mirzahi, lui qui a longtemps accompagné ces joueurs. Il est ancien directeur des opération de l'équipe de football d'Iran. "On ne peut pas demander plus, cela peut avoir des conséquences pour ces gamins-là, explique-t-il. En France on dit que Mbappé, ou autre ont pris des positions, mais quel est ml'impacte pour leur vie privée, quasiment aucune, le pire cela peut-être des insultes. Mais leur vie ne peut pas être en danger".

Publicité

"Leurs mots peuvent avoir un poids dans la société"

Là, le danger est réel, leur prise de position est risquée, surtout, souligne Bandad Mirzahi, dans un pays où le football est sacré. "C'est un vrai lien avec le peuple, estime-t-il. Si vous suivez sur les réseaux sociaux les joueurs de l'équipe nationale, beaucoup sont plus suivis que des joueurs de l'équipe de France ou des stars. Et je pense que les footballeurs ont vraiment un poids et leurs mots peuvent avoir un poids dans la société".

Avec en ligne de mire, dans moins de deux mois, la Coupe du monde au Qatar et un match qui sera scruté dans le monde entier, un certain Iran/Etats-Unis. Impossible de savoir si les joueurs de la Team Melli auront la liberté de s'exprimer à nouveau, même en silence.